Extrait de cet article : post publié sur Motorsport.com
Cette fois, c’est la bonne. Après une année entière gâchée par des blessures, après un premier test hivernal manqué pour cause de convalescence en raison d’opérations liées à ces mêmes blessures, Jorge Martín a enfin pu tester son Aprilia dans de bonnes conditions ce samedi à Buriram.
L’Espagnol avait certes pu faire son retour à Valence, mais il était encore diminué physiquement, au point d’avoir programmé son abandon en course. Un hiver et une greffe osseuse à la clavicule plus tard, il n’est pas encore dans une forme optimale mais il n’est plus gêné par les blessures, même si poignet gauche, opéré cet hiver, lui a donné des sensations un peu inhabituelles.
“Je me sens bien”, a déclaré Martín, interrogé par le site officiel du MotoGP. “C’était une journée pour comprendre comment mon corps allait réagir et c’était bien mieux que ce à quoi je m’attendais. La main va très bien, l’épaule aussi. Je sens de la force, je sens que je peux attaquer. Je dois encore m’adapter un peu à la moto, j’ai un peu plus de mal dans les relais longs, mais la vitesse est là donc je suis assez content de ne pas avoir oublié comment piloter une MotoGP !”
“Pour la main, au début, en revenant sur une MotoGP, c’est un peu agressif, donc les premiers tours ont été un peu durs”, a reconnu Martín ce samedi face à la presse, dont Motorsport.com. “Mais après, pendant la journée c’était beaucoup mieux et l’épaule a été été parfaite toute la journée. Je dois être calme parce qu’il y a une autre journée demain et que je ne veux pas être détruit, mais je me sens beaucoup mieux qu’à Valence, par exemple, donc c’est bon signe.”

Jorge Martín a retrouvé son Aprilia ce samedi en Thaïlande.
Photo de: Steve Wobser / Getty Images
Martín n’est en tout cas plus perturbé par son épaule, encore diminuée à Valence l’an passé : “Je pense [que l’épaule] est guérie à 100%.Je ne suis pas à 100% physiquement. Je dois prendre du muscle et la meilleure façon de le faire, c’est en pilotant une moto. Je ne veux pas en faire trop mais demain, il faudra que je roule plus parce qu’il est important de retrouver la forme.”
En plus d’une condition physique encourageante, le Madrilène peut s’appuyer sur des sensations en progrès sur son Aprilia. Lorsqu’il a pu être présent en 2025, Martín n’a jamais eu le temps de véritablement s’adapter à sa moto. Un cap a été franchi ce samedi
“Aujourd’hui, c’était peut-être le premier jour où c’était ‘ma’ moto. On a un peu modifié ma position sur la moto, pour déplacer un peu le poids, et je me suis senti très bien immédiatement. On va conserver cette position.”
Je n’ai pas à surpiloter.
Aprilia a opportunément adapté le programme de Martín, en lui ménageant du temps pour cette adaptation avant qu’il entre dans un travail plus technique : “Ce qui est bien, ce que je n’ai pas eu beaucoup de choses à tester, c’était assez calme à cet égard. J’ai juste roulé comme si je préparais un week-end de course. Maintenant, je vais tester des nouveautés parce que je dois aider Marco [Bezzecchi] à développer un peu la moto, mais je suis content de la façon dont tout s’est passé.”
“Aprilia prend la décision pour moi”, a-t-il précisé. “Ils ont juste dit ‘C’est la moto avec laquelle tu vas commencer’ et ça m’allait plutôt. Ils veulent que je sois aussi rapide que possible donc s’ils m’ont dit ça, c’est qu’ils le veulent. C’est la bonne décision donc je fais confiance à l’usine.”

Jorge Martín suit le programme dicté par Aprilia à Buriram.
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
Cette approche à permis à Jorge Martín de vite figurer parmi les leaders et même de signer le deuxième temps de la matinée : “Je me suis immédiatement senti bien. La moto fonctionne bien.”
“C’est sympa parce que cette piste était dure pour nous avant. Me concernant, j’ai toujours été raide ici, j’ai toujours été performant, donc j’ai un peu gardé mon rythme sur cette piste. Mais je me sens bien. Ils ont fait un excellent travail en Malaisie, et pendant l’hiver. Je suis très heureux que tout vienne assez naturellement. Je n’ai pas à surpiloter, contrairement à avant, donc c’est très bien.”
Martín tempère néanmoins la portée des chronos réalisés en début de test, conscient du travail restant à accomplir pour figurer dans les positions de tête lors du Grand Prix, dans une semaine : “Je n’étais pas si rapide. On est encore à une seconde du rythme. Je dois encore progresser, j’ai encore de la marge. J’essaie de travailler sur l’électronique et certaines choses auxquelles on doit se préparer. Je sens qu’on a encore une marge de progrès.”
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| Lire l'article complet - Auteur de l'article : Vincent Lalanne-Sicaud |

