Nom de l’auteur/autrice :Vincent Lalanne-Sicaud

Moto GP

Martín explique sa greffe osseuse : “Je ne pouvais plus soulever un verre”

Après une année 2025 cauchemardesque, marquée par des blessures à répétition, Jorge Martín espérait vivre une saison 2026 plus calme. Deux opérations pratiquées en décembre, sur le scaphoïde de la main gauche et la clavicule droite, pour remédier aux séquelles de ses blessures, en ont décidé autrement et l’ont contraint à manquer le test de Sepang. Une situation que le champion du monde 2024 du MotoGP aborde avec une certaine sérénité.
Alors qu’il avait pu faire on retour au GP de Valence, Martín a révélé avoir dans la foulée subi une greffe osseuse pour sa clavicule, avec un prélèvement à la hanche, qui rappelle ce que Marc Márquez avait connu pour son bras gauche. Présent en spectateur en Malaisie, le Madrilène a surtout affiché sa certitude quant à sa capacité à vite retrouver sa condition.
“Certains médecins pensaient à faire l’opération dans la première semaine de 2026 et j’ai dit ‘Impossible, il faute faire en 2025, je veux fermer ce chapitre’ parce que c’était un cauchemar”, a-t-il confié au site officiel du MotoGP. “Je vois enfin la lumière, que je vais pouvoir être à 100%. Je n’y suis pas encore mais je vais y arriver.”
Signe de son calme, Martín a accepté la situation, pour ne plus brûler les étapes et retrouver son meilleur niveau : “Je pense que si j’étais la personne de 2025, je serais sur la moto. Maintenant, j’ai compris qu’il est nécessaire de laisser au corps le temps de récupérer, de respecter le timing que disent les médecins, parce qu’on est tout le temps dans le rush et qu’on veut revenir très vite.”
Face à la presse internationale, dont Motorsport.com, Martín a ensuite donné des détails sur l’évolution de sa condition physique.
Commet te sens-tu ?
L’hiver a été dur, mais au final, je suis content de ma condition physique. Il était très important pour moi de me rétablir enfin et maintenant, je suis en train de retrouver mon meilleur niveau. L’année dernière, je n’ai jamais roulé en étant à 100%, de toute la saison, à part peut-être les six ou sept tours que j’ai faits ici en Malaisie, mais à partir de là, le cauchemar a commencé, avec une succession de blessures. J’ai toujours eu des douleurs à la main, puis à la clavicule.
Il semblait que ma main se remettait, mais après Valence, j’ai réalisé que non, et puis la clavicule aussi. J’ai couru à Valence en pensant que j’étais guéri et quelques jours plus tard, je ne pouvais plus soulever un verre dans un placard, donc j’ai voulu un autre avis, j’ai changé de médecins et ils m’ont dit que la situation était différente. C’est là qu’est intervenue la question de la greffe de la hanche, mais d’après les examens que j’ai passés, tout va bien, tout se remet très bien, mais j’aurai une clavicule plus solide que n’importe qui d’autre car on dirait que j’ai deux clavicules, mais j’espère qu’elle tiendra bien le coup.
Comment l’opération a-t-elle été planifiée ?
Je me suis fait opéré dès que possible. Il y a eu quelques journées de doute, c’était très dur de subir encore deux opérations après tout ce que j’avais vécu. Mais j’ai décidé que c’était la meilleure chose pour mon avenir et pour être enfin à 100%, parce que je pense qu’en 2025, je n’ai jamais été à 100%, de toute la saison. C’est dommage mais ce chapitre est clos. Je suis sur le chemin pour être à 100%.

Jorge Martín doit encore attendre avant de piloter l’Aprilia.
Photo de: Aprilia Racing

Comptes-tu participer au test de Buriram ?
C’est l’objectif, être au test de Buriram. C’était un peu limite pour être ici mais finalement, le médecin a dit d’attendre. Je passerai un nouvel examen lundi et si tout va bien, je commencerai à piloter une moto en Espagne avant de me rendre au test en Thaïlande. Le but est d’être au test en Thaïlande pour avoir des sensations avec la nouvelle Aprilia. Sinon, ce sera un peu comme la saison dernière.
Pourquoi es-tu venu à Sepang ?
Je pense que c’est vraiment important. Massimo [Rivola, patron d’Aprilia Racing] a poussé pour ça. J’étais aussi à la présentation, au shooting, c’est important. Pour moi, c’est vraiment nécessaire d’entrer dans l’état d’esprit de la course, pour être ici avec mon équipe, pour comprendre ce qu’ils testent, ce qui est mieux, ce qui est moins bon… Je vais me rendre au test en Thaïlande, j’ai déjà dit que c’était l’objectif, j’aurai une idée de ce que je dois tester.
Quelle partie de ton corps suscite la plus grosse inquiétude, le poignet ou l’épaule ?
C’est peut-être un peu plus lent sur le poignet. J’ai fait l’opération en premier, deux semaines avant la clavicule. Au niveau de la clavicule, c’est fantastique, la force revient donc je me sens bien. Et à la main, c’est consolidé à 100% maintenant. Le problème, c’est que je dois encore gagner un peu de force et de mobilité. Mais je pense que je serai rapidement à 100%, donc je suis calme à ce sujet.

Ils ont pris un os d’une autre partie du corps pour que ça guérisse, donc maintenant la plaque est plus grosse, il y a plus de vis, c’est impossible que ça bouge. Le processus de convalescence a été nettement meilleur.

Pourquoi ne pas avoir évoqué la situation lors de la présentation d’Aprilia ?
On ne savait pas si je serais en mesure d’être ci. On ne voulait pas mettre l’accent sur la blessure. Après six [opérations] en 2025, je voulais être au calme chez moi, même si j’étais en convalescence. Il n’y avait pas beaucoup de gens qui m’appelaient. On a attendu le dernier moment pour décider si j’allais rouler ou pas. Finalement, ça n’a pas été le cas, donc c’est pour ça qu’on ne l’a pas dit avant la semaine dernière.
Comment es-tu certain que la consolidation des os est bonne cette fois ?
J’en suis certain parce qu’ils ont pris un os d’une autre partie du corps pour que ça guérisse, donc maintenant la plaque est plus grosse, il y a plus de vis, c’est impossible que ça bouge. Le processus de convalescence a été nettement meilleur. La fois précédente où j’avais été opéré, deux jours après je bougeais, et cette fois j’ai passé quatre semaines sans bouger, donc je suis certain que c’est guéri maintenant. Le timing de la convalescence a été beaucoup plus “normal”, disons.

Le retour au sommet de Marc Márquez est un exemple pour Jorge Martín.
Photo de: Ducati Corse

Comment as-tu fais pour gérer autant de blessures sur le plan mental ?
Pour moi, il n’y a pas d’autre option que continuer à me battre et continuer à faire ce que je peux pour retrouver la victoire. Je ferai tout mon possible, jusqu’à ne plus avoir de possibilités. Pour moi, c’est facile d’être opéré et de continuer à travailler sur mon processus.
As-tu trouvé une motivation en voyant l’exemple de Marc Márquez, qui est revenu après avoir souffert plusieurs années ?
Bien sûr, je ne veux pas me comparer à qui que ce soit, mais après l’exemple de Marc, qui a souffert pendant deux ou trois ans et qui a fini par réussir, je me suis dit que ça ne faisait qu’un an pour moi. J’espère ne pas avoir à continuer à me battre comme ça, mais je sais que je le ferai, parce qu’au final, je suis né pour ça, pour faire de la moto, et c’est ce que je ferai.
Te sens-tu mieux maintenant qu’en 2025 ?
Je me sens peut-être mieux maintenant. J’ai beaucoup plus d’expérience. Je sais que je vais enfin guérir. L’an dernier j’allais bien, mais j’ai fait toute la saison en étant peut-être à 80%, avec des douleurs, sans être à l’aise dans mon corps. Je sais que dans deux, trois ou cinq semaines, je serai à 100%, donc je suis convaincu et j’ai confiance en moi pour me battre avec les leaders quand je serai prêt physiquement.
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La Honda progresse, pas Zarco : “Je ne suis pas encore dans ma zone”

Johann Zarco est arrivé en Malaisie avec un objectif clair : entamer l’année du bon pied, après avoir porté Honda début 2025 puis souffert sur une moto qui était pourtant en progrès net. Le Français affichait donc sa volonté d’établir une base de réglages lui permettant de briller sur l’intégralité de la campagne 2026.
“Pendant ces trois jours, l’objectif personnel avec l’équipe sera d’avoir une très bonne base, pour qu’on puisse ensuite très bien débuter la saison”, annonçait Zarco à son arrivée à Sepang. “On l’a fait l’an dernier, avec une moto différente, puis on s’est perdus pendant l’année. On a trouvé une nouvelle base uniquement dans les trois derniers GP.”
“On sait à quel point il est important de comprendre la base pour ensuite pouvoir jouer et réagir très vite. Plus que du développement, ces trois jours [doivent permettre] d’avoir des outils pour réagir vite après l’erreur que l’on a faite l’an dernier. Je pense que ce sera le principal travail pour les trois jours.” 
Fin 2025, Zarco a difficilement trouvé ses marques sur la Honda dotée des évolutions, apparues sur une seule de ses deux machines pendant plusieurs week-ends, ce qui ne facilitait pas la transition : “Il me faut un peu de temps pour m’adapter. L’an dernier, on a eu beaucoup de mal. Même si j’avais la nouvelle base, je n’avais pas deux motos identiques dans le garage et je devais travailler avec les deux motos pendant le week-end.”

Johann Zarco peine à retrouver de bonnes sensations sur la Honda.
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

“Le week-end passe très vite et c’est pour ça que cela créé une grosse confusion : quand on doit toujours se plonger dans le stress de se qualifier dans le top 10, on n’est pas toujours vraiment ouvert à travailler et à recevoir l’information nécessaire.”
“Il y a eu de la confusion l’an dernier mais on ne veut plus ça être perdus comme je l’ai été dans la deuxième partie de la saison. Il y a l’aspect technique sur les pièces et l’organisation, c’est une chose que je ne contrôle pas, mais que l’on peut mieux anticiper avec Honda. Et il y a l’autre partie, où on travaille mal en étant frustré et stressé.”
“Il faut juste retenir cette leçon de philosophie de l’an dernier, parce que c’est la troisième année avec la même équipe, on est très heureux de continuer ensemble. C’est rare que je puisse faire ce travail à long terme avec une équipe et une marque. On croit que les choses peuvent bien se passer. On a toujours une pensée positive, ce qui est normal, mais on a les éléments entre nos mains pour avoir une pensée positive.” 
Des sensations encore absentes à Sepang
Mais après l’entame du test de Sepang, Johann Zarco n’a pas encore trouvé l’harmonie qu’il visait avec sa machine. Tout en voyant la Honda continuer à progresser, le vainqueur du GP de France 2025 a encore eu du mal à en tirer le meilleur, en se contentant de suivre le programme d’essais qui avait été établi.
“Vraiment, la moto, on sent qu’elle est bonne, elle est compétitive”, a confié Zarco à sa descente de la Honda ce mardi. “Dès qu’on a un pneu neuf, les chronos sont plus que corrects. [Luca] Marini et [Joan] Mir sont allés très vite.”
“Moi, je suis un peu en retrait, mais ça reste quand même très acceptable. Donc, content pour ça. Ça confirme les commentaires du shakedown d’Aleix [Espargaró], qui était super content. Moi, je ne suis pas encore aussi content parce que, sur cette journée, je n’étais pas très à l’aise sur la moto. On avait un plan de travail qui ne m’a pas permis d’aller trouver ce confort sur la moto pour vraiment prendre du plaisir, donc, je suis resté dans cette zone où je n’étais pas très à l’aise sur la moto.”

Johann Zarco a testé des nouveautés pour Honda.
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

“Mais on a testé tout ce qu’on devait tester, faire un peu le travail pour Honda, pour l’équipe, pour faire le tri sur des pièces. Et à partir de demain, je pense que j’aurai un peu plus de temps pour essayer de prendre les sensations que j’aimerais pour exploiter au mieux cette nouvelle moto qui fonctionne déjà bien.”
“Aujourd’hui, il fallait surtout essayer des choses pour l’équipe et pour Honda parce qu’ils peuvent être très précis dans leurs analyses”, a expliqué Zarco. “Il fallait prendre les informations, même si pour moi rien ne fonctionnait suffisamment bien pour m’aider à apprécier chaque tour.”
“Juste en montant sur la moto, les chronos sont meilleurs qu’avant et les choses arrivent plus facilement. La moto a beaucoup progressé et c’est très plaisant à voir et à ressentir.”
Honda n’a qu’une moto pour Zarco à Sepang
Et comme fin 2025, Zarco se trouve en plus dans une situation assez précaire puisque Honda n’a pu préparer qu’une seule machine pour lui cette semaine, ce dont il est prêt à s’accommoder.
“Tant que je ne tombe pas, une moto suffit ! En ayant deux motos, on peut plus jouer sur les réglages, les réglages de suspension, juste changer les pneus et passer sur une autre moto. Ça peut être plus simple pour tester des choses et améliorer les sensations, ce qu’on n’a pas pu faire aujourd’hui.”

Je suis toujours le genre de gars qui doute, mais à un certain niveau, on ne peut pas douter de soi.

Zarco a détaillé comment ce manque de sensations se caractérise, et surtout comment il peut lui faire perdre le fil : “L’an dernier, en début de saison, on avait pu trouver cet équilibre pour une moto que je connais : les sensations sont bonnes et quand je donne un commentaire, l’équipe comprend, et quand l’équipe modifie leur moto, ça fonctionne.”
“Et ça, ça a fonctionné jusqu’à Aragón. Parce qu’en Aragón, on a commencé à voir des nouvelles choses sur la moto, et on a perdu ce flow. Et là, on veut faire attention sur les 22 courses qui arrivent cette année. Le but, c’est de trouver ce flow et ensuite de ne pas le perdre.”

Johann Zarco n’a qu’une seule Honda à disposition à Sepang.
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

“C’est juste qu’avec le temps, je peux m’adapter à beaucoup de choses, et parfois j’oublie d’être précis et de trouver le bon équilibre”, a détaillé Zarco. “Je suis toujours le genre de gars qui doute, mais à un certain niveau, on ne peut pas douter de soi, il faut travailler avec son équipe pour faire fonctionner les choses avec son style.”
Johann Zarco espère ainsi avoir le temps de travailler avec l’équipe LCR sur ses sensations et son pilotage cette semaine à Sepang : “On va essayer de prendre ce temps pour nous, je dirais, le technicien et moi. On a besoin que cette compréhension commune marche de nouveau, parce que quand on a ça, on peut s’adapter à chaque piste, chaque condition, et sur 22 courses, ça peut faire une grosse différence au championnat.”
Zarco juge essentiel de vite trouver cet équilibre, surtout parce que la Honda ne va pas autant évoluer que l’an passé puisque le constructeur va vite basculer l’essentiel de ses ressources sur le règlement 2027 : “La moto, […] elle ne devrait pas changer cette année. C’est une chance pour être plus régulier sur l’année 2026.”
“Mais voilà, là, on sait que c’est tellement fin, une moto de course, qu’il faut pouvoir trouver ces petits réglages qui font que les pilotes se sentent bien, parce qu’on a des styles différents. Et là, moi, là-dessus, je ne suis pas encore dans ma zone.”
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Quartararo et la Yamaha V4 : “Il n’y a pas grand-chose de mieux”

Le chemin reste long pour Yamaha avec le V4. Et même très long à en croire Fabio Quartararo. La semaine d’essais du Français est déjà terminée à Sepang, une blessure à un doigt après une chute le poussant à la prudence, mais il a déjà pu se faire une idée de la version 2026 de sa moto, dont l’architecture moteur change, le quatre cylindres en ligne cédant sa place à un V4.
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Quartararo pu rouler durant une journée et demie, vendredi et samedi, lors du Shakedown Test, avant de retrouver la piste ce mardi. Et pour lui, Yamaha reste nettement distancé par les autres constructeurs.
“Je ne peux pas dire que je suis confiant parce qu’on voit à quel point en souffre”, a expliqué Quartararo ce mardi. “On voit que nos chronos ne sont pas très bons. La seule chose que je peux faire, c’est faire de mon mieux, essayer de piloter à mon maximum. Quelle que soit la position, essayer de faire de mon mieux.”
Le pilote Yamaha est déjà inquiet de l’écart avec les autres constructeurs : “On voit leur vitesse, dès le premier jour. En un jour, on a vu que les chronos sont incroyablement rapides. On sait où on est, on sait qu’on n’est pas super rapides, mais on doit l’accepter. La seule chose à faire, c’est travailler dur.”
Encore de grosses faiblesses

Fabio Quartararo voit encore de gros défauts sur la Yamaha V4.
Photo de: Hazrin Yeob Men Shah / Icon Sportswire via Getty Images

Quartararo n’avait piloté que des machines avec un quatre cylindres en ligne en MotoGP jusqu’à présent. Il estime s’être déjà “complètement” adapté au V4 Yamaha, mais souligne surtout des faiblesses persistantes.
“J’ai immédiatement senti les choses que je devais changer, ce que je devais adapter. Je pense aussi que notre V4 n’est pas totalement comme les autres. Il y a encore du travail, surtout sur le turning, sur la motricité, sur l’électricité, sur l’adhérence, sur la puissance. Il y a beaucoup de choses à ajuster.”
Le bilan que Quartararo fait de la nouvelle version de la Yamaha reste dans la lignée du verdict de la fin d’année 2025 : la M1 progresse au freinage, avec une meilleure stabilité et une roue arrière qui ne se soulève plus, mais ses forces en courbe ont disparu.
“On arrive à s’arrêter un peu mieux avec les deux roues”, a noté Quartararo, qui voit “surtout” des progrès au freinage : “En termes de grip, ce n’est pas mieux. La seule chose qu’on a gagnée, c’est qu’on arrive à s’arrêter plus facilement sur les freinages. Et ensuite, il n’y a pas grand-chose de mieux.”

Fabio Quartararo ne roulera plus sur la Yamaha cette semaine.
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

Avec une moto totalement nouvelle, il peut être naturel de faire un pas en arrière pour en faire deux en avant mais à ce jour, Quartararo a du mal à percevoir un progrès net : “Il y a des sensations qui sont bien. Ensuite, il y en a pas mal qui sont mauvaises. Mais bon, je pense qu’il faut qu’on améliore énormément la vitesse de pointe, qu’on progresse énormément quand on est sur le trail braking et qu’on veut tourner, la moto ne tourne pas encore.”
“On n’a pas gagné grand-chose comparé à la moto de l’année dernière”, a-t-il résumé. “Mais on a surtout perdu.”
Ce mardi, on a aussi vu la moto de Quartararo laisser échapper de la fumée, mais le champion du monde 2021 a évoqué “un souci avec l’électronique”, pas directement lié au V4 : “Ce n’était pas le moteur. C’était en fin d’après-midi. D’après ce que je sais, ce n’était pas le moteur. Mais j’ai juste fait quelques tours cet après-midi.”
Une motivation intacte
Le contexte pourrait sembler morose pour Quartararo, entre sa main ensanglantée ce mardi, cette Yamaha encore loin du compte et un avenir qui se dessine chez le concurrent direct, Honda. Motorsport.com a révélé la semaine dernière que Quartararo allait s’engager avec l’autre constructeur japonais du MotoGP, et sans rien confirmer directement, il a donné des signes de son départ.
Lorsqu’il lui a été demandé s’il était difficile de vivre une année avec Yamaha tout en sachant qu’il se dirige vers la sortie, Quartararo a éludé… mais sans démentir : “Franchement, non. Parce que moi, je suis plus dans le présent. Même cet après-midi, le team me disait ‘On arrête, on essaie demain, qu’est-ce que tu veux faire ? On reprend le programme ?’ Je disais ‘Non, je vais essayer’. J’ai toujours envie du présent et d’essayer de faire le mieux possible.”
“Pour moi, c’est ce qui maintient aussi la motivation, de rester vraiment actif et de donner mon maximum”, a-t-il résumé.
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Bagnaia sur la bonne voie avec la Ducati GP26 : “Je me suis senti mieux”

Pecco Bagnaia sort d’une saison très difficile avec la Ducati. Sauf en de rares occasions, comme lors qu’il a dominé le GP du Japon, l’Italien a passé l’année à manquer de sensations avec l’avant de sa Desmosedici au freinage, ce qui était pourtant la force de son pilotage avec les précédentes versions de la moto.
Bagnaia espérait naturellement retrouver cet atout avec la GP25… et les premiers essais sont encourageants. Les sept dixièmes de retard sur Marc Márquez ce mardi, au test de Sepang, n’ont que peu de signification puisqu’il n’a pas cherché à faire un tour rapide. Bagnaia retient surtout que ses difficultés semblent désormais appartenir au passé.
“J’ai passé l’hiver à prier pour que les choses se passent bien et sincèrement, ça se passe bien”, a commenté un Bagnaia soulagé après ce premier roulage de l’année. “Dès le début de la journée, j’ai littéralement beaucoup aimé le pilotage aujourd’hui. La moto est incroyable, une MotoGP est incroyable. J’arrivais de Mandalika avec la Panigale, donc être ici avec une MotoGP est incroyable. Dès le début, j’ai compris que mes sensations étaient meilleures, au freinage et en entrée de courbe.”
“Dès que j’ai pris la piste avec la [moto] 2026, je me suis senti bien”, a insisté Bagnaia. “Au freinage, en entrée de courbe, j’ai senti que la moto s’arrêtait et qu’elle ne poussait pas. C’est une chose que je demandais beaucoup l’an dernier. Je ne pense pas que c’était voulu, mais ça vient avec les nouveautés essayées.”

Pecco Bagnai a connu une journée encourageante à Sepang.
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

Même s’il est incertain que les évolutions apparues sur la moto étaient destinées à corriger ses soucis, Bagnaia ne manque pas de remercier Ducati, avec qui quelques tensions ont pu apparaître au cœur de ses difficultés l’an passé : “Je tiens à vraiment remercier Ducati de m’avoir aidé à trouver ça ici.”
“Peut-être que c’est lié à la piste, parce que j’étais assez performant ici, mais l’an dernier, j’avais des difficultés dans certains domaines et aujourd’hui ce n’était pas un problème”, a-t-il noté. “C’est un bon départ.”
Chez Gresini, Álex Márquez dispose désormais de la même moto que les pilotes officiels et l’Espagnol a estimé que le nouveau modèle lui apportait des sensations comparables à la GP24 qu’il pilotait l’an passé, et que Bagnaia appréciait beaucoup en 2024.
Le double champion du MotoGP ne veut pas faire de comparaisons directes mais il confirme un progrès par rapport à la saison dernière : “Je n’ai pas piloté la 2024 depuis longtemps donc je ne sais pas, mais par rapport à la 25, je me suis senti mieux aujourd’hui.”

Pecco Bagnaia se sent mieux sur la Ducati GP26.
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

Bagnaia a consacré le début de la journée à ses sensations, avant de se plonger dans un travail plus technique pour Ducati, notamment en testant deux carénages différents à l’avant de la machine. Il s’est bien senti avec la nouvelle version comme avec la spécification 2025, ce qui tend à confirmer que la moto elle-même a progressé. Bagnaia se dit néanmoins encouragé par la nouvelle version.
“On s’est beaucoup concentrés sur le nouveau carénage et sur le fait de faire des tours en pneus usés avec lui. J’ai fait le même chrono qu’avec l’ancien carénage, donc pour un premier départ, c’est plutôt bon.”
Bagnaia est également satisfait de la dernière mouture du variateur de hauteur : “Dès que je l’ai essayé à Valence l’an dernier – c’était le premier prototype, aujourd’hui on avait le dernier – ça a fonctionné d’une façon très similaire à l’ancien, mais meilleure. Pour moi c’est mieux.”
Bagnaia veut continuer à faire un travail de fond mercredi, avec une probable simulation de course, et ne cherchera à faire un bon chrono que pour le dernier jour du test : “Demain, on va peut-être faire une simulation de course, une simulation de course sprint. Et un time attack le troisième jour. Demain matin, ce sera important de tester quelque chose de nouveau dans les réglages et de voir si ça fonctionne. Si c’est le cas, on fera peut-être une simulation de course.”
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Quartararo renonce à la fin du test : “Le doigt est cassé”

Le test de Sepang s’arrête déjà pour Fabio Quartararo. Le Français a chuté à haute vitesse au virage 5 dans la matinée de ce premier jour. Les premiers examens passés sur le circuit étaient rassurants, cependant il a mis du temps à revenir en piste, et seulement pour une quinzaine de tours dans l’après-midi.
Quartararo est touché au bras gauche, avec quelques éraflures, mais c’est surtout un doigt de la main droite qui le fait souffrir et qui est selon lui cassé. Même s’il est apte à rouler, le pilote Yamaha a jugé plus prudent de ne pas reprendre la piste mercredi et jeudi, pour les deux dernières journées du test. Son objectif est d’être de retour sur sa moto dans un peu plus de deux semaines, pour les essais de Buriram, à une semaine du début de la saison sur le même circuit.
“Ça pourrait être pire, mais ça pourrait être mieux”, a déclaré Quartararo, interrogé par le site officiel du MotoGP à l’issue de cette journée. “Mon bras est un peu douloureux mais le doigt est cassé. On a décidé d’arrêter pour les deux prochains jours du test. Je pense que c’est le mieux.”
“Si c’était un week-end de course, je pourrais continuer mais ça n’a pas de sens de faire deux jours de plus. Je suis un peu triste parce que j’aurais aimé évidemment continuer, mais je pense que pour la première course, c’est ce qu’il y a de mieux. Le bras, ce n’est vraiment de grave, mais c’est mieux pour mon doigt.”
Face à la presse francophone, Quartararo a pu donner plus de détails : “Je freine à un doigt moi, ça va. Mais c’est surtout quand on doit changer de direction, dès que ça bouge un peu. Même quand je prends un vibreur, les vibrations, ça me fait mal. Et ça fait depuis ce matin que ça ne fait que saigner.”

Fabio Quartararo ne roulera plus sur la Yamaha cette semaine.
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

La chute de Quartararo est survenue dans un virage qui se prend entre 160 et 170 km/h et le choc a été violent. Il lui a fallu l’aide des commissaires de piste pour retirer ses gants. Le champion du monde 2021 ignore encore pourquoi il a perdu le contrôle de sa Yamaha.
“Franchement, il n’y a pas d’explication. Les températures, elles étaient bonnes. Je suis rentré même un peu plus doucement que les tours précédent. J’ai tout simplement perdu l’avant.”
“J’ai perdu le contrôle alors qu’elle était assez droite”, a-t-il détaillé. “Je ne sais pas vraiment ce qu’il s’est passé. C’était un [virage] rapide et j’ai fini un peu loin dans les graviers. Malheureusement, je n’ai pas été chanceux mais comme je l’ai dit, je pense que ça aurait pu être bien pire après cette chute.”
L’absence de Quartararo pour les deux prochains jours est une mauvaise nouvelle pour Yamaha, qui doit tester son nouveau V4, toutefois la marque a pu faire rouler ses titulaires lors du Shakedown Test, il y a quelques jours, et elle alignait aussi Andrea Dovizioso ce mardi. Son second pilote d’essais, Augusto Fernández, a également fait quelques tours cet après-midi et devrait remplacer Quartararo mercredi et jeudi.
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Fabio Quartararo pourrait renoncer à la suite du test à Sepang

Fabio Quartararo a débuté le test de Sepang sur une grosse chute. Le Français a été piégé au virage 5, à haute vitesse, dans la matinée et si les examens passés au centre médical ont écarté toute fracture, il souffre physiquement et pourrait renoncer à la fin du test. Il a eu besoin d’aide pour que son gant soit retiré sur la main gauche, et il est râpé au niveau de l’avant-bras.
 On l’a vu de retour en piste dans l’après-midi mais il était très diminué selon Massimo Meregalli. “Il a mal à peu près partout dans son corps”, a commenté le patron de l’équipe Yamaha factory auprès du site officiel du championnat. “On lui a dit ‘S’il te plaît, ne prend aucun risque’. Ça aurait pu être pire.”
Meregalli s’attend à ce que la douleur soit encore plus forte mercredi, ce qui pourrait compromettre la participation de Quartararo à la fin du test : “Il a [mal] au bras gauche, aussi à un doigt sur le côté droit. Ce virage est sur le troisième rapport, la vitesse est d’environ 160 ou 170 km/h, il s’est retourné. Je pense qu’il aura encore plus mal demain que maintenant.”
“Maintenant, ça dépend de lui”, a précisé l’Italien. “On va discuter après la séance du jour et s’il préfère éviter de rouler demain et le lendemain, on s’adaptera à ses sensations. On ne veut prendre absolument aucun risque. Dans deux semaines, on sera en Thaïlande pour le dernier test mais aussi pour le début du championnat.”

Fabio Quartararo n’est pas certain de participer à la fin du test à Sepang.
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

Une absence de Quartararo mercredi et jeudi serait un coup dur pour Yamaha, mais le constructeur a déjà fait rouler ses titulaires durant deux jours, vendredi et samedi, à l’occasion du Shakedown, et il peut s’appuyer sur Álex Rins, les pilotes Pramac ou Andrea Dovizioso. Augusto Fernández, l’autre pilote d’essais de la marque, est également prêt à prendre le relais en cas de besoin.
“Heureusement, la semaine dernière on a pu faire un certain travail”, a souligné Meregalli. “On n’a pas pu finir le programme mais au moins, on était en avance.”
Yamaha pourrait donc compenser autant que possible une absence de Quartararo : “C’est sûr qu’on fera venir Augusto et on essaiera de cocher toutes les cases dans ce que l’on devait tester. Heureusement, on a cinq pilotes. D’ici la fin du test, c’est sûr qu’on aura beaucoup d’informations.”
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Martín botte en touche pour 2027 : “Pas le moment de parler de l’avenir”

Jorge Martín ne souhaite pas encore parler de son avenir. Après une année 2025 très mouvementée, entre ses blessures à répétition et sa tentative manquée de se défaire de la deuxième année de son contrat avec Aprilia, le Madrilène a vite pris les devants pour 2027 et selon les informations de Motorsport.com, il est sur le point de s’engager avec Yamaha, en quête d’un nouveau pilote star après le départ attendu de Fabio Quartararo pour Honda.
Présent à Sepang même si deux nouvelles opérations au moins de décembre l’empêchent encore de rouler, Martín a naturellement été interrogé sur le sujet… et n’a pas voulu en dire beaucoup plus. “La silly season est toujours vraiment, vraiment amusante”, s’est contenté de commenter le champion du monde 2024. “En tant que supporter, ce sont tout le temps des moments amusants.”
“Si je suis là, c’est pour me concentrer sur 2026 et Aprilia. Je pense que ce n’est pas le moment de parler de l’avenir. Je peux dire qu’une partie de mon équipe travaille sur mon avenir. Vous pouvez discuter avec eux, ils vous diront peut-être quelque chose !”
Interrogé par le site officiel du MotoGP sur une échéance de son côté, potentiellement avant le début de la saison, Martín a assuré ne pas être pressé… tout en ayant conscience que les discussions avancent très vite pour l’ensemble du plateau : “Je ne m’en soucie pas. Je pense que le marché bouge, donc les gens bougent très, très vite. On verra ce qui se passera au cours des prochaines semaines.”

Marco Bezzecchi a dit oui à Aprilia.
Photo de: Aprilia Racing

Si Jorge Martín se dirige vers un divorce avec Aprilia, on sait que de l’autre côté du garage, Marco Bezzecchi a opté pour un mariage. L’Italien a prolongé son contrat pour deux ans et Aprilia a mis en scène l’annonce avec une cérémonie le liant à sa RS-GP.
Pendant que Martín était limité physiquement lors de ses rares présences, Bezzecchi a pris la troisième place du championnat et remporté trois courses, ce qui rend cette prolongation naturelle. “C’est superbe”, a commenté Martín. “Je pense que Bezzecchi a fait une saison incroyable. Il mérite d’être le premier pilote à renouveler son contrat.”
“Je suis content pour lui, je suis content pour Aprilia. C’est une très belle histoire qui va continuer de nombreuses années.”
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L’objectif de Zarco en 2026 : “Continuer à rêver de la victoire”

Un Johann Zarco sur un fond bleu-blanc-rouge. L’image n’a pas été choisie au hasard par l’équipe LCR, qui a présenté ses couleurs pour la saison 2026 ce dimanche. L’année 2025 a été marquée par la sublime victoire de Zarco sur ses terres, au GP de France… et il rêve de reproduire l’exploit.
Honda a amorcé son rebond et fait de gros progrès la saison passée, en se rapprochant des leaders dans la deuxième partie du championnat, même si le pilote LCR avait du mal à exploiter la moto dotée des évolutions. Zarco espère que le constructeur restera sur cette trajectoire ascendante cette année et tout en restant réaliste, il affiche son ambition de se battre régulièrement pour le podium.
“L’objectif est de continuer à rêver de la victoire”, a annoncé Zarco au site officiel du MotoGP. “J’ai eu une victoire magique l’an dernier, que je n’attendais pas vraiment avec le projet Honda. Maintenant, avec beaucoup d’années d’expérience, je sais que le rêve est de se battre pur un titre mondial, mais je sais pas si c’est encore faisable, donc au moins saisir des opportunités de podium.”
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Lucio Cecchinello rêve de son côté d’un top 5 au championnat, position que Zarco occupait après son second podium de la saison 2025, à Silverstone. “En MotoGP, on a vu que tout peut arriver”, a souligné le patron de l’équipe LCR. “Les courses sont vraiment passionnantes pour cette raison. Tous les pilotes peuvent gagner.”

Johann Zarco affiche son ambition avec la Honda pour la saison 2026.
Photo de: Team LCR

“Cela étant dit, je dois être réaliste. L’an dernier, à un moment de la saison on était cinquièmes du championnat et je pense que finir la saison dans le top 5 serait vraiment un très bon résultat pour nous.”
Les premiers signaux en provenance de Sepang rendent peut-être ce top 5 possible. Aleix Espargaró, pilote d’essais de Honda, a réalisé des chronos impressionnants lors de la dernière journée du Shakedown Test, tandis que Diogo Moreira, le niveau coéquipier de Zarco, a haussé son rythme, ce qui lui donne de l’espoir au natif de Cannes.
“Je suis très content des performances de la nouvelle Honda. Les commentaires des pilotes sont aussi très bons. Aleix Espargaró a été très rapide et Diogo s’adapte très vite. On voit dans les chronos qu’il est rapide aussi. Au moins, les chronos sont rapides, la moto est rapide, donc cela donne beaucoup d’espoir pour la saison 2026.”
“On a un programme d’essais”, a ajouté Zarco, en anticipation du test auquel il prendra part à partir de mardi. “L’équipe travaille encore dessus pour ajuster certaines choses. Ensuite, après la pause hivernale, c’est toujours un plaisir d’être de retour en Malaisie, de monter sur la moto. On sait qu’il fera très chaud mais on a un peu le temps pour reprendre le rythme et au moins essayer de trouver ces bonnes sensations pour bien débuter la saison.”
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LCR dévoile la Honda de Johann Zarco pour 2026

Les équipes de Honda sont les dernières à se révéler pour la saison 2026 du MotoGP. À la veille de la présentation du team officiel, LCR a dévoilé les couleurs des machines de Johann Zarco et Diogo Moreira.
Comme c’est le cas depuis la saison 2018, les deux Honda de LCR afficheront des livrées différentes sur les Grands Prix cette année. La machine de Zarco conserve les couleurs de Castrol, avec un peu de noir sur le bas du carénage pour les besoins d’un nouveau sponsor, et du bleu derière son numéro.
De l’autre côté du garage, Moreira disposera d’une livrée inédite. Depuis 2018, la seconde moto était parrainée par le pétrolier japonais Idemitsu, qui imposait la présence d’un pilote asiatique, seul marché où il est présent. Takaaki Nakagami a longtemps occupé la place et Somkiat Chantra lui a succédé en 2025. Les débuts de Moreira en MotoGP seront synonymes de nouvelles couleurs.

Des couleurs inédites pour la Honda de Diogo Moreira en 2026 !
Photo de: Team LCR

Sa moto aura des couleurs proches de celles de l’équipe officielle, avec le rouge et le bleu de Honda. Elle sera parrainée par Pro Honda, spécialiste des lubrifiants et filiale du constructeur japonais. Cette marque est par ailleurs concurrente de… Castrol, qui parraine l’autre moto de l’équipe !
Un duo alliant expérience et jeunesse
Johann Zarco s’apprête à disputer sa troisième saison avec l’équipe LCR, pour un projet qui s’inscrit dans la durée puisque le Français a déjà un contrat pour la saison 2027. Zarco a vite pris ses aises avec la Honda puisqu’il a été le meilleur représentant de la marque au championnat lors de ses deux années avec cette machine.
L’an passé, Zarco a en plus décroché une magnifique victoire sur ses terres, au GP de France, avant une fin de saison délicate, puisqu’il a eu du mal à s’adapter aux modifications apportées à la moto. Il a néanmoins continué à renforcer ses liens avec Honda, en remportant les 8 Heures de Suzuka pour la deuxième année consécutive pendant l’été.

Johann Zarco va disputer sa troisième saison sur la Honda de LCR en 2026.
Photo de: Team LCR

Diogo Moreira incarne de son côté l’avenir du constructeur. Le champion en titre du Moto2, qui sera l’un des deux débutants cette saison, dispose déjà d’un contrat à long terme, qui pourrait lui ouvrir les portes de l’équipe officielle à terme. Il sera le premier Brésilien en MotoGP depuis Alex Barros en 2007, alors que le pays va retrouver une course cette année.
Moreira a déjà pris part au test de Valence l’an passé et ces derniers jours, il a participé au Shakedown Test de Sepang. Lui et Zarco seront de retour sur le circuit malaisien mardi, pour le début des essais hivernaux réunissant l’intégralité du plateau.
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Fermín Aldeguer vise un retour au GP du Brésil

L’absence de Fermín Aldeguer devrait se prolonger. Le meilleur débutant de la saison 2025 s’est fracturé le fémur le 8 janvier dernier, lors d’un entraînement, et il a dû être opéré. Pour le moment, Gresini a uniquement confirmé qu’il ne roulera pas lors du test de Sepang, prévu dans les prochains jours… mais il faudra peut-être attendre encore deux mois pour revoir Aldeguer sur une moto.
Aldeguer n’a pas pu faire le déplacement à Kuala Lumpur, où Gresini organisait sa présentation ce samedi, et il est intervenu en visioconférence. Sans directement confirmer son absence pour l’intégralité des tests hivernaux, ni pour le GP de Thaïlande en ouverture de la saison, il a annoncé qu’il visait surtout les courses de la tournée américaine, au Brésil puis aux États-Unis, pour son retour.
“Malheureusement, je ne peux pas être là mais le plus important, c’est la convalescence de mon fémur”, a confié Aldeguer. “Cela se passe bien. Je ne me sens mieux tous les jours. Je me rapproche en permanence de la moto mais maintenant, il faut que je continue la récupération chez moi. Je vois ma moto à travers un écran.”
“J’espère [revenir] le plus vite possible mais actuellement, je ne peux pas fixer un jour ou une course”, a-t-il reconnu. “J’ai des objectifs pour mon retour. J’aimerais être là au Brésil ou peut-être à Austin. Il faudra attendre les examens et voir mes sensations avec ma jambe. Ensuite, on reviendra.”
La saison débutera dans un peu plus d’un mois, le 1er mars, à Mandalika, mais le calendrier du MotoGP prévoit une pause de trois semaines avant les déplacements à Goiânia et Austin, séparés par une semaine.

La Ducati Gresini de Fermín Aldeguer reste sans pilote pour le moment.
Photo de: Gresini Racing

Du côté de l’équipe Gresini, on ne presse pas Aldeguer et à ce jour, aucun pilote remplaçant n’a été confirmé. “On souhaite une convalescence rapide à Fermín et on lui donnera le temps nécessaire pour revenir à 100%”, a déclaré Michele Masini, directeur sportif de Gresini, au cours de la présentation.
Masini se tourne surtout vers l’avenir, en espérant qu’Aldeguer pourra capitaliser sur sa première saison en MotoGP, marquée par une victoire au GP d’Indonésie, pour faire encore mieux cette année.
“L’an dernier, il a déjà montré son immense talent en piste avec une victoire. Je pense que cette année, il sera crucial de trouver de la constance en piste parce que chaque vendredi, chaque GP, seront différents de l’an dernier, puisque tout était nouveau en début de week-end. Je pense qu’on sera mieux placés que l’an dernier.”
Fermín Aldeguer ne sera pas le seul à faire l’impasse sur le test de Sepang dans les prochains jours. Jorge Martín a préféré se ménager, après deux opérations subies en décembre, afin de remédier à des séquelles de ses multiples blessures l’an passé. Il sera en revanche présent en spectateur à Sepang et devrait prendre part au test de Mandalika, une semaine avant le GP de Thaïlande.
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Gresini dévoile ses couleurs pour la saison 2026

Trois jours avant e début des essais hivernaux réunissant tout le plateau à Sepang, Gresini est déjà en Malaisie pour lancer officiellement sa saison. À l’aube de sa 30e saison en MotoGP, l’équipe italienne a dévoilé les Ducati d’Álex Márquez et Fermín Aldeguer, qui porteront encore ses couleurs cette saison.
Ces couleurs, justement, vont peu évoluer. Le bleu clair reste prédominant sur une machine qui adopte un peu de noir derrière les numéros des pilotes, à la place de l’argent présent l’an passé.
Devenu partenaire de Ducati en 2022, après avoir été en charge de l’engagement des Aprilia officielles, Gresini a immédiatement connu le succès avec ses nouvelles moto. L’association a débuté sur une victoire d’Enea Bastianini au GP du Qatar 2022, et l’Italien a remporté un total de trois courses cette année-là. Fabio Di Giannantonio a ajouté une victoire au palmarès de l’équipe en 2023.
L’année 2024 a fait changer Gresini de dimension. L’équipe a accueilli Marc Márquez, venu se lancer dans un nouveau défi en abandonnant la Honda pour la Ducati et en rejoignant son frère, Álex, arrivé dans la structure un an plus tôt. Le champion espagnol a remporté trois courses et s’est ouvert les portes de l’équipe Ducati officielle, avec la réussite que l’on sait.
Álex Márquez a parfaitement repris le flambeau l’an passé, avec trois victoires et une excellente régularité qui lui a permis de prendre la deuxième place du championnat derrière son aîné. Fermín Aldeguer, qui a fait ses débuts à ses côtés, a également connu la victoire au GP d’Indonésie.
Après avoir récolté les honneurs d’équipe vice-championne, de meilleur team indépendant, de meilleur pilote indépendant pour Márquez et de meilleur rookie pour Aldeguer, le duo aura tout pour confirmer cette année. Signe de l’importance prise par Gresini auprès de Ducati, Álex Márquez va recevoir une moto d’usine, identique à celle des pilotes de l’équipe officielle. De quoi confirmer son statut, après avoir été le seul tenir tête à Marc Márquez au championnat la saison passée.
Fermín Aldeguer aura encore un modèle d’ancienne génération mais pour lui, le coup dur vient surtout d’une blessure qui le privera des premiers tests de l’année. Aldeguer s’est fracturé le fémur de la jambe gauche dans une chute lors de son entraînement, après laquelle il a dû être opéré. Il se déplace encore avec des béquilles et reste incertain pour le test de Mandalika, dans trois semaines.
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Plus affûté, plus serein : Pedro Acosta a voulu corriger ses faiblesses

À l’aube de sa troisième saison en MotoGP, Pedro Acosta s’est déjà forgé une solide réputation, au point d’avoir été choisi par Ducati pour piloter l’une de ses motos d’usine en 2027. L’Espagnol n’a jamais caché son ambition en MotoGP, mais il sait également se remettre en question quand il le faut.
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L’intéressé reconnaît ainsi que sa condition physique a pu lui jouer des tours jusqu’à l’an passé. Acosta a certes senti qu’il avait franchi un cap après une opération pour un arm-pump mais en fin d’année, certaines situations lui posaient encore des difficultés.
Mardi, à l’occasion de la présentation 2026 des équipes de KTM, c’est un Acosta affûté physiquement qui s’est présenté en visioconférence avec les journalistes, avec une carrure légèrement plus imposante au niveau des épaules, qui le faisaient parfois souffrir l’an passé.
“Habituellement, j’ai beaucoup de mal dans les tests physiques que l’on fait chaque hiver”, a-t-il reconnu. “J’ai eu beaucoup de mal avec mon épaule gauche à la fin de l’année dernière.”

Pedro Acosta est mieux préparé que jamais pour la saison 2026.
Photo de: KTM Images

“Je ne sais pas si vous vous souvenez de ma chute de 2024 à Phillip Island en course sprint [qui avait provoqué son forfait pour la course principale, ndlr]. J’ai vraiment essayé de récupérer de cette blessure. Quand il fait assez chaud, je n’ai pas de difficultés, mais quand il fait frais, je commence à avoir vraiment du mal à monter sur la moto.”
“Je me suis vraiment concentré sur l’aspect physique. J’ai passé beaucoup de temps en altitude, pour améliorer mes capacités cardiaques. Je me suis beaucoup entraîné à moto, j’ai fait pas mal de motocross par rapport aux autres saisons, après ma blessure au fémur. Je suis assez content de la pré-saison que l’on fait jusqu’à présent.”

Au début de l’année dernière, mes attentes étaient peut-être trop élevées et ce n’était pas facile d’accepter les mauvais moments.

Pendant l’année 2025, c’est surtout sur le plan mental que l’on a vu Pedro Acosta flancher. Prompt à critiquer l’absence de progrès de sa moto l’an passé, le pilote KTM a reçu un recadrage en bonne et due forme de Pit Beirer, grand patron du constructeur en compétition. l’Espagnol a par la suite accepté de composer avec le niveau de sa machine et après les évolutions apportées à cette dernière, il s’est mué en abonné au top 5 en fin de saison.
Fort de cette expérience, Acosta préfère encore modérer ses attentes cette année, même si le développement de la RC16 au cours des derniers mois lui donne bon espoir : “Je suis assez content de voir le travail qu’a fait l’usine KTM pendant cette pré-saison. Sincèrement, c’était intéressant de voir toutes les nouveautés qu’ils nous ont montrées quand on est à allés à l’usine.”

VIDÉO – KTM et Tech3 présentent leur MotoGP 2026

“Je suis très motivé. Je débute cette saison avec une mentalité différente de la saison dernière. Je ne dirais pas que j’étais trop optimiste, mais les attentes étaient assez élevées et ce n’était pas facile d’accepter les mauvais moments. On va essayer de garder cette mentalité avec des attentes faibles, comme on l’a fait à la fin de l’année dernière. On verra comment se passera le premier test.” 
 “Au début de l’année dernière, mes attentes étaient peut-être trop élevées et ce n’était pas facile d’accepter les mauvais moments, comme la Thaïlande, l’Argentine, Austin – même Jerez n’était pas facile du tout”, a reconnu Acosta. “Disons qu’il n’était pas facile de revenir sur terre.”
“J’ai senti qu’avec ces grosses attentes, c’était encore plus difficile de surmonter des problèmes pendant un week-end. Cette année, la clé sera peut-être d’être beaucoup plus facile, essayer d’être beaucoup plus froid, disons, de ne penser qu’à mes sensations et d’attendre de comprendre les problèmes.”

Pedro Acosta
Photo de: KTM Images

Ce changement de mentalité a été facilité par l’ancien pilote Carmelo Morales, qui a commencé à prodiguer ses conseils à Pedro Acosta l’an passé. Morales va continuer à assumer ce rôle de coach cette année.
“Il n’a pas roulé en championnat du monde mais je pense que son expérience est très riche”, a souligné Acosta. “C’est aussi le moment où j’ai fait mes plus gros progrès mentalement. Je vais continuer comme ça cette année. Je pense qu’on forme une excellente équipe. Il a passé tout l’hiver avec moi et je pense qu’on a eu une bonne préparation.”
De la constance plutôt qu’une victoire
Le talent était là, l’approche a progressé et l’aspect physique parait désormais être au niveau requis : Acosta semble ainsi avoir tous les ingrédients pour décrocher le premier succès en MotoGP qui lui échappe encore et qui le place dans un tout petit groupe en catégorie reine, aux côtés de Luca Marini, Ai Ogura et – naturellement –  des deux débutants, Toprak Razgatlioglu et Diogo Moreira.
 
Acosta reste en tout cas fidèle à l’approche calme qu’il prône depuis l’été dernier et se fixe surtout pour objectif de conserver sa régularité au premier plan : “Avant tout, essayons de garder la constance que j’ai eue à la fin de l’année dernière. Je pense que c’est ce qui m’a fait beaucoup progresser. C’est aussi là que j’ai commencé à être constamment dans ce top 5 ou top 4.”

Pedro Acosta
Photo de: KTM Images

“C’est là que j’ai le plus mûri dans le championnat. J’ai débuté la deuxième partie de la saison avec la mentalité que je veux voir chez tout le monde. On peut dire que dans certaines courses, on était plus performants, dans d’autres c’était plus dur, comme à Phillip Island, mais on a fait une bonne deuxième partie de saison.”
“Avec cette constance sur le podium – fixons cet objectif cette année – je pense que la victoire viendra, tôt ou tard. Comme je l’ai dit, il faut essayer d’être constant pour faire mieux que cette saison, où j’ai fini quatrième.”
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Moto GP

Pierre Gasly a acheté des parts de l’équipe Tech3 en MotoGP

L’an passé, un groupe d’investisseurs mené par Günther Steiner, ancien patron de Haas en F1, et IKON Capital, a pris le contrôle de l’équipe Tech3. Ce changement de propriétaire a mené au départ d’Hervé Poncharal, Steiner étant désormais aux manettes même si le fonctionnement de l’équipe reste le même à Bormes-les-Mimosas.
Ce vendredi, Tech3 a annoncé l’arrivée d’une large palette d’investisseurs supplémentaires, principalement BoltVentures et Main Street Advisors. Le premier est dirigé par David Blitzer, premier homme à détenir des parts dans des équipes impliquées dans les cinq grands championnats de sport américains (NBA, NHL, NFL, MLB et MLS), et le second par Paul Wachter, qui gère 8,7 milliards de dollars d’actifs, en particuliers dans les mondes du sport et du divertissement.
Parmi les autres investisseurs, on retrouve le fond Trail Slam, dont Pierre Gasly est cofondateur. Le pilote Alpine en F1 s’est ainsi positionné avant Max Verstappen et Lewis Hamilton, qui ont aussi étudié la possibilité de devenir actionnaires d’équipes impliquées en MotoGP ces derniers mois. Ce n’est pas le premier investissement de Gasly dans le monde du sport, puisqu’il est aussi actionnaire du club de football français du FC Versailles.
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Les derniers investisseurs annoncés ce vendredi sont ALK Capital, Barry English (Penman Holdings), Tom Stafford, Charles de Carvalho, et Richard Cook (Dolphin Capital). La répartition des parts entre les différents actionnaires n’a pas été communiquée.
“C’est une période passionnante pour rejoindre le MotoGP, et il était important pour IKON Capital et moi-même de réunir un groupe d’investisseurs partageant la même vision à long terme pour l’équipe Tech3”, a déclaré Günther Steiner, qui occupe un poste de directeur général au sein de l’équipe française. “Nous sommes rejoints par un groupe solide qui comprend les sports mécaniques, apporte une véritable valeur ajoutée et partage nos valeurs fondamentales.”

Guenther Steiner est désormais aux manettes chez Tech3.
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

“Tout aussi important, nous nous engageons à préserver l’héritage de Tech3 tout en adoptant une approche mesurée et stratégique de la croissance. Il s’agit de s’appuyer sur ce qui fonctionne déjà, et je me réjouis de travailler ensemble pour façonner l’avenir de l’équipe.”
Le communiqué de presse annonçant l’arrivée de ces investisseurs souligne le désir de s’appuyer sur “la riche expérience et les liens dans les affaires” de ses nouveaux partenaires. “Tech 3 sera en mesure d’améliorer ses performances sportives, de professionnaliser davantage son infrastructure commerciale et de renforcer la valeur de sa franchise grâce à un développement accru de la marque, de l’engagement des fans et des activations avec les sponsors”, peut-on lire dans l’annonce.
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Moto GP

KTM parie sur les tests hivernaux pour convaincre Acosta de rester

La saison 2026 n’a pas encore débuté, pourtant le monde du MotoGP a déjà un œil sur l’année 2027, qui marquera l’introduction d’un nouveau règlement technique. Les prochains mois pourraient être marqués par un intense jeu de chaises musicales, très peu de motos ayant déjà trouvé preneur.
Johann Zarco est déjà lié à LCR pour 2027, son nouveau coéquipier Diogo Moreira a un contrat portant sur plusieurs saisons avec Honda mais LCR n’a aucune certitude de le garder après 2026, et on peut imaginer que Yamaha a aussi verrouillé la présence de Toprak Razgatlioglu à moyen terme. Pour tous les autres, la situation est encore ouverte – en tout cas officiellement.
Selon les informations de Motorsport.com, la prolongation de Marc Márquez chez Ducati est déjà assurée. Les autres pièces du puzzle doivent encore prendre place, avec certaines marques et certains pilotes en position de force. Parmi eux figurent Pedro Acosta, que l’on dit proche de Ducati, néanmoins KTM espère encore le convaincre de rester.
Pit Beirer reconnaît qu’après une campagne 2025 décevante, la marque n’a pas encore apporté assez de garanties à son pilote. L’Allemand mise toutefois sur une moto en progrès dès le test de Sepang pour le séduire. “Nous n’en avons pas encore fait suffisamment parce que nous devons d’abord faire nos preuves”, a confié le patron de KTM Motorsports à l’occasion de la présentation 2026 du constructeur.

Les pilotes KTM chercherons-ils à rester ?
Photo de: KTM Images

“Je pense que la fin de saison [2025] lui a donné confiance mais il n’a pas caché qu’il attend encore des progrès sur la moto pour que nous soyons en position de lui proposer un contrat pour l’avenir. Nous avons un plan très clair pour le début de la saison et sur ce que nous allons avoir au test de Sepang.”
Beirer nourrit même l’espoir de progrès qui feraient naître une volonté de prolongation chez chacun des quatre pilotes KTM actuels : “Je suis assez certain que le test de Sepang sera assez important pour montrer, pas seulement à Pedro mais à tous nos pilotes, ce que nous avons pu faire pendant l’hiver.”
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“Je suis confiant quant au fait que nous répondions aux attentes, que nous ayons un bon test à Sepang et que cette ambiance permette de parler de l’avenir à nos pilotes. Je ne veux pas leur parler pour le moment, alors qu’ils attendent tous des progrès notre part.”
“Nous leur avons promis des progrès, nous avons travaillé très, très dur. Encore une fois, merci l’équipe [à l’usine] et en piste qui a travaillé dur pour répondre aux attentes parce que nous voulons être le meilleur partenaire pour nos pilotes. Nous avons fait notre travail, nous avons besoin de bons chronos à Sepang.”

Les KTM de l’équipe officielle.
Photo de: KTM Images

“Les sensations des pilotes seront importantes. Il ne s’agira pas que des chronos mais de comment ils se sentiront sur la moto. Nous voulions résoudre quelques problèmes, ils sont résolus et c’est pour ça que je pense que nous avons la possibilité de parler de l’avenir avec Pedro.”

Au cours des deux ou trois prochains mois, le marché va commencer à bouger.

La situation est délicate pour les constructeurs cherchant à séduire des pilotes, puisque leurs seuls arguments concrets seront les performances de leurs moto 2026… pour convaincre que celle de 2027, pourtant totalement nouvelle, sera elle aussi dans le coup.
Massimo Rivola, responsable d’Aprilia en compétition, a déclaré à la presse italienne qu’il voyait déjà Acosta en partance pour Ducati, cependant KTM pense avoir encore le temps de présenter ses arguments. “Massimo parle de ces choses-là mais il ne parle pas de ses propres offres”, a préféré ironiser Aki Ajo, team manager de l’équipe KTM officielle.

Aki Ajo, team manager de Red Bull KTM Factory Racing Team
Photo de: KTM

Selon le Finlandais, il est normal que certains commencent à avancer leurs pions, mais il est persuadé que la partie d’échecs ne fait que commencer : “C’est du pari mais c’est normal dans ce marché. Et certains pilotes ont reçu des offres des constructeurs japonais. Certains pilotes ont reçu des offres de la part des constructeurs italiens et autrichien aussi ! C’est normal.”
“Je pense qu’au cours des deux ou trois prochains mois, le marché va commencer à bouger. Ensuite, tout le monde sait qu’il y a deux ou trois noms qui seront les premiers à bouger, puis cela aura un effet domino sur les autres.”
“Le marché des pilotes a […] commencé à bouger”, a concédé Ajo. “Je ne pense pas qu’il a beaucoup bougé pour le moment, mais les gens discutent, les gens réfléchissent. Pour les pilotes, viendra aussi le moment où ils devront prendre une décision. Actuellement, on se concentre à 100% sur les prochains jours à Sepang, pour bien entamer les essais.”
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Moto GP

Toujours aucune wild-card au programme pour KTM en 2026

Les difficultés financières rencontrées par KTM il y a un an avaient poussé le constructeur à renoncer à toute wild-card, engager une moto supplémentaire étant coûteux. Le constructeur se porte mieux aujourd’hui, ce qui a permis de faire évoluer la moto ou encore d’envisager une prolongation avec Tech3… mais les wild-cards ne sont toujours pas au programme.
À ce jour, KTM ne prévoit aucune participation en course de Pol Espargaró ou Dani Pedrosa, les deux principaux pilotes d’essais, mais selon Pit Beirer, cela tient surtout d’une volonté de privilégier des tests en dehors du cadre des Grands Prix.
“Il n’y a pas de wild-card prévue pour le moment”, a confirmé le directeur de KTM Motorsports en marge de la présentation des équipes de KTM en MotoGP. “Il n’y a pas de programme pour des wild-cards dans notre projet actuellement. Nous sommes très occupés à tous les niveaux et nous regardons plus à court terme.”
“Si nous pensons que c’est bon pour le projet, parce que nous sommes en piste avec les titulaires et que l’on a des pneus en plus parce qu’on fait une course, nous en profitons, mais si nous pensons qu’il vaut mieux faire deux jours de tests, c’est ce que nous ferons, donc il n’y a pas vraiment de plan pour le moment.”
Les tests de la moto 2027, un signal très positif
On ne devrait donc pas voir Espargaró ni Pedrosa en course cette année. En 2025, Espargaró a néanmoins été aligné sur cinq Grands Prix, pour remplacer Maverick Viñales, blessé. Les deux Espagnols vont cependant être occupés avec le travail de développement de la moto pour 2027, avec un moteur totalement nouveau.
Les essais ont débuté à Jerez la saison passée et Beirer y voit un signe de la meilleure santé financière de KTM, grâce aux investissements de Bajaj Auto : “Le programme de travail sur la 850cc se passe très bien. La moto était en piste en décembre, comme vous l’avez vu.”

Le prototype 2027 de KTM a déjà pris la piste.
Photo de: Lorenza D’Adderio

“Oui, nous avons eu une situation compliquée mais nous avons un engagement incroyable du nouveau propriétaire, M. Bajaj. Même dans les difficultés de l’entreprise, je ne m’attendais pas à pouvoir concevoir une 850cc juste parce que je voulais : il m’a fallu l’accord du conseil de surveillance et du conseil d’administration pour le faire, donc cet engagement est là depuis longtemps, sinon il n’y aurait pas eu de moto en piste en décembre.”
“Je suis vraiment content de la façon donc les choses se sont passées. […] J’ai passé de très mauvaises fêtes il y a un an, je ne pouvais pas dormir de la nuit et je venais tous les jours dans l’entreprise pour essayer d’être là pour nos pilotes pour la nouvelle saison.”
“Cette année, nous avons un budget stable, une bonne planification, nous avons fermé pendant les fêtes pour que tout le monde puisse vraiment récupérer et se préparer à fabrication de la moto. Nous sommes dans une situation beaucoup plus normale et je sens que nous avons pu faire de bons progrès sur la moto 2026. Je pense que nous sommes vraiment dans les temps sur la moto 2027.”
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Moto GP

Forfait confirmé pour Jorge Martín au test de Sepang

Jorge Martín n’est pas encore tout à fait débarrassé des séquelles de sa terrible année 2025, ce qui va le priver des premiers tests de l’année, comme Motorsport.com l’a révélé la semaine dernière.
Blessé à quatre reprises et contraint de manquer les deux tiers de la saison 2025 en raison de ses différentes périodes de convalescence, Martín a pu faire son retour pour le GP de Valence, le dernier de l’année, puis prendre part au test organisé dans la foulée et servant à préparer la saison 2026. Mais il n’était pas encore à 100% de ses capacités.
En plus d’une condition physique par nature imparfaite après une énième période de convalescence, Martín était encore diminué par quelques limites physiques qui ont nécessité deux opérations “correctives” ces dernières semaines, au niveau du scaphoïde de la main gauche, fracturé lors d’un entraînement il y a près d’un an, et de la clavicule droite, touchée dans la chute du sprint à Motegi.
La convalescence se déroule sans difficulté majeure mais l’équipe médicale de Jorge Martín a jugé plus prudent qu’il ne roule pas à Sepang lors du test de la semaine prochaine, prévu du 3 au 5 février. Le Madrilène fera le déplacement pour assister en spectateur au test, lors duquel il sera remplacé par Lorenzo Savadori, le pilote d’essais d’Aprilia, déjà en piste pour le Shakedown à partir de ce jeudi.

Jorge Martín a pu monter sur l’Aprilia… mais devra attendre pour la piloter.
Photo de: Aprilia Racing

Dans la foulée, Martín participera à la grande présentation de la saison du MotoGP à Kuala Lumpur, événement dont il était absent l’an dernier en raison de sa première blessure. Son retour sur l’Aprilia est prévu pour le test de Mandalika, le deuxième et dernier de l’hiver, un peu plus de deux semaines après celui de Sepang.
Le calvaire de Martín depuis un an
Titré sur la Ducati de l’équipe Pramac en 2024, Jorge Martín a vécu une première saison difficile avec Aprilia en raison de ses blessures à répétition. La série a débuté le premier jour des tests de pré-saison, avec deux chutes en seulement 12 tours.
La seconde, très spectaculaire, a entraîné des fractures au niveau de la main droite et du pied gauche. Lors d’un entraînement en supermotard, avec pour but d’être présent pour le premier Grand Prix de l’année, Martín est de nouveau tombé et il s’est fracturé le scaphoïde, pour lequel il a encore été opéré récemment.

Jorge Martín s’est blessé à quatre reprises en 2025.
Photo de: Qian Jun / MB Media via Getty Images

Le pilote Aprilia n’a pu entamer son championnat qu’au GP du Qatar mais en course, il a chuté et a été heurté par Fabio Di Giannantonio. Le bilan était de nouveau lourd, entre un pneumothorax et plusieurs côtes fracturées.
C’est pendant cette nouvelle absence que Martín a tenté de se libérer de la deuxième année de son contrat avec Aprilia avant de se raviser. Il a retrouvé sa moto trois mois plus tard, à Brno, et a enfin vécu une période plus sereine en enchaînant les courses.
La dernière blessure de l’année est survenue après une erreur de sa part au départ du sprint au GP du Japon. Il a percuté son coéquipier, Marco Bezzecchi, et s’est relevé avec une fracture de la clavicule droite.
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Prolonger avec Tech3 pour 2027, la “priorité numéro un” de KTM

Formée en 2019, l’association entre KTM et Tech3 a vite été un succès, puisque l’équipe de Bormes-les-Mimosas a remporté deux courses dès l’année suivante. Par la suite, Tech3 a été plus qu’un partenaire pour KTM, en s’adaptant à sa stratégie commerciale pour afficher les logos de Gasgas en 2023 et en 2024, puis en se rapprochant de la structure officielle l’an passé, avec une livrée désormais quasi identique.
Cette proximité a cependant été remise en cause par les difficultés financières traversées par le constructeur il y a un an. Le budget alloué à la compétition était alors en question, faisant naître des doutes sur le maintien d’un programme avec quatre motos pour 2027, année qui marquera l’arrivée d’un nouveau règlement technique mais aussi d’un nouveau cycle dans les accords commerciaux entre les marques, les constructeurs et les teams satellites.
La situation financière de KTM a été assainie et ce mardi, à l’occasion de la présentation conjointe des motos de l’équipe officielle et de Tech3, les deux parties ont affiché une volonté commune de renouveler leur association. Aucun obstacle ne se présente et les nouveaux propriétaires de Tech3, menés par Günther Steiner, espèrent conserver des KTM en 2027.
“La première chose à résoudre, ça sera la marque de la moto”, a confirmé Nicolas Goyon, team manager de Tech3, faisant de cet aspect un impératif avant de pouvoir discuter avec des pilotes en vue de la saison 2027 : “Comme on le sait, notre contrat avec KTM expire en fin d’année. Notre principale option est de rester avec KTM mais tant que la moto n’est pas décidée, c’est assez difficile de parler à différents pilotes. Du côté du management, du côté de Günther, le principal objectif sera de renouveler le contrat.”

KTM veut conserver quatre motos en 2027.
Photo de: KTM Images

À la tête de KTM, Pit Beirer a affiché la même ambition, et en a fait la “priorité numéro un”. Le directeur de KTM Motorsports a pu s’entretenir avec Günther Steiner il y a quelques jours et évoquer une prolongation qu’il juge naturelle, maintenir quatre KTM sur la grille étant vu comme une nécessité. Les discussions ne pourront cependant avancer que quand les constructeurs impliqués en MotoGP et Dorna Sports, promoteur du championnat, auront bouclé les accords commerciaux pour 2027.
“Actuellement, aucun constructeur n’a de contrat avec la Dorna concernant la prochaine période contractuelle, c’est pour ça que personne n’a d’accord avec une équipe satellite, en attendant que la situation contractuelle soit clarifiée”, a expliqué Beirer, en réponse à une question de Motorsport.com. “Mais j’ai discuté avec Günther Steiner la semaine dernière, il était en Autriche et il veut rester avec nous, nous voulons qu’ils restent avec nous. Nous travaillons sur ça.”
“Au final, le marché est ouvert et quand les contrats sont ouverts, il est normal que tout le monde parle avec tout le monde. Je comprends aussi que la Dorna ne veut vraiment pas de constructeur avec une équipe supplémentaire, et qu’un autre se retrouve avec une seule équipe. Pour le championnat, je pense que le mieux serait que tout reste stable, comme aujourd’hui.”
“Je peux vous dire que nous voulons rester avec Tech3 pour l’avenir, j’ai la même sensation auprès de Günther. Nous allons y travailler au cours des prochaines semaines.”

Tech3 devrait rester l’équipe satellite de KTM en 2027.
Photo de: KTM Images

“Et oui, nous voulons une équipe satellite, à 100%. Cela fait partie d’un projet MotoGP fort et sain. Je pense qu’il faut quatre motos, c’est le nombre idéal. Parfois, c’est bien d’avoir deux équipes associées, de bonnes données, des pilotes qui se mobilisent entre eux si quelqu’un est moins bon, que ce soit techniquement ou dans le pilotage. On est plus fort avec une équipe satellite, c’est une certitude.”
Les discussions avancent avec le MotoGP
La signature des accords commerciaux entre les cinq constructeurs présents en MotoGP, qui ont tous l’intention de rester, et Dorna Sports, pourrait survenir avant le début de la saison. C’est en tout cas la conclusion de Beirer après s’être entretenu avec les membres de l’association des constructeurs ce mardi.
“Nous avons eu une réunion avec la MSMA aujourd’hui et nous nous sommes tous accordés sur le fait que le moment est venu. Il ne reste pas beaucoup de temps. il faut avoir un vrai planning pour la suite. Actuellement, tout le monde s’occupe d’avoir une moto 2026 parfaite, puis nous travaillerons sur les machines 2027, mais le moment est aussi venu de poser un cadre pour les contrats.”
“Je sens que d’ici quatre semaines, il faudra que tout le monde ait des certitudes. [Tech3] est un partenaire pour lequel je produis des pièces, qui coûteront beaucoup d’argent et demanderont beaucoup de ressources. Au cours des quatre prochaines semaines, il faut que des choses vraiment importantes soient décidées.”
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KTM a eu le budget pour faire évoluer la RC16 : “Ça fait un peu respirer”

KTM aborde l’année 2026 avec plus de sérénité que la campagne 2025. Il y a exactement un an, la marque autrichienne traversait une importante crise financière et son avenir était incertain. Une restructuration et une reprise en main par Bajaj Auto ont remis KTM sur les rails, ce qui se constate dans l’évolution de la moto.
La RC16 n’a pas pu réellement évoluer avant la saison 2025 et il a fallu attendre l’été pour que des nouveautés apparaissent. La plus grande stabilité financière trouvée ces derniers mois a permis de continuer le travail technique, ce qui signifie que la moto évoluera drastiquement pour le test de Sepang, apportant à la fois de la sérénité et de l’espoir quant à la capacité à progresser.
“Je sais quel travail KTM a fait cet hiver – je dois dire que je suis impressionné”, a souligné Pedro Acosta, qui s’était particulièrement plaint de l’absence de nouveauté majeure début 2025, en marge de la présentation 2025 des équipes KTM. “Mais on ne connaît jamais le travail des autres marques, sachant qu’il y aura un nouveau règlement dans un an. C’est assez dur de savoir qui sera le constructeur à battre.”
“Je suis assez optimiste après avoir vu l’ampleur du travail de KTM. Je ne sais pas à quelle distance on sera, j’espère que ce ne sera pas beaucoup en Malaisie, sachant que ce n’est pas notre circuit le plus facile. Comme je l’ai dit, j’attends juste de monter sur la moto le 3 février, et de voir comment ça se passe.”

Pedro Acosta est encouragé par les évolutions apportées à la KTM RC16 cette année.
Photo de: KTM Images

“L’an dernier, on est allés en Malaisie avec quelques évolutions sur ma moto 2024, mais rien de vraiment nouveau jusqu’à la mi-saison”, a rappelé l’Espagnol. “Cette année, je vois de plus grosses évolutions. Je vois une moto totalement nouvelle, en partant de zéro, et cela me rend super confiant.”
“La situation globale de l’usine n’est pas la même qu’il y a un an. On ne voit aussi sur les visages des gens, on voit que tout le monde est plus calme et plus confiant. Disons que ça fait un peu respirer.”

VIDÉO – KTM et Tech3 présentent leur MotoGP 2026

De l’autre côté du garage, Brad Binder fait le même constat. “C’est sûr que la saison dernière, on avait clairement beaucoup moins de choses à essayer”, a confirmé celui qui va disputer sa septième saison sur la KTM. “Il y aura clairement plus de pièces et beaucoup plus de choses à essayer en Malaisie.”
“Je dirais que l’an dernier, c’était vraiment une déclinaison de la moto de l’année précédente. Pour le moment, cette année il semble qu’on a des pièces plus fraîches à tester. On a déjà vu de petits progrès à Valence. Je suis assez sûr qu’après cette intersaison, nous sommes prêts et nous serons en capacité de faire un pas en avant.”
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