Extrait de cet article : post publié sur Motorsport.com
Absent de la piste pour cause de convalescence à la suite des opérations correctives auxquelles il a dû se soumettre au mois de décembre, Jorge Martín était malgré tout en Malaisie cette semaine, d’abord pour assister au test puis pour participer au grand lancement organisé samedi à Kuala Lumpur.
Le champion du monde 2024, très absent depuis son titre à son grand dam, n’en reste pas moins compétiteur dans l’âme. Aussi, lorsqu’il évoque la saison à venir, c’est pour afficher les ambitions les plus élevées, n’en déplaise à un contexte peu favorable.
“C’est une bonne question”, a-t-il ainsi répondu lorsque le site officiel du MotoGP lui a demandé s’il estimait le titre jouable. “Je pense que ça dépendra de mon adaptation à la nouvelle Aprilia. Si j’arrive à le faire rapidement et à trouver cette confiance en deux ou trois courses, tout peut arriver, parce que la moto fonctionne bien.”
Les blessures qu’il a cumulées l’an dernier lui ont fait manquer plus de la moitié du championnat et lui ont rarement permis de piloter à fond. Le Madrilène a également perdu une première saison avec Aprilia qui aurait dû lui permettre de s’adapter à la moto tout en l’orientant vers ses goûts personnels. Pour autant, il juge qu’il va pouvoir profiter de ce que l’équipe a pu réaliser en son absence.
“Maintenant, on a beaucoup de données de l’an dernier du côté de Marco [Bezzecchi], qui a un pilotage très similaire au mien. Je pense que si j’arrive à bien m’adapter et que je suis prêt rapidement physiquement, il y aura une option [sur le titre]”, a-t-il donc ajouté, rêvant déjà de se mêler aux favoris. “Je serai reconnaissant envers la vie si je peux me battre avec eux ! Il n’y a pas de plan B, je vais donner tout ce que j’ai pour retrouver la lutte avec ces gars-là.”
Les progrès d’Aprilia nourrissent sa confiance
S’il n’a assisté au test de la semaine qu’en simple spectateur, Martín a néanmoins observé une Aprilia très compétitive. “Je pense qu’on reprend où on s’était arrêtés, donc c’est bon signe. Je ne veux pas être trop optimiste, mais je sens que la moto fonctionne très bien. Ce sera surtout à moi de m’adapter à elle, comme la saison dernière. Je pense que la moto est un peu plus facile que celle que j’ai essayé à Valence, donc je suis content de ça.”
“Je ne veux pas être trop optimiste mais la nouvelle moto est légèrement meilleure que celle de la saison dernière”, a-t-il ajouté. “Maintenant, il faut juste ajouter certains détails et travailler dessus pour faire un peu mieux.”

Marco Bezzecchi (Aprilia Racing)
Photo de : Dorna
“Mon premier test sera en Thaïlande, pour comprendre le développement”, a précisé l’Espagnol, qui doit passer un contrôle médical ce lundi. Et malgré ce premier roulage manqué, il compte sur l’expérience qu’il a malgré tout pu acquérir l’année dernière pour vite se mettre dans le bain et profiter à son tour des progrès de la RS-GP.
“Je sais qu’Aprilia fait un travail incroyable dans le développement. Ce sera très intéressant d’être à 100% sur cette moto. J’attends vraiment ce moment avec impatience. Je pense que j’aurai un peu de mal dans les premières courses mais l’année est très, très longue et si la moto fonctionne bien et que je m’y habitue, je pense que je me battrai à l’avant.”
“La saison dernière, j’avais beaucoup de mal en qualifications mais c’est difficile de s’entraîner [sur ce point]. Quand on s’entraîne en supermoto ou une Superbike, on prend de gros risques pour faire un seul tour”, a souligné Martín. “Quand je connaîtrai la moto et que je saurai ce qu’elle fait, quelle est la limite, je pense que les chronos viendront. En termes de rythme et de pilotage, je ne suis pas loin des autres donc c’est peut-être juste une question de positon sur la grille.”
Massimo Rivola, PDG d’Aprilia Racing, a estimé “une bonne chose” que Jorge Martín soit présent en Malaisie, à un stade où il est important qu’il emmagasine le plus d’informations possibles. Mais comment rattraper le temps perdu ?
“Tout d’abord, c’est une bonne chose qu’il ait été là, pour comprendre la moto, au moins à partir des données, et la différence entre les deux. Mais ce que l’on apprend en pilotant est évidemment très différent”, a concédé le patron italien.
“Il pilotera s’il va bien. La priorité est de voir qu’il va bien et de l’avoir avec nous. Même si nous savons que les premières courses seront difficiles pour lui, la saison est longue et nous voulons le voir à 100% sur une Aprilia.”
Avec Vincent Lalanne-Sicaud
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| Lire l'article complet - Auteur de l'article : Léna Buffa |

