Nom de l’auteur/autrice :Lena Buffa

Moto GP

Pour Aprilia, Jorge Martín doit surtout croire en lui

Avant même d’être confronté cette année à un raz-de-marée émotionnel d’une force dévastatrice, Jorge Martín faisait partie des pilotes les plus prompts à assumer les doutes qui parfois les assaillent, et à parler ouvertement d’aide psychologique. La saison 2025, avec son lot de blessures, parfois graves et en tout cas déstabilisantes, a mis à rude épreuve sa solidité psychique, au point de le mener à envisager une rupture prématurée avec Aprilia.
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Artisan l’an dernier du recrutement de celui qui était en chemin vers le titre et incarnait le cap que le constructeur entendait passer en renouvelant son line-up, Massimo Rivola a dévoilé cette année un autre visage, celui du féroce défenseur des intérêts de son entreprise. Au printemps dernier, il a affiché toute la résistance dont il peut être capable pour contrer la tentative de fugue de son pilote, obtenant finalement que la situation rentre dans l’ordre.
Aujourd’hui, le PDG d’Aprilia Racing continue de penser que l’Espagnol doit encore se donner du temps, mais surtout retrouver sa force intérieure en effaçant les derniers des doutes qui l’ont envahi quant à sa capacité à retrouver sa vitesse.
“En tant que champion du monde, tout le monde s’attend à encore plus de sa part, mais il faut qu’il se donne du temps parce qu’il n’a pas besoin de montrer qu’il est rapide, tout le monde sait qu’il est super rapide. Parfois, quand on en veut trop, les choses se retournent contre vous. Il y a parfois un chemin à suivre”, défend Massimo Rivola.

Massimo Rivola et Jorge Martín
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

Bien conscient qu’il a recruté un champion du monde et leader naturel, finalement relégué au second rôle alors que Marco Bezzecchi a pris une nouvelle envergure, le patron de Noale fait confiance à l’intelligence de l’Espagnol pour trouver sa place malgré cette année manquée : “Je pense que ce sont tous les deux des garçons intelligents. Je pense que Jorge comprend qu’il y avait du potentiel chez son coéquipier et dans sa moto.”
“La première chose à laquelle Jorge a besoin de penser, c’est de croire en lui, de croire dans le fait que lui aussi peut y arriver”, affirme Massimo Rivola.
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Un apprentissage à reprendre
Pour croire en lui, Jorge Martín va devoir pouvoir compter sur une condition physique solide, ainsi que sur une meilleure compréhension de sa moto, sachant que ses nombreuses absences l’ont contraint jusqu’ici à se baser sur les réglages de son coéquipier. Son apprentissage encore incomplet doit enfin se finaliser durant cette intersaison, avant qu’il ait les moyens de redevenir le compétiteur qu’il est, lorsqu’il s’alignera sur les grilles en 2026.
“La situation de Jorge Martín a clairement été difficile parce qu’il y a eu plusieurs interruptions dans le processus d’apprentissage. Il est revenu alors que Marco était plutôt en forme. Pour un pilote super talentueux comme Jorge, qui est champion du monde, ce n’est pas facile d’accepter que l’on doit se battre pour progresser”, observe le directeur technique d’Aprilia, Fabiano Sterlacchini, dans une interview bilan pour le site officiel du MotoGP.

Jorge Martín (Aprilia Racing Team)
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

Les bases de ce travail ont été posées lors des quelques tests auxquels Martín a pu prendre part ces derniers mois, d’abord en septembre avec le dernier test post-course de la saison, puis en fin de championnat lorsqu’il est remonté en selle à Valence pour un Grand Prix aux airs d’essais grandeur nature, suivi par l’habituelle première journée de piste de l’intersaison.
“Au test de Misano, on a fait un travail assez intéressant avec Jorge, sur l’ergonomie mais aussi pour trouver une base sur la moto. Avec le format que l’on a, c’est très important d’être vraiment super performant dès les EL1”, explique Fabiano Sterlacchini, qui a vu le processus s’arrêter à nouveau avec l’accident du Japon.
“Maintenant, on travaille pour que Jorge soit aussi proche que possible des 100% en 2026. Il faut rester très calme et reconstruire les performances, petit à petit, accepter de souffrir au début, pour avoir quelque chose de solide, et pas quelque chose qui surviendrait sur une course pour une raison ou une autre.”
Avec Vincent Lalanne-Sicaud
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Bagnaia n’a qu’un souhait pour 2026 : “De la stabilité !”

Lorsqu’il était interrogé en fin de saison sur ce qu’il attendait pour 2026, la réponse de Pecco Bagnaia fusait sans laisser la moindre place au doute : “De la stabilité !”
Du côté de ses performances, c’est peu de dire en effet que 2025 a rimé avec instabilité, des hauts et bas pour le moins impressionnants, notamment en fin de championnat. Le pilote Ducati a terminé par cinq chutes consécutives le dimanche, si bien que la dernière fois qu’il a vu l’arrivée d’un Grand Prix c’était pour y triompher, au Japon, au mois de septembre.
Et si on élargit un tout petit peu le point de vue, le bilan n’est guère plus glorieux sachant que ce succès à Motegi constitue son seul podium du dimanche durant la seconde moitié du championnat, alors qu’il avait tant bien que mal réussi à obtenir plusieurs trophées durant la première moitié, à défaut d’être le candidat régulier à la victoire que l’on connaissait il y a peu.
Cette stabilité qu’il appelle de ses vœux, c’est aussi celle qu’il peut ressentir au guidon de la Ducati. Les deux sont évidemment liés, car c’est en n’étant plus que l’ombre de lui-même que Bagnaia a vu ses résultats s’effondrer. Dès les essais d’avant-saison, il a senti que quelque chose n’allait pas, qu’il ne retrouvait pas avec la version 2025 de la moto, pourtant née d’une évolution modérée du modèle précédent, ce qu’il aimait tant et lui permettait d’exploiter la plus grande force de son pilotage, les freinages.
“Franchement, je ne sais pas d’où est partie la difficulté. C’est clairement en Thaïlande que j’ai commencé à avoir vraiment plus de mal. En Malaisie, ça allait très bien”, a-t-il observé, perplexe quant à ces variations qu’il a pu subir d’une piste à l’autre. Et jusqu’au bout, tout est resté inexpliqué aux yeux de Bagnaia, de l’origine de ses difficultés à la source de quelques rebonds sporadiques, jusqu’à ce week-end soudainement si convaincant au cœur d’une seconde moitié de championnat qui avait tout d’une lente agonie.

Pecco Bagnaia a cumulé les chutes dans la dernière partie du championnat.
Photo de: Hazrin Yeob Men Shah / Icon Sportswire via Getty Images

“Une fois, au Japon”, il dit s’être senti comme l’année dernière. Le reste de la saison, il n’a pas perçu de grands changements dans ses sensations au guidon, même si sa compétitivité a pu varier à ce point. “Les sensations sont toujours les mêmes, ce sont juste les performances qui changent”, expliquait-il encore lors du dernier Grand Prix, à nouveau perdu dans le ventre mou du classement alors qu’il était en pole deux courses plus tôt.
“Quand je pilote, je sens tout le temps la même chose : pas d’arrêt, pas de turning et pas de freinage. Mais à Sepang, ça suffisait pour être en tête alors qu’à Phillip Island, ça me plaçait dernier, et [à Valence] 16e. Ça dépendait de la piste, des conditions. Les sensations ne se sont jamais améliorées.”
Une saison tout simplement “désastreuse”
Ce dont il avait profondément besoin, au moment d’entrer dans l’intersaison, c’était de “tracer une voie, commencer à avoir une base qui fonctionne comme ce à quoi [il] s’attend”, expliquait-il à Sky Sport MotoGP, diffuseur italien du championnat. “Je n’ai jamais réussi, dans aucune situation mis à part un test et une course, à me sentir bien, donc j’espère qu’on va réussir à retrouver les sensations de cette course-là.”
“J’espère vraiment que l’hiver va me permettre de remettre les compteurs à zéro et de repartir en tant que meilleur pilote”, priait Pecco Bagnaia au moment de refermer enfin le livre d’une saison qui l’a épuisé.
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“Je n’arrive pas à la qualifier, si ce n’est dire qu’elle a été désastreuse. Il n’y a rien d’autre à dire”, a-t-il pu analyser au sujet de cette saison passée très loin du niveau de compétitivité ayant fait de lui un double champion du monde MotoGP très récemment. “On a commencé avec l’idée de pouvoir gagner, et on a fini cinquième au championnat. Et seulement parce que la première partie de la saison s’est un peu mieux passée.”
“En termes de résultats, à partir de Brno, il y a vraiment eu beaucoup d’inconstance, beaucoup de difficultés pour obtenir de bonnes choses”, a-t-il ajouté, regrettant encore et toujours cette instabilité dans ses résultats comme dans ses sensations avec une moto à laquelle il ne s’est jamais vraiment adapté.
“Cette moto est assez similaire à celle de l’année dernière, alors je ne sais pas si le fonctionnement de quelque chose ne m’a pas permis de m’adapter à cette moto. Elle a toujours été très ardue pour moi, pour une raison quelconque je ne l’ai jamais assimilée.”
À présent, l’heure n’est plus aux questionnements redondants sur les causes d’une telle déroute, mais à l’assimilation d’une année dont il faudra malgré tout réussir à tirer des enseignements, et à la reconstruction d’un pilote qui doit pouvoir se relancer en retrouvant en 2026 la stabilité qui lui a tant manqué cette saison.

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On connaît la date de présentation des Ducati de VR46

C’est un nouveau rendez-vous à noter sur l’agenda pour le début de l’année 2026 : l’équipe VR46 Racing Team a annoncé que sa présentation officielle en vue de la nouvelle saison MotoGP se tiendrait le 14 janvier.
L’événement sera organisé à Rome, ville de naissance des deux pilotes de l’équipe transalpine que sont Fabio Di Giannantonio et Franco Morbidelli. Le lieu choisi est somptueux, puisqu’il s’agit de la Villa Miani, noble demeure située sur la plus haute colline de Rome et offrant une vue incomparable de la capitale italienne depuis ses jardins.
Il s’agira de la première présentation parmi les trois équipes alignant des Ducati, VR46 étant partenaire du constructeur italien avec dans son stand une moto de même spécification que celle d’usine, confiée à Di Giannantonio, et une autre datant de la saison passée, pilotée par Morbidelli.
Troisième équipe du championnat cette saison, la formation de Valentino Rossi regrette une certaine inconstance de ses pilotes, qui ont terminé sixième et septième avec un total de six podiums et de sept médailles en sprint à eux deux, mais sans aucune victoire à leur actif au contraire des deux autres équipes.
Toujours sponsorisée par le groupe indonésien Pertamina, le VR46 Racing Team annonce le thème de sa présentation de façon sibylline en évoquant une nouvelle moto “noire et lumière”, de toute évidence fidèle au jaune fluo emblématique de Valentino Rossi. L’équipe annonce aussi “d’importants changements” pour sa présentation en vue de ce qui sera sa cinquième saison dans la catégorie MotoGP.
 
Au vu des dates d’ores et déjà dévoilées, VR46 sera précédée par Pramac Racing, dont la présentation est annoncée pour la veille, depuis Sienne. L’équipe d’usine Ducati organise quant à elle son événement de lancement quelques jours plus tard, le 18 janvier, et Gresini Racing le fera à la fin du mois de janvier.
Comme cette année, un grand lancement collectif des équipes MotoGP sera par ailleurs organisé pour officiellement donner le coup d’envoi de la nouvelle saison. Il se tiendra à Kuala Lumpur les 6 et 7 février, c’est-à-dire entre les deux grands tests d’avant-saison prévus à Sepang et Buriram.
Les présentations MotoGP pour la saison 2026

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La présentation officielle du team Pramac programmée dans un mois

L’équipe Pramac Racing a dévoilé à son tour la date de sa présentation en vue de la saison 2026 du MotoGP. Et elle pourrait bien ouvrir le bal car la date fixée est celle du 13 janvier, soit dans à peine plus d’un mois, et il s’agit de la plus précoce que l’on connaisse pour le moment.
La formation dirigée par Paolo Campinoti a choisi de donner le la depuis Sienne, à deux pas de son fief de Casole d’Elsa, en Toscane. C’est l’Académie musicale Chigiana qui accueillera l’équipe et son nouveau duo de pilotes, Jack Miller, qui rempile pour un an, et Toprak Razgatlioglu, rookie très attendu.
Dans le décor somptueux de ce haut lieu de la musique symphonique, installé en plein cœur de la ville dans le palazzo Chigi-Saracini, Pramac aura l’honneur de lever le voile sur sa nouvelle moto, une Yamaha profondément renouvelée pour accueillir désormais un moteur V4 en lieu et place du quatre cylindres en ligne privilégié par le constructeur jusqu’à présent.
 
Pramac Racing réunira son équipe MotoGP et celle qu’elle engage dans la catégorie Moto2, et ce sera également l’occasion d’annoncer ses objectifs pour le championnat à venir, avec une volonté évidente d’améliorer son score de 2025. Championne du monde avec Jorge Martín l’année dernière et titrée chez les équipes en 2023, elle a dégringolé à la dernière place du classement des teams et au 17e rang chez les pilotes en faisant le pari de passer de Ducati à Yamaha.
À ce jour, on connaît donc trois dates de présentation d’équipes MotoGP pour la saison à venir. Le team d’usine Ducati se dévoilera en effet le 19 janvier, sur les hauteurs de Madonna di Campiglio, la station de ski à laquelle la marque est fidèle depuis des années. Après le duo Marc Márquez – Pecco Bagnaia, ce sera au tour d’Álex Márquez et de son coéquipier Fermín Aldeguer de lever le voile sur leurs Ducati, celles qui seront alignées par l’équipe Gresini Racing : rendez-vous est pris pour le 31 janvier, à Kuala Lumpur. Un lancement collectif des équipes MotoGP se tiendra également les 6 et 7 février dans la capitale malaisienne.
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Viñales diminué physiquement, mais mentalement plus fort que jamais en 2025

La saison 2025 restera comme la plus éprouvante de Maverick Viñales, touché par une blessure délicate qui, pour la première fois depuis qu’il court en MotoGP, l’a poussé à manquer des manches du championnat. Pourtant, l’Espagnol a fait preuve d’un mental semblant capable de résister à toute épreuve. Loin du Viñales fébrile d’il y a quelques années, le jeune trentenaire a su affronter la blessure, puis le report de son retour à la compétition avec une approche constructive.
Avant de se blesser, le nouveau pilote Tech3 avait déjà déployé l’état d’esprit le plus positif qui soit pour aborder les premières difficultés, celles qu’impliquait son adaptation à la KTM. C’est lui qui a réalisé le meilleur lancement de saison dans le quatuor de Mattighofen. Malgré le début d’année compliqué du constructeur et son manque de connaissance de cette moto, il s’est très vite illustré aux avant-postes et est même monté sur le podium dès le quatrième Grand Prix, avant d’en être privé par une pénalité relative à la pression de ses pneus.
L’essentiel était fait à ses yeux, car il s’était déjà prouvé pouvoir faire de grands choses avec une nouvelle moto, mais aussi être en capacité de dépasser les problèmes par la seule force de son pilotage, ce qu’une quatrième et une cinquième places dans les courses suivantes ont confirmé. C’est une période de l’année où sa performance inspirait ses coéquipiers, l’imposant naturellement comme l’exemple à suivre, et où son attitude, bien plus épanouie que par le passé, en a fait un leader moral dans le groupe.
À l’heure de conclure le championnat, Maverick Viñales n’avait donc qu’un mot à la bouche : le positif. “Je garde le positif. Quand j’étais au niveau, j’étais devant, je me battais avec les meilleurs, et c’est donc ce que je vais garder de cette saison. J’ai beaucoup appris et on a semé beaucoup de graines chez KTM”, observait-il pour le site officiel du MotoGP.

De toutes les années que j’ai passées en MotoGP, c’est celle où j’ai été le plus fort mentalement.

“De toutes les années que j’ai passées en MotoGP, c’est celle où j’ai été le plus fort mentalement. Ça m’apporte beaucoup pour l’année prochaine”, observait-il encore en rencontrant les journalistes espagnols au moment de boucler le dernier Grand Prix de la saison, celui qui a marqué son retour après deux phases distinctes de convalescence.

Maverick Viñales ne veut retenir que le positif de 2025.
Photo de : Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

“J’ai le sentiment d’avoir beaucoup progressé mentalement, surtout avec les [membres de l’équipe]. Au début de la saison, j’étais celui qui les poussais à continuer à travailler et à garder la foi, c’était quelque chose de nouveau pour moi. Donc j’ai été leur leader et d’une certaine manière, j’ai semé des graines, y compris pour moi. J’ai hâte d’être à l’année prochaine pour en tirer profit.”
Les premiers résultats obtenus cette année avec KTM agissent en effet comme une motivation supplémentaire pour Maverick Viñales, que l’on a senti tourné vers l’avenir à chaque étape qu’il a surmontée. “J’ai faim de bons résultats, du fait de courir devant et de donner le maximum, c’est quelque chose que je ne perds jamais”, martèle-t-il.
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“J’ai vraiment hâte d’être à l’année prochaine. Je veux m’améliorer et continuer à me développer. Je crois que nous tous, les 22 pilotes MotoGP, on a évidemment pour objectif de gagner, mais pour gagner il faut travailler dur. Je crois qu’au début de l’année, il est apparu très clairement comment on devait travailler, et KTM sait vers où aller. Il faut néanmoins les aider en tant que pilote et être un bon leader.”
L’hiver pour se reconstruire physiquement
Viñales s’est donc efforcé d’être ce leader, capable d’instaurer une dynamique constructive autour de lui, qu’il espère conserver l’an prochain. L’autre élément essentiel va bien sûr être de finir la guérison de son épaule blessée.
“Il est très important pour moi de bien travailler et de revenir en plus forme pour février. Je pense que j’ai assez de temps pour bien travailler”, estimait-il en terminant cette saison marquée par cette cassure en Allemagne, au moment de sa chute sous la pluie. Depuis, il a scellé un partenariat avec Jorge Lorenzo, qui l’accompagne dans son programme de rééducation et lui apporte ses conseils personnalisés pour récupérer la forme.
“Je ne sais pas si vous êtes fan de Son Goku, mais il entrait dans une capsule pour s’entraîner”, illustrait le pilote Tech3 en quittant Valence, fin novembre. “Alors il est temps pour moi d’entrer dans la capsule et de m’entraîner durement, de soulever des poids tout le temps, d’essayer de reprendre du muscle. Je pense que c’est l’une des priorités. Et dans le même temps, je veux aussi améliorer ma technique. L’année prochaine, je pense que tout le monde attendra beaucoup de moi, alors il faut que je m’améliore au maximum dans chaque domaine.”
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Comment KTM espère réveiller Binder grâce à un nouveau recrutement

Il y aura peu de changements parmi les chefs mécaniciens en 2026, mais néanmoins une restructuration importante chez KTM. Brad Binder est en effet dissocié de celui qui a été son responsable technique depuis des années, Andres Madrid, qui va désormais travailler avec Enea Bastianini.
Le remplacement à opérer auprès de l’Italien naît de la volonté d’Alberto Giribuola de s’associer à Toprak Razgatlioglu, nouveau venu en MotoGP via Yamaha et son équipe Pramac. Dès lors, décision a été prise de procéder à la séparation le plus tôt possible, si bien que Bastianini a connu une certaine instabilité à ses côtés durant la fin du championnat. C’est d’abord Xavi Palacin, déjà dans le team Tech3, qui a assuré l’intérim, avant l’arrivée de Thomas Foale, venu du test team KTM, lorsque l’Espagnol a été indisponible pendant quelques courses.
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Mais pour 2026, Bastianini repart donc sur une nouvelle association, avec celui qui a longtemps accompagné Binder, cette fois avec la volonté que leur duo permette d’apporter une certaine stabilité au pilote italien. Si Andres Madrid fait son entrée dans le stand Tech3, c’est que KTM a décidé de rompre son association avec Binder, dans l’équipe d’usine.
Le pilote sud-africain a maintenant pour chef mécanicien Phil Marron, déjà vu en MotoGP mais surtout récemment associé à Toprak Razgatlioglu en WorldSBK, où tous deux ont collaboré sur trois motos différentes. Le Turc aurait souhaité l’emmener avec lui chez Pramac Racing, néanmoins Yamaha a préféré que ses débuts soient accompagnés par l’expérience très prisée d’Alberto Giribuola.
Miguel Oliveira aussi aurait souhaité travailler avec le technicien nord-irlandais, maintenant qu’il remplace Razgatlioglu en WorldSBK, mais lui aussi a dû renoncer à son plan et sera finalement secondé par l’ancien pilote Andrew Pitt pour ses débuts dans le championnat.

Alberto Giribuola travaille à présent avec Toprak Razgatlioglu.
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

Phil Marron était donc très demandé, mais il obtient un poste d’importance dans ce jeu de chaises musicales, en rejoignant Brad Binder chez KTM. Celui-ci ne cache pas qu’il s’agit d’un changement de taille à ses côtés. “Je travaille avec Andres depuis 2015. Ça fait donc de très, très nombreuses années et il a été mon bras droit pendant tout ce temps”, décrit-il.
“Si les choses se passent bien, il est là, et si je suis en colère, c’est contre lui que je râle. C’est comme un frère pour moi, alors Andres va clairement me manquer, mais heureusement, il va à la porte d’à côté, pas très loin. Je dois le remercier pour tout ce qu’il a fait pour moi durant toutes ces années, c’est certain. C’est une légende et il va clairement me manquer.”
“Insuffler un nouvel élan” dans le stand de Binder
Phil Marron a une mission clairement annoncée : celle de permettre le rebond de Brad Binder, qui sort d’une saison très décevante. “Nous pensons que c’est un bon chef mécanicien”, estimait Pit Beirer, directeur de KTM Motorsports, interrogé sur ce sujet par le site officiel du MotoGP en fin de saison. “Nous voyons toujours le projet avec les quatre motos, avec les quatre pilotes. Nous avons perdu un chef mécanicien et nous avons pu trouver ce gars très fort, qui apporte de la confiance au pilote, c’est démontré.”
“Je pense que c’est un très bon signe qu’il soit avec nous. Le fait d’adapter un peu les choses autour de Brad va peut-être aussi l’aider à retrouver son niveau, parce que nous ne sommes pas heureux de voir Brad souffrir autant. Peut-être qu’il a besoin d’une sorte de motivation.”
Dans les colonnes de Speedweek, le responsable allemand va plus loin et évoque le “besoin de nouveaux capitaines pour insuffler un nouvel élan”. Dans le cas de Binder, il dévoile une véritable volonté, assumée, de renouveler les habitudes du pilote. “La question des chefs d’équipe est désormais réglée. Tout le monde n’était pas satisfait, mais c’est inévitable dans une grande organisation”, estime-t-il.

Beaucoup de choses n’étaient plus discutées. Il n’y avait jamais de disputes, une routine s’était installée.

“Nous avons conclu qu’un changement s’imposait avec Brad, car nous continuions à répéter les mêmes erreurs. Non pas au niveau de la technologie ou de la moto elle-même, mais au niveau de la stratégie. Quand partir, qui suivre et avec quel pneu ? Ce sont des points essentiels.”
“Brad et Andres sont devenus de bons amis ces dernières années, ils ont formé une équipe performante, mais ça voulait dire aussi que beaucoup de choses n’étaient plus discutées. Il n’y avait jamais de disputes, une routine s’était installée, et nous voulions changer cela.”

KTM a voulu rompre un binôme trop harmonieux entre Brad Binder et Andres Madrid.
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

“Nous apprécions énormément Andres et son travail, mais sa collaboration avec Brad a été telle que Brad a généralement eu la meilleure moto du week-end lors de la course de dimanche. Sauf que c’est trop tard. Nous pensons que Phil peut faire du bon travail, remettre Brad sur les rails au bon moment et lui redonner confiance.”
Un premier test réussi pour le nouveau binôme
Phil Marron a pris ses marques en marge du dernier Grand Prix en observant les dynamiques dans le stand KTM, avant de s’asseoir à la droite de Brad Binder pendant le test qui a lancé l’intersaison. Le pilote, qui pressentait que son nouveau chef mécanicien avait “plein d’idées géniales”, s’est étonné de réussir à passer en revue l’intégralité de son programme durant cette journée, en dépit des perturbations météo.
“J’ai aimé travailler avec lui, la journée s’est passée sans accroc. Même si on n’a eu, en gros, qu’une demi-journée, on a réussi à condenser tout ce qu’on devait essayer. Je suis très content des progrès qu’on a faits aujourd’hui”, se réjouissait-il alors.
“Franchement, on a réussi à tout passer en revue. J’en ai été très surpris. C’était plutôt bien, on n’a pas perdu de temps, on s’y est mis et on a tout fait. Donc une dernière journée de test très positive.”
Avec Vincent Lalanne-Sicaud
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Marc Márquez, un neuvième titre au “prix très élevé”

Au sortir d’une saison 2019 record durant laquelle rien, ou presque, ne lui avait échappé, Marc Márquez était loin d’imaginer qu’il lui faudrait six ans pour célébrer un nouveau titre. Pourtant, le premier Grand Prix du championnat 2020 a mis un coup d’arrêt brutal à un parcours brillant et l’a fait entrer dans un tunnel qui allait solliciter chez lui la plus grande force mentale.
Depuis ce sacre indiscutable qu’il avait obtenu avec Honda, tant de choses ont changé dans la dynamique du MotoGP. Les constructeurs japonais se sont effondrés, Ducati a pris le leadership et, dans son sillage, les autres marques européennes ont elles aussi surpassé Honda et Yamaha. De nouveaux noms ont émergé, remplaçant celui de Márquez au palmarès, tandis que celui-ci cherchait à sauver sa carrière, d’abord en réparant les séquelles majeures qu’affichait son bras.
Relancer sa carrière a supposé se séparer de son équipe de cœur, se bâtir une nouvelle famille sportive en acceptant de rejoindre pour un an une formation satellite pour se reconstruire. Plus aucun privilège, juste le pilote face à la meilleure moto du plateau et à lui-même pour juger s’il avait encore les qualités nécessaires pour retrouver les sommets. Une fois rassuré sur ce point, la saison 2025 réalisée au sein de l’équipe d’usine Ducati n’était plus que la concrétisation des efforts consentis.
“Le neuvième titre a été le plus recherché et celui pour lequel je me suis le plus battu. J’ai payé un prix très élevé pour y parvenir, à tous les niveaux, surtout physiquement et mentalement”, admet Marc Márquez dans une interview accordée au journal El Periódico.
“J’espère que mon retour servira d’inspiration à beaucoup de personnes, non seulement dans le monde du sport, mais aussi dans la vie quotidienne”, poursuit-il. “Quand tu es au sommet et que tu tombes, tu ne tombes pas par terre mais encore plus bas et il y fait très sombre. Heureusement, j’ai un super entourage qui m’a aidé à sortir de là. Ensuite, il faut travailler là-dessus, se faire confiance et continuer à s’améliorer jour après jour.”

Marc Márquez a validé le titre alors qu’il restait cinq Grands Prix à disputer.
Photo de : Ducati Corse

C’est peu de dire que la teneur du championnat 2025 a permis à Marc Márquez le meilleur de lui-même, avec un taux de réussite qui ne laissait aucune chance à ses adversaires et une supériorité déconcertante sur les deux pilotes qui disposaient de la même moto que lui.
“Je n’imaginais pas du tout avoir une si bonne année. J’espérais pouvoir essayer de me battre pour le titre, c’était l’objectif et je l’avais même dit, mais pas de cette façon, en validant le titre à cinq courses de la fin”, admet-il lui-même.
“À l’heure actuelle, je pense que c’est presque impossible à rééditer”, pressent déjà Márquez, “car entre les sprints et les courses, il y a beaucoup de points en jeu chaque week-end et ce n’est pas facile. On a fait une année très solide, avec quelques erreurs, mais en remportant de nombreuses courses.”
“Chaque année est différente. Même si une année s’est bien passée, ça ne signifie pas que la suivante sera pareil ou mieux. Normalement, c’est moins bon au début, car tout le monde vous observe, mais il faut qu’on travaille cet hiver pour être aussi préparés que possible, car il y aura des adversaires très coriaces. À la fois Álex, qui est vice-champion du monde, et Bezzecchi, qui a terminé l’année en bonne forme, et Pecco Bagnaia, qui est double champion du monde en MotoGP et dispose de la même moto. Une saison très intense nous attend, surtout la première moitié.”
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Le team Gresini annonce la date de sa présentation pour 2026

Si vous n’avez pas encore eu le temps de réaliser que la saison 2025 est terminée, il va falloir vous y faire vite et vous dépêcher d’ouvrir votre agenda de 2026 ! De premières dates commencent en effet à y apparaître, celles des essais de pré-saison et des Grands Prix qui constitueront le championnat, bien sûr, mais aussi celles des présentations officielles des équipes.
Ducati a ouvert le bal en annonçant jeudi que la présentation de son équipe d’usine se tiendrait le 19 janvier prochain, dans le cadre habituel de ses événements hivernaux qu’est la station de ski de Madonna di Campiglio. Aujourd’hui, c’est au tour des seconds du championnat, à savoir l’équipe Gresini Racing, d’officialiser un lancement prévu pour le 31 janvier. Rendez-vous pris à Kuala Lumpur, à 19h heure de la Malaisie soit 12h en France métropolitaine.
 
L’événement s’intégrera donc à l’agenda chargé d’une période qui verra s’enchaîner les essais de pré-saison et différents rendez-vous marquant le lancement du championnat. Les premiers tests de l’année auront lieu en effet du 29 au 31 janvier, avec un Shakedown à Sepang, comme toujours réservé aux rookies, aux pilotes essayeurs et aux titulaires bénéficiant du maximum de concessions.
Viendra ensuite le test collectif qui réunira tous les pilotes du 3 au 5 février, toujours à Sepang, avant un lancement officiel organisé par le MotoGP les 6 et 7 février à Kuala Lumpur. La caravane du championnat prendra ensuite la direction de la Thaïlande, pour un second test sur le circuit de Buriram les 21 et 22 février, puis dans la foulée le Grand Prix d’ouverture de la saison, à la fin du mois.
La saison prochaine, le team Gresini continuera à faire courir Álex Márquez et Fermín Aldeguer, mais cette fois avec une moto de même spécification que celle du team d’usine, confiée au vice-champion du monde en titre. Aldeguer, quant à lui, restera sur une machine vieille d’un an, au même titre que Franco Morbidelli chez VR46.
Nous découvrirons donc les couleurs des motos de l’équipe dirigée par Nadia Padovani juste avant la reprise des essais pour ses pilotes. La formation italienne, créée par Fausto Gresini, est redevenue indépendante en 2022 après avoir un temps soutenu le programme Aprilia, et s’est alors associée à Ducati avec succès.
Elle a obtenu ses meilleurs résultats cette année avec la deuxième place d’Álex Márquez au championnat pilotes, rendue possible notamment par trois victoires en Grand Prix et trois autres en course sprint. Gresini Racing a aussi gagné un autre Grand Prix avec Fermín Aldeguer, par ailleurs meilleur rookie, et terminé à la deuxième place du championnat des équipes.
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KTM fait rouler sa MotoGP de 850cc en préparation pour 2027 !

Après la crise financière traversée l’hiver dernier et l’instabilité générale qui a entouré son programme ces derniers mois, KTM ne cesse d’envoyer des signaux rassurants.
La marque a ainsi été la première à communiquer sur le début des tests de son futur moteur 2027 au banc d’essai, à son usine de Mattighofen, il y a deux mois. À l’époque, Pit Beirer, directeur de KTM Motorsports, s’était félicité d’un “timing parfait pour avoir la moto complète en piste très vite”, et il ne mentait pas.
La première version de la MotoGP conçue pour répondre au règlement technique de 2027 a en effet pris la piste cette semaine sur le circuit de Jerez. KTM y fait rouler ses deux pilotes essayeurs, Pol Espargaró et Dani Pedrosa, pour ce qui est le dernier test privé de la marque avant les fêtes.
En marge de cette séance de travail, Espargaró a dévoilé une brève vidéo de son roulage, expliquant qu’il se trouvait bel et bien au guidon de ce prototype destiné aux nouvelles règles qui renouvelleront le championnat dans un peu plus d’un an. “Vous entendez ça ? L’avenir vient tout juste de s’activer ! Notre 850cc est lancée et elle est ‘ready to race’ en 2027”, a légendé le pilote espagnol, reprenant au passage le slogan de KTM.
 
En 2027, le MotoGP passera d’une cylindrée de 1000cc à 850cc, adoptera des carburants à 100 % d’origine non-fossile, éliminera les correcteurs d’assiette, réduira fortement les appendices aérodynamiques, et adoptera enfin un nouveau manufacturier pneumatique. Autant d’éléments qui ont la capacité de modifier la hiérarchie entre les marques et qui vont centraliser l’attention des ingénieurs dans le développement menés au cours des prochains mois.
Avec comme nouvel actionnaire Bajaj Auto après une restructuration de son management, KTM a reçu l’été dernier le feu vert pour avancer sur ses projets de course, en dépit des difficultés traversées. On sait néanmoins qu’un plan d’économies est prévu afin de continuer à assainir les finances du constructeur, avec des dépenses réduites au niveau des frais généraux, ce qui touchera à la fois la compétition, les opérations et l’administratif. On ignore en revanche dans quelle mesure le MotoGP sera impacté et ce que cela dira de l’avenir au-delà de 2026 d’un programme qui s’appuie aujourd’hui sur deux équipes.
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Comment la saison 2025 a plongé Bagnaia dans un cercle de négativité

Quiconque aime la course moto, et même le sport en général, ne peut qu’avoir ressenti de la compassion pour Pecco Bagnaia durant la dernière partie du championnat. En sept Grands Prix, il a abandonné six fois, concluant même sa saison en se faisant emmener dans les graviers, totalement impuissant, dès le premier tour de l’ultime course.
C’est ainsi que s’est terminée une année on ne peut plus éprouvante pour le pilote italien. Lui qui, l’hiver dernier, s’entendait rappeler par son nouveau coéquipier, Marc Márquez, que courir dans l’équipe d’usine Ducati impliquait forcément de se battre pour le titre, il a très vite été exclu de cette lutte, débordé dès les premiers Grands Prix par le duo des frères espagnols qui ont pris le pouvoir, l’un sur la même moto que lui et l’autre avec une machine de l’an dernier.
Malgré un succès au printemps, obtenu à Austin lorsque Marc Márquez a fauté sur une piste pourtant taillée pour lui, Bagnaia a vite quitté le devant de la scène. Il a néanmoins réussi à être un visiteur régulier des podiums durant la première moitié du championnat, ce qui expliquait qu’il soit relativement bien installé au troisième rang du classement général lorsque le cap de la mi-saison a été atteint. En revanche, durant la seconde partie, il n’allait plus y monter qu’une fois, à l’occasion d’une victoire aussi éclatante qu’inexpliquée au Japon.
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Au fil des mois, et alors que Marc Márquez avait enclenché la vitesse supérieure en réalisant une très longue série de succès, cette incapacité de Pecco Bagnaia à retrouver les résultats qu’il réalisait depuis quatre ans s’est faite de plus en plus pesante, décuplée par une quête visiblement insoluble de la cause de ses difficultés.
“On arrive à la fin de la saison fatigués, épuisés”
À chaque Grand Prix, du jeudi au dimanche, il a dû s’en expliquer auprès des médias, subir un flot de questions identiques aux quatre coins du monde sur ce qu’il ne parvenait pourtant pas lui-même à s’expliquer. Son équipe a même par moments tenté de l’en protéger en annulant son point presse, pourtant un rendez-vous immuable de chaque journée de GP.
D’une piste à l’autre, il a aussi, avec son staff technique, exploré les différentes solutions possibles, en vain. L’Italien a donc avoué avoir terminé le championnat éreinté, atteint par ce qui a été un cercle vicieux, entre fatigue et négativité.
“C’est clair qu’avec une saison comme celle-ci, et vu comment les choses se sont passés dans la dernière partie, on arrive à la fin de la saison fatigués, épuisés”, décrivait-il à Sky Sport MotoGP, “et tout le monde fait des erreurs. Moi, j’en ai fait beaucoup et parfois il arrive aussi que l’équipe en fasse. C’est normal. On est humains, ça peut arriver.”

Pecco Bagnaia (Ducati Team) a fini par reculer au cinquième rang du championnat.
Photo de: Shameem Fahath / Motorsport Network

Alors que le dernier Grand Prix a encore été marqué par une chute dès le premier tour de l’ultime course – son sixième abandon en sept GP, avec en tout six chutes et une rarissime crevaison en Malaisie – ainsi que différents problèmes, dont une panne d’essence due à un mauvais calcul du carburant embarqué en qualifications, Bagnaia a accueilli chacun de ces derniers revers sans colère, semblant accepter son triste sort.
Très compréhensif à l’égard de son équipe, il a refusé de monter en épingle l’erreur humaine qui lui a valu de mal se qualifier, et a plutôt fait preuve de recul pour analyser une période qui n’aura été qu’une succession de coups durs. “Je pense que la négativité n’est jamais la clé et quand on commence à avoir des pensées négatives, on les attire. Je pense que c’est ce qui nous est arrivé. Tout le monde était fatigué et la saison a été plutôt dure pour tous, longue”, a-t-il rappelé.

Quand on commence à avoir des pensées négatives, on les attire. Je pense que c’est ce qui nous est arrivé.

“Quand on prend du plaisir pendant la saison, même si elle est longue, on arrive à la dernière partie plutôt facilement. En ce qui nous concerne, on visait l’une des deux premières places au championnat et il s’est passé ce qui s’est passé, et l’équipe a commencé à être fatiguée, comme moi, et c’est difficile de travailler dans cette situation. J’ai fait des erreurs, beaucoup, comme le fait de ne pas réussir à être rapide à ma première tentative en qualifs [à Valence], et l’équipe en a fait une aussi. Ça fait partie du travail.”
Deux jours plus tard, à l’issue du test qui lançait l’intersaison, Bagnaia affirmait que l’atmosphère avait changé, grâce à des sensations enfin meilleures avec le prototype de la Ducati de 2026. “Je suis très content parce que les chronos de ce test ont été extrêmement rapides. Ça aurait été bien de réussir à les faire pendant le week-end, ou en général d’avoir ces sensations avant, mais je les ai trouvées alors je pars en vacances en étant clairement dans un meilleur état d’esprit que dimanche”, expliquait-il à sa chaîne nationale.
Et c’est tout le mal que l’on peut souhaiter à Pecco Bagnaia, qui depuis quatre ans avait affiché un taux de réussite impressionnant, avec à la clé deux titres et deux deuxièmes places au championnat. Plus qu’un simple renouvellement des forces en présence, le recul si net qui a été le sien cette année laisse le sentiment qu’un champion, qui plus est n’ayant pas changé de constructeur, ne méritait pas de subir de telles difficultés.
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Jorge Martín déterminé à réussir la suite de son mariage avec Aprilia

D’un premier gros accident le 5 février, à l’entame des essais d’avant-saison, jusqu’au vol d’un vélo d’une valeur de 20 000€ en marge du dernier Grand Prix, c’est peu de dire que l’année 2025 n’a pas ménagé Jorge Martín. L’Espagnol a à peine eu le temps de métaboliser son titre de champion du monde qu’il a plongé dans une année cauchemardesque, surtout marquée par une accumulation de blessures.
Il est passé par toute une palette d’émotions, souvent très négatives, au point d’avoir une réaction inattendue au printemps en cherchant à se détacher de son contrat avec Aprilia. Si l’information avait pu surprendre dans un premier temps, Aleix Espargaró avait averti les médias interloqués : le tsunami émotionnel traversé par l’Espagnol pouvait expliquer bien des choses.
“Personne dans cette pièce, et pas même moi, ne peut comprendre à quel point il a souffert pendant les deux ou trois premiers mois de l’année, à cause des blessures, de la frustration. Quand on est dans cette position, on ne sait jamais ce qu’on va faire, ce que notre tête va décider. Il faut respecter ça”, avait expliqué celui qui est son ami proche et avait tenté de lui apporter autant de sérénité que possible après son grave accident du Qatar.
C’est là, alors qu’il avouera plus tard avoir craint pour sa vie en plus d’avoir dû supporter une douleur physique extrême, qu’est née chez Jorge Martín cette volonté de rupture. Il ne lèvera que pudiquement le voile sur la souffrance psychique qu’il a endurée, quelques mois plus tard au moment où son retour sur la grille marquait la fin du cauchemar, mais force est de constater qu’il a, à 27 ans, traversé l’épreuve extrêmement rude, difficilement perceptible pour quiconque.
Tout cela explique donc ce tremblement de terre initié par Martín au mois de mai et qui a largement animé les coulisses des courses jusqu’à ce qu’il se résolve à renoncer à toute tentative de rupture du contrat de deux ans qui le lie à Aprilia. La suite n’a pas été exempte de difficultés, avec notamment une énième blessure cet automne, néanmoins le pilote a stabilisé sa relation avec le constructeur.

Ma philosophie maintenant, c’est que quand je prends une décision, je vais au bout de cette décision.

Lorsqu’il a repris la compétition, cet été, il a clarifié qu’il resterait bien en poste pour la seconde année de son contrat. Et après avoir assisté à la montée en puissance d’Aprilia et aux victoires que ses acolytes ont pu décrocher, l’Espagnol a trouvé un nouveau moteur, à savoir une volonté, peut-être par orgueil ou par désir de réussir son challenge, de se mêler lui aussi aux succès du constructeur. Alors, il l’affirme : il est aujourd’hui fermement ancré dans cette équipe et incarne bel et bien Aprilia.
“Je dois remercier Aprilia parce qu’ils comprennent ma situation à présent, on sait parfaitement quel est le plan et on est ensemble là-dedans”, expliquait-il au moment de refermer cette saison si mouvementée.

Doucement mais sûrement, Jorge Martín a créé du lien avec son équipe.
Photo de : Aprilia Racing

“Ma philosophie maintenant, c’est que quand je prends une décision, je vais au bout de cette décision. Je crois que j’ai un groupe formidable autour de moi, qui va se battre pour moi et on verra ce qui se passera à l’avenir mais pour le moment je suis pilote Aprilia, c’est ma décision et je vais me battre pour ça jusqu’au bout.”
S’il n’a pas été le moteur des performances qui ont rapproché Aprilia de Ducati, Jorge Martín a bien l’intention de contribuer aux ambitions élevées qui se dessinent pour la saison prochaine. “Vous pouvez voir les résultats, ils parlent d’eux-mêmes. C’est incroyable d’être dans une marque qui pourra se battre pour le championnat l’an prochain selon moi. C’est l’objectif et je suis vraiment heureux d’être dans cette famille”, promet-il.
Récemment, Massimo Rivola, PDG d’Aprilia Racing, assumait faire de Marco Bezzecchi sa priorité à l’heure où approchent les discussions pour les contrats 2027. Concernant Jorge Martin, il soulignait ne pas vouloir se précipiter, désireux de voir d’abord son pilote finir de trouver sa place dans son équipe et lever ses derniers doutes.
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Victoire de Bagnaia, abandon de Rossi : week-end animé au Ranch de Tavullia !

Comme chaque année, l’hiver est marqué par un événement à part dans le calendrier des courses : les 100 km dei Campioni, compétition de flat-track organisée au Ranch de Valentino Rossi, à Tavullia. Pour sa 11e édition, l’événement a retrouvé sa date traditionnelle de fin d’automne, après des reports en janvier ces deux dernières années. Mais il a surtout vu triompher le binôme Pecco Bagnaia et Augusto Fernández (formé, comme les autres, par un algorithme !) dans la course qui clôturait ces deux jours de festivités.
Chaque année, le programme est immuable, avec des essais et qualifications, puis deux courses en individuel, la Sprint et l’Americana, avant celle de 100 km (50 tours) disputée en binômes et offrant le plus grand spectacle, avec départ au sprint et glissades à gogo sur la terre du Ranch.
 
Vendredi, c’est Valentino Rossi qui s’est imposé dans l’épreuve Sprint, puis Elia Bartolini dans l’Americana. Client régulier des premières places dans ces confrontations, ce dernier, ancien du Moto2, a battu des pilotes que le public MotoGP commence à bien connaître : Diogo Moreira, champion du monde Moto2 et nouveau pilote LCR Honda dans la catégorie reine, et Nicolò Bulega, pilote Ducati en WorldSBK et désormais impliqué dans le développement MotoGP.
Samedi, Moreira s’est encore illustré dans la course relais que tout le monde attendait. Vainqueur de la dernière édition avec le pilote de Supermoto Thomas Chareyre, le Brésilien a toutefois dû s’incliner alors qu’il était associé à Federico Fuligni, pilote en WorldSSP, battus par ce nouveau duo Bagnaia-Fernández. Et malgré leur neuvième place sur la grille de départ, les deux hommes ont su tirer leur épingle du jeu pour se hisser vers la première position et résister à leurs poursuivants.
 
Parmi les autres pilotes présents ce week-end au Ranch, on peut citer les représentants du MotoGP qu’ont été Luca Marini (3e), Pedro Acosta (4e), Marco Bezzecchi (10e) et Jack Miller (abandon), ainsi que quelques noms des autres catégories mondiales comme David Alonso, Senna Agius, Barry Baltus et Celestino Vietti, aux côtés de spécialistes du dirt-track, entre autres. Franco Morbidelli, membre de la VR46 Riders Academy, n’a pas pu participer à cause de sa récente blessure à la main.
Quant au maître des lieux, Valentino Rossi, il a abandonné samedi après une chute de son binôme, Mattia Casadei, alors qu’ils s’étaient qualifiés en deuxième position. Avec six victoires des 100 km au fil des éditions et, cette année, un succès dans la course Sprint, son honneur reste sauf malgré tout !
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La phrase de Dall’Igna qui a “beaucoup aidé” Márquez

Leur association était particulièrement attendue, celle du plus grand champion de sa génération et de l’ingénieur inspiré qui a su relever Ducati pour en faire le mastodonte actuel. Gigi Dall’Igna a travaillé avec de grands pilotes au cours de son parcours, mais Marc Márquez représentait incontestablement la quintessence de ce qu’il pouvait expérimenter, un pilote capable de décupler les performances d’une moto déjà au-dessus du lot.
Les voir s’associer cette année dans l’équipe d’usine du constructeur était certainement l’une des principales curiosités de la saison, et le résultat a été largement à la hauteur des attentes si l’on en juge par l’écrasante série de victoires de Márquez sur la Ducati et son sacre évident, à cinq Grands Prix de la fin du championnat.
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Dans une interview bilan réalisée par le site officiel du MotoGP, Marc Márquez révèle pourtant que le grand compétiteur qu’il est a pu douter en de rares occasions où, la typologie de la piste n’aidant pas, il est apparu moins compétitif qu’ailleurs. L’ingénieur Dall’Igna a alors révélé des qualités de gestion humaine qui ont fait la différence.
“Avec Gigi, on travaille ensemble mais sa mentalité est la meilleure pour être le patron d’une équipe parce qu’il organise tout de la bonne manière, il contrôle les choses comme il faut”, explique le pilote espagnol.
“Il y a un circuit sur lequel j’étais, et je disais ‘je suis nul ici, je suis nul !’. Et alors il m’a dit : ‘Tu n’es jamais nul. Tu peux être plus ou moins bon, mais tu n’es jamais nul.’ Cette phrase m’a beaucoup aidé. On est pilotes, mais on est aussi humains, et il y a bien sûr des pistes sur lesquelles on a des doutes. Et la pression est là, on est dans une équipe d’usine, dans l’équipe Ducati Lenovo, il faut se battre pour le championnat.”

Silverstone est la piste sur laquelle Marc Márquez a eu le plus de mal cette saison : il y a malgré tout décroché deux podiums.
Photo de: Ducati Corse

Dans la première partie du championnat, Marc Márquez a plusieurs fois exprimé ses doutes en abordant certaines pistes sur lesquelles il se sentait moins à l’aise, en dépit du statut de favori qui lui était systématiquement assigné. Le GP du Qatar l’avait déjà grandement rassuré, puisqu’il a contré ses propres pronostics en y raflant tout, en revanche la manche britannique a constitué une première baisse de réussite – certes relative, mais notable à son échelle.
À la suite du passage par Silverstone, Márquez a passé un cap en enchaînant sept Grands Prix lors desquels il n’a cédé aucune victoire, ni en sprint, ni en course longue. À l’heure de se retourner lui-même sur une année si riche, Gigi Dall’Igna salue un “incroyable championnat” de la part de l’Espagnol. “Il est le premier pilote Ducati à avoir remporté 15 victoires consécutives en sprint et en GP, le premier à être monté sur le podium pendant 11 courses consécutives et le premier à avoir terminé la saison avec plus de dix victoires en sprint et en GP”, énumère-t-il.
“Mais ce qui est tout aussi important, voire plus, c’est que son retour, le fait qu’il soit revenu sur la grille, initialement dans une équipe satellite, sa persévérance et son enthousiasme, sont le reflet d’une ambition qui n’est pas économique, mais celle d’un champion qui a fermement voulu retrouver les sensations perdues au cours de sa véritable odyssée de ces dernières années.”
“L’étincelle dans ses yeux est le signe d’une aventure qui est humaine bien avant d’être sportive”, salue le directeur général de Ducati Corse, “vécue avec l’humilité d’un pilote qui estime avoir toujours quelque chose à apprendre. La volonté déterminée d’un débutant et l’expérience d’un vétéran : il est un exemple pour tous et c’est un honneur pour l’équipe d’usine de l’avoir à bord.”
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Zarco pilote le plus souvent à terre dans un plateau qui chute moins

Avec 349 chutes cumulées dans la catégorie MotoGP au cours des 22 week-ends de course de cette saison d’une longueur record, la tendance aux accidents est restée sensiblement la même que l’an dernier. Il y a même eu une légère réduction de la moyenne par week-end, passée de 16,75 à 15,86, bien que le total soit plus élevé qu’en 2024. C’est donc le signe d’une tendance à la baisse qui se confirme d’année en année, puisque la moyenne en 2023 était de 17,9 chutes par Grand Prix.
Force est de constater cependant que les blessures ont explosé. La moitié des 22 pilotes titulaires a en effet enregistré au moins un forfait au cours de cette saison, même Maverick Viñales qui n’avait jamais pourtant manqué une course depuis son arrivée en MotoGP. Certains ont dû composer avec de graves lésions, longues à guérir, qui ont plusieurs fois chamboulé la grille en poussant les cinq marques à faire appel à leurs remplaçants.
Luca Marini tient une place à part parmi ces pilotes, sachant que le grave accident dont il a été victime au printemps l’a été dans le cadre d’essais en vue des 8 Heures de Suzuka, et non lors d’une épreuve MotoGP. Il est même longtemps resté le seul à ne connaître aucune chute dans le cadre d’un Grand Prix, avant d’en enchaîner trois lors des trois dernières manches. On retiendra aussi que certains forfaits ont été déclenchés par des maladies et non des accidents, à l’image de l’intoxication alimentaire ayant conduit Enea Bastianini à l’hôpital juste avant le GP d’Allemagne.
Qui est tombé le plus cette saison ?
Le plus grand nombre de chutes revient cette année à Johann Zarco : le Français est parti à la faute 28 fois au cours de la saison ! Sur l’ensemble des catégories du championnat du monde, seuls deux pilotes ont fait plus, David Almansa (31) et Cormac Buchanan (35), tous deux en Moto3. Ce qui frappe surtout, pour Zarco, c’est qu’il s’agit de près du double de l’an dernier (15), ce qui dénote si besoin était les difficultés qui ont été les siennes en dépit de sa victoire cette saison.
En MotoGP, Zarco devance Jack Miller (25 chutes), suivi de près par Álex Márquez et Franco Morbidelli (23 chacun) et Joan Mir (22). Les autres pilotes sont sous la barre des 20.
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Si l’on fait les comptes par constructeur, c’est Ducati qui comptabilise le plus grand nombre de chutes cette saison, et de loin puisque la marque en compte 95, un score somme toute logique avec six titulaires engagés et deux remplaçants mobilisés. Pour les autres marques, comptant quatre motos fixes sur la grille ainsi qu’un ou deux pilotes supplémentaires en tant que wild-card ou remplaçant ponctuel, le nombre d’accident est stable, autour d’une soixantaine.
Rapporté au nombre d’engagements sur la saison, la moyenne est pratiquement identique pour toutes les marques, avec 0,70 chute/GP ou à peine plus, alors que l’on notait l’an dernier de grandes disparités puisque la fourchette allait de 0,48 pour Yamaha à 1,10 pour KTM.
Enfin, on retiendra que c’est au GP de France que les chutes ont été les plus nombreuses, pas moins de 70 au cumul des trois catégories, dont 31 en MotoGP et notamment 13 rien que pour la course principale ! Rien de très étonnant si l’on se souvient des conditions météo ayant frappé le circuit Bugatti du Mans ce jour-là. Johann Zarco en était sorti grand vainqueur : comme quoi, le nombre de chutes sur l’ensemble de la saison ne dit pas forcément tout !

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Bulega rêve de MotoGP mais veut mériter sa place

À 26 ans, Nicolò Bulega a fait un retour inattendu dans le paddock des Grands Prix moto, et pas à n’importe quelle place. Pilote Ducati en WorldSBK, il a été appelé en renfort pour monter sur la moto championne du monde et remplacer Marc Márquez lors des deux dernières manches de la saison.
Il y a quatre ans pourtant, Bulega avait opéré un changement de carrière en rejoignant les dérivées de la série. Lui qui fut champion du monde Junior et avait entamé sa carrière en Grand Prix par une première saison prometteuse, en 2016, avec plusieurs podiums et, à la clé, la septième place du championnat Moto3, il avait progressivement vu sa cote s’étioler. Jamais vainqueur avec la plus petite cylindrée mondiale, il n’a pas eu plus de succès en Moto2 et, après trois ans dans l’une et l’autre des catégories, il avait fait ce pari, souvent synonyme de départ sans retour
Pourtant, Bulega est en train de prouver qu’il en tire tout le bénéfice possible. Son passage par le Supersport lui a valu de décrocher un titre mondial, ainsi qu’un guidon dans le team d’usine Ducati en WorldSBK. Les deux saisons disputées dans ces conditions l’ont vu prendre le leadership de cette équipe et se battre pour le titre, résistant par deux fois à Toprak Razgatlioglu jusqu’à la finale du championnat.
Avec le passage annoncé du MotoGP aux pneus Pirelli, son profil intéresse particulièrement Ducati, qui a assorti la prolongation de son contrat en WorldSBK d’un rôle de pilote essayeur en Grand Prix afin de préparer cette transition l’an prochain. Ses deux Grands Prix en tant qu’intérimaire sont venus compléter son CV, avec des performances dont il n’a pas eu à rougir au vu de son manque d’expérience avec la Desmosedici.
“Franchement, j’étais assez nerveux quand j’ai rejoint le paddock Superbike”, avoue à présent le pilote italien. “Quand vous allez en Supersport, c’est votre dernière chance, il faut l’exploiter à 100%, alors je ne pensais qu’à gagner le championnat, puis ensuite aller en Superbike et essayer d’être rapide.”
“Et je l’ai fait ces trois dernières années, j’ai gagné le championnat [WorldSSP] puis j’ai fait deux fois vice-champion du monde en Superbike derrière Toprak. Donc franchement, les dernières années ont été très bonnes et maintenant c’est vraiment bien d’être de retour ici sous ces couleurs.”

Nicolò Bulega
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

Quinzième des deux Grands Prix dont il a pris le départ, à Portimão et Valence, Nicolò Bulega a terminé satisfait de ce qu’il est parvenu à réaliser avec la Ducati GP25 : “Sans avoir jamais essayé la moto et étant donné qu’ils en sont tous à leur 20e course et très forts, ça aurait été stupide de penser que je pouvais faire plus, à mon avis. Alors je suis assez content, et maintenant que j’ai passé un peu plus de temps sur la moto, je comprends certainement mieux ses mécanismes.”
“Je rentre chez moi avec un sourire plus large”, soulignait-il après également avoir pris par au test de Valence, la semaine dernière, dans la foulée de ses courses. “C’est toujours difficile pendant un week-end de course parce qu’on n’a pas de temps, mais en faisant les choses plus calmement, on a montré qu’on pouvait beaucoup progresser. J’en suis content.”

Le rêve de tout pilote est d’aller en MotoGP, et c’est le mien aussi.

La suite, ce seront les essais auxquels Ducati le convoquera pour préparer une moto 2027 la mieux adaptée possible aux pneus Pirelli. “Si ça ne tenait qu’à moi, je serais prêt dès demain, mais Gigi [Dall’Igna] décidera quand sera le premier test”, a glissé un Nicolò Bulega gonflé à bloc en repartant du paddock MotoGP.
“C’est une expérience importante, être dans une équipe officielle permet d’apprendre beaucoup de choses. Mais pour les tests que je ferai l’année prochaine, la moto sera très différente parce qu’elle n’aura pas de variateurs de hauteur, elle aura des pneus Pirelli, les ailerons seront redimensionnés, donc je ne pense pas que j’aurai les mêmes sensations”, anticipe-t-il d’ores et déjà.
Mais alors que Toprak Razgatlioglu va désormais lui laisser la voie libre en WorldSBK et faire ses grands débuts en MotoGP, Nicolò Bulega se prend-il à rêver à un retour en Grand Prix par la grande porte ?
“Le rêve de tout pilote est d’aller en MotoGP, et c’est le mien aussi. Je vais travailler dur pour y arriver”, promet le protégé de la VR46 Riders Academy.
Il sait toutefois que les candidats ne manquent pas, et particulièrement s’il veut retrouver les Grands Prix avec Ducati. “Ce sera dur, c’est sûr”, confirme-t-il, cité par GPOne. “L’équipe rouge, c’est ce qui se fait de mieux, comme Ferrari en auto. Mais il est tôt pour en parler. Personnellement, j’ai compris que je veux mériter ma place et non pas l’obtenir pour me la raconter auprès de mes amis. Si je fais du MotoGP, c’est pour le faire bien.”
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Moto GP

Les premiers essais hivernaux ont clarifié les idées chez KTM

L’unique journée de test à laquelle les titulaires ont pu se soumettre avant d’entrer dans la trêve hivernale a pris une valeur des plus importantes. Bien que réduite de moitié à cause de la météo, elle se devait d’être exploitée au maximum par les constructeurs, car déjà essentielle pour certaines validations en vue du prochain championnat.
Chez KTM, le mot d’ordre était avant tout de trouver une certaine cohésion, après une saison marquée par d’importantes disparités entre ce qu’ont pu produire les pilotes. Après un début de championnat porté par Maverick Viñales, étonnamment bien adapté à une moto qu’il ne connaissait pas, c’est Pedro Acosta qui a pris le leadership de manière incontestable, éclipsant Brad Binder, pourtant le plus expérimenté à Mattighofen, ainsi qu’un Enea Bastianini empêtré dans des questionnements restés insolubles.
À l’issue de ce test, réalisé la semaine dernière à Valence, les commentaires laissaient penser que KTM avait réussi à faire en sorte d’avoir les idées claires pour la suite. C’est le cas notamment de Viñales, très positif quant aux bases posées. “On a les idées claires quant à ce dont la moto a besoin, la direction à prendre est très claire”, affirmait-il ce jour-là au micro du site officiel du MotoGP.
“C’est une façon très différente d’aborder les choses par rapport au test de l’année dernière. Je pense que maintenant, tout est beaucoup plus organisé et que l’on a les idées claires quant à la direction à prendre”, s’est félicité celui qui a rejoint KTM en provenance d’Aprilia il y a un an.

Maverick Viñales
Photo de: KTM Images

“Le problème de l’année dernière, c’est que je suis monté sur la moto sans la connaître”, rappelait le pilote Tech3, “puis Sepang avait très dur pour moi parce que je n’avais pas trouvé les sensations. Mais maintenant, je comprends très bien où je dois aller, donc ce sera beaucoup plus facile d’en arriver à la bonne moto pour être compétitif.”
Pedro Acosta voyait essentiellement dans le test une opportunité de faire converger les retours des pilotes et les prévisions des ingénieurs. “Maintenant, l’usine va devoir analyser toutes les données et voir si nos commentaires sont vraiment corrélés”, résumait-il à sa descente de moto.
Pour Viñales, ce point est déjà acté : “On a essayé différentes directions au niveau de l’aérodynamique, donc je pense qu’on a une idée claire avec KTM de la direction à prendre. C’était l’une des clés de la journée. D’après ce que j’ai compris, les quatre pilotes l’apprécient. Ça facilite beaucoup les choses, le fait que tout le monde aille dans la même direction.”
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Les grandes lignes des solutions aérodynamiques étaient en effet au cœur du programme de KTM, avec des validations urgentes à effectuer à l’usine dès cette semaine. “Je crois que les commentaires de tous les pilotes sont plus ou moins les mêmes, et c’est mieux comme ça pour KTM”, a également confirmé Enea Bastianini.
L’Italien était pourtant sur la réserve quant à l’ensemble du travail mené, affichant une voix quelque peu dissonante par rapport aux commentaires de ses collègues. “Je m’attendais à mieux, au sens où l’on n’a malheureusement eu que trois heures et demie à notre disposition. On a beaucoup travaillé, il a fallu qu’on comprenne des choses et surtout les choisir pour l’année prochaine. Comme toujours, certaines choses ont bien fonctionné et d’autres n’étaient pas encore tout à fait au point.”
“Nous savons ce que nous recherchons”
Lorsque la presse espagnole lui a demandé, à la fin de cette journée de piste, de quoi a besoin KTM, Pedro Acosta n’y est pas allé par quatre chemins. “D’une demi-seconde”, a répondu que l’on a de plus en plus vu aux avant-postes cette année, mais sans parvenir à s’imposer. Puis, précisant ce qu’il fallait selon lui pour y parvenir, l’Espagnol a détaillé : “Il faut beaucoup de choses, mais au final, il faut que [la moto] soit un peu plus complète.”
“On sait qu’on est très forts au freinage et en sortie de virage, mais il faut qu’on soit plus constants pendant les courses, avec moins de hauts et de bas au cours d’une même course, et ça nous permettra, au moins, d’être constamment sur le podium. On y est parvenus en cette fin d’année, mais j’espère que le niveau augmentera encore un peu l’année prochaine, car cette année, on a été beaucoup plus rapides que l’année dernière.”

Pedro Acosta
Photo de: KTM Images

Après cette première journée de piste avec le matériel de 2026, les pilotes titulaires n’auront plus que cinq jours de test les menant au coup d’envoi du championnat, en février prochain, autant dire que le compte à rebours est déjà enclenché. Face à cette contrainte, le directeur technique, Sebastian Risse, a jugé cette première étape “très productive, mais aussi très intense” du fait de la réduction du temps de piste imposée par la météo.
“Heureusement, nous avons été en mesure de très bien exploiter le reste de la journée, et nous nous sommes principalement focalisés sur les pièces que nous allons devoir homologuer, donc l’aérodynamique, et aussi sur celles que nous devrons préparer pour la saison prochaine car les délais seront très courts entre le prochain test et la première course.”
“Il nous fallait prendre des décisions au sujet des plus gros composants matériels et des options dont disposaient les pilotes, et nous l’avons plutôt bien fait. Nous savons ce que nous recherchons et nous avons pu prendre des décisions qui nous permettent de bien nous préparer pour Sepang.”

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Moto GP

Mission reconstruction pour Jorge Martín cet hiver

Lorsque le paddock a pris ses quartiers sur le circuit Ricardo Tormo pour sa finale, Jorge Martín avait déjà, depuis bien longtemps, tiré un trait sur le moindre objectif. Pourtant, il a mis un point d’honneur à être présent pour ce dernier Grand Prix de la saison, afin d’emmagasiner l’expérience d’un week-end de course, puis du test qui y faisait suite.
Il ne s’agissait pas d’obtenir le moindre résultat probant, et c’est d’ailleurs volontairement que le pilote Aprilia s’est contenu dans les phases de tours qualifs, puis écarté au départ de la course avant de rentrer au stand à mi-parcours.
“Ce qui est important, c’est de comprendre que je m’entraîne pour la suite”, a expliqué le pilote au site officiel du MotoGP, évoquant un “risque biologique vraiment grand” s’il venait à tomber à nouveau. “De mon point de vue, je ne suis pas en compétition ce week-end, et ça n’est pas facile parce que je suis un compétiteur et que je veux tout le temps être devant, mais il faut vraiment comprendre ça et rester très calme.”
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Le champion du monde 2024 est bel et bien parvenu à garder ce calme qui paraît pourtant opposé à sa personnalité, et a donc bouclé ces quelques jours avec les batteries rechargées. Le but était de reprendre ses automatismes sur la moto et de commencer à préparer 2026, ce que les 149 tours et près de 600 km cumulés sur le petit circuit Ricardo Tormo l’ont aidé à faire.
Moralement, Jorge Martín avait aussi besoin de mettre ce point final à une année cauchemardesque, en vivant une dernière course avec ce numéro 1 qui ne lui a absolument pas porté chance. “Ça a été une saison très dure, mais je voulais la terminer, être ici, faire des tours et la course dimanche, et commencer à préparer 2026”, résumait-il sur le moment, frustré par sept semaines sans piloter la moindre moto.

600 km pour clore la saison sur une note positive.
Photo de: Hazrin Yeob Men Shah / Icon Sportswire via Getty Images

“Mentalement, ça a été un peu difficile parce qu’avec la saison qui se termine, je ne savais pas si je voulais venir ou attendre l’année prochaine, mais au final je voulais retrouver mon équipe et aussi les fans, ici, en Espagne. C’était très important pour moi de venir”, ajoutait le pilote.
Fatigué mais plutôt content de ce qu’il a réussi à livrer sur la moto, le Madrilène a senti que la suite peut être prometteuse. “Dès que je me sentirai à 100% physiquement, je pourrai piloter en prenant plus de risques”, a-t-il anticipé. Et d’assurer aussi ne pas être échaudé par ses blessures, parfois graves, qu’il a dû surmonter : “J’ai toujours eu la volonté de courir. Ce serait bien pire si, une fois blessé, je ne voulais pas remonter sur la moto.”

J’espère que cet hiver va me permettre de vraiment clore cette saison.

Déconnecter puis faire en sorte d’être “plus que prêt”
Maintenant que cette page est tournée, et alors qu’il assure être mentalement au point, Jorge Martín n’a qu’une mission : poursuivre son processus de récupération jusqu’à la reprise, fixée pour les tests de février. “Je suis content d’enfin terminer cette saison”, soufflait-il en rangeant son casque à Valence.
La première phase qui s’est ouverte est celle du repos, nécessaire après quatre grosses blessures en l’espace de sept mois : “Normalement, j’arrive toujours à la fin de la saison très fatigué mentalement, mais c’est encore plus le cas cette année. On peut croire que j’étais à la maison, en train de me reposer, mais c’était l’opposé.”
“J’ai travaillé bien plus d’heures que ce que j’ai l’habitude de faire dans une saison normale, donc je vais déconnecter pendant quelques semaines, profiter de la bonne nourriture espagnole, j’en ai vraiment besoin. Et je vais aussi arrêter un peu cet entraînement quotidien, c’est nécessaire.”

Jorge Martín va enfin profiter d’un peu de repos.
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

Très vite, cependant, Jorge Martín sait qu’il va devoir reprendre sa préparation, afin de se donner les meilleures chances de rebondir l’an prochain. “Il y a beaucoup de travail, y compris physiquement. Quand je roule, ça va, mais je ne me sens pas à 100%. Et mentalement, quand on roule en gardant une marge pour ne pas tomber, on ne peut pas vraiment prendre confiance.”
“J’espère que cet hiver va me permettre de vraiment clore cette saison et d’avoir les idées claires en ce qui concerne ma mentalité en vue de la saison prochaine, pour pouvoir pousser”, soulignait le pilote, surtout focalisé sur ce qu’il doit retrouver physiquement. “Je dois juste me remettre, ne plus avoir mal, c’est le principal. Quand je roule, j’ai toujours mal dans le dos, aux côtes, à la main, à la clavicule, à l’épaule… C’est très dur de piloter comme ça.”
“Je vais essayer de déconnecter un peu parce que je suis fatigué et que j’ai besoin de ce moment. Mais ensuite, je vais essayer d’être plus que prêt pour la saison prochaine. Ce sera une saison très intense et j’espère être en très bonne condition physique pour pouvoir me battre.”
Les dates des essais hivernaux MotoGP

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Moto GP

La déception de Raúl Fernández, sans nouveautés d’Aprilia pour le test

Raúl Fernández a terminé la saison en force, avec notamment une victoire en Australie et une solide deuxième place lors du dernier Grand Prix, à Valence. Pourtant, deux jours après ce podium, il a constaté que le matériel ne se bousculait pas dans son stand pour le test important qui marquait le début de l’intersaison.
Alors qu’Aprilia attirait l’attention avec de multiples et audacieuses nouveautés aérodynamiques, Trackhouse n’a pas participé à ces évaluations. Ai Ogura, a reçu un nouveau châssis, que Fernández utilisait déjà depuis un certain temps, et l’Espagnol a dû se contenter de travailler sur ses réglages électroniques et un échappement.
“On s’est concentrés sur le fait d’essayer d’améliorer notre package. On n’a rien reçu du côté d’Aprilia. Je sais qu’ils avaient un nouveau package aéro à essayer mais il faut qu’on voie s’il a plu à Marco et Jorge, ils l’ont essayé tous les deux”, expliquait Raúl Fernández en concluant sa journée.
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Il a beau se dire satisfait de ce qu’il a essayé, le pilote espagnol a jugé sa journée “plutôt étrange” en l’absence de matériel, et on sentait sa contrariété de ne pas avoir plus de nouveauté à évaluer. Ainsi, à la question de savoir s’il était un peu déçu, il n’a eu d’autre choix que de l’admettre : “Un peu, oui. […] Je suis toujours disposé à aider Aprilia, les personnes qui travaillent au sein de l’équipe, et si elles veulent essayer des choses avec moi, je suis le premier à le faire sans problème.”
Fernández a signé le meilleur temps de cette journée d’essais collectifs, s’affichant à une demi-seconde de la pole position du Grand Prix et 27 millièmes plus rapide que Bezzecchi.
“Davide m’a dit qu’il fallait qu’on tire le maximum de notre package, et je pense qu’on a fait un bon test”, a ajouté le pilote. “Ça ne dépend pas de moi. Je crois en Davide et en Aprilia. Ce qu’il y a de bien avec Davide, c’est qu’il pousse toujours à fond pour moi. Et comme il me l’a dit, il faut qu’on tire le maximum de notre package. Alors j’essaye de faire le maximum avec ce que j’ai sur la moto.”

Raúl Fernández (Trackhouse Racing)
Photo de: Dorna

“Dans l’ensemble, ce test a été positif pour nous”, a jugé Noè Herrera, chef mécanicien de Raúl Fernández. “Nous n’avions pas beaucoup de nouvelles pièces cette fois-ci, juste quelques améliorations au niveau de l’échappement, quelques stratégies de carburant pour les courses difficiles et certaines pièces qui ne nous ont pas apporté de performances supplémentaires, mais qui ont allégé la moto, ce qui est une amélioration.”
“Nous avons aussi essayé une stratégie visant à préserver les pneus pour les courses difficiles comme celle-ci, mais nous devons analyser cela correctement car nous n’avons pas constaté de bénéfice direct. Il ne s’agit pas vraiment de changements majeurs, nous avions juste besoin de comprendre si ces petites nouveautés fonctionnent pour Raúl, et faire en sorte d’être prêts à démarrer à Sepang avec, espérons-le, un nouveau package.”
Avec Rubén Carballo Rosa
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