Extrait de cet article : post publié sur Motorsport.com
Les signaux restent très positifs pour Ducati, qui a signé un triplé et placé cinq pilotes dans le top 10 ce samedi au test de Buriram, mais à une semaine du lancement de la saison, la configuration de la moto n’est pas encore totalement définie. Si certains choix aérodynamiques ont dû être faits après les essais de Sepang, en raison du manque de temps entre le test et la course organisés en Thaïlande, les pilotes hésitent encore entre différentes versions du carénage.
“Aujourd’hui, nous ne sommes pas prêts à décider quel assemblage nous aller utiliser pour le carénage”, a reconnu Mauro Grassili, le directeur sportif de Ducati Corse, au micro du site officiel du championnat. Concrètement, les pilotes doivent trancher entre plusieurs versions utilisées depuis 2024.
“Pour le moment, on est entre 2024 et 2025”, a expliqué Marc Márquez. “Demain, on va finir d’en discuter. Pour le moment, on travaille avec [l’aéro] 2024 et 2025, celle avec laquelle j’ai le plus couru l’année dernière et celle avec laquelle les autres pilotes ont couru. On verra, on essaye de bien comprendre laquelle est mieux pour toutes les pistes.”
De l’autre côté du garage, Pecco Bagnaia est un peu plus indécis. L’Italien avait encore “quelques doutes” après les essais en Malaisie et il a continué les comparatifs ce samedi, entre la version 2024, qui a le plus d’ailettes, et la spécification la plus récente. Il n’est toujours pas certain de sa préférence.
“On a bien travaillé et on a bouclé beaucoup de tours avec un nouveau carénage, puis on est repassés à l’ancien, puis j’ai fait la simulation de sprint avec le nouveau…”, a détaillé Bagnaia. “On essaie d’avoir le maximum de données possible et je pense qu’on a assez bien travaillé. Il faudra attendre demain pour tirer des conclusions.”

Pecco Bagnaia continue à tester différentes configurations sur sa Ducati.
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
“Je pense que le 2024 a une bonne base, il fonctionne bien [mais] le 2026 nous apporte plus de vitesse”, a-t-il résumé. “C’est toujours important de trouver un bon équilibre mais il faut faire l’homologation après demain. On va attendre et j’espère que ce sera plus clair demain.”
Álex Márquez, qui a obtenu le statut de pilote d’usine cette année et contribue ainsi au travail de développement, a confirmé l’avantage de performance apporté par le carénage 2026… sauf qu’il est extrêmement limité. “Oui, oui, mais de 2 km/h”, a relevé le pilote Gresini. “Il faut plus que 2 km/h [de différence] pour dépasser.”
“Ça n’est pas facile. Je me suis retrouvé derrière des Aprilia et aussi des Honda, et elles sont assez similaires donc ça ne va pas être facile de dépasser.”
Le concernant, Álex Márquez a de toute façon fait son choix. à Sepang, il a préféré rouler avec le carénage 2024, celui avec lequel il a ses repères puisqu’il disposait de la Ducati GP24 la saison passée : “J’avais déjà décidé en Malaisie. Pour moi, il n’y avait pas le choix de faire des essais ici en raison de la quantité de pièces, etc, donc j’ai décidé de garder le même aéro que l’an dernier.”
“Je le connais, ça ne modifie pas nos réglages de base, et c’est mieux [d’utiliser une] aéro que l’on connaît, avec laquelle on connaît la limite, au lieu de la nouvelle à laquelle il faut un peu s’adapter.”

Álex Márquez veut garder la configuration aéro 2024 sur la Ducati.
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
Fabio Di Giannantonio, le dernier à disposer d’une moto d’usine, doit de son côté encore se décider. “Le but est de tout assembler pour obtenir le meilleur package possible”, a expliqué le natif de Rome. “On va encore essayer le nouvel aéro demain, on verra si on peut l’utiliser pour la première course.”
Des changements sur le variateur de hauteur
Ducati travaille aussi sur des ajustements à son holeshot device, avec des progrès à l’accélération. “On travaille avec différents réglages sur le variateur de hauteur arrière”, a expliqué Marc Márquez. “C’est surtout en sortie de virage qu’on peut gagner beaucoup. C’est difficile parce qu’il faut qu’on trouve les bons réglages, mais on utilise déjà la nouvelle solution dans certains virages.”
Pecco Bagnaia sent des progrès au freinage, la phase qui lui posait des difficultés en 2025. “Je pense qu’il fonctionne bien et il aide à mieux freiner”, a-t-il souligné.
Bagnaia n’a pas révélé la nature de ce changement, mais a précisé qu’i était impossible d’abaisser encore plus la moto : “On ne pas l’abaisser plus parce que le carénage frotte sur le sol, et la partie derrière de la moto aussi. Il faut garder de la marge. Il y a des différences mais ce n’est pas au niveau de la hauteur.”
Avec Léna Buffa
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| Lire l'article complet - Auteur de l'article : Vincent Lalanne-Sicaud |

