Marc Márquez retient de 2025… des leçons qu’il garde pour lui !

Extrait de cet article : post publié sur Motorsport.com

La saison 2025 aura été celle du retour de Marc Márquez au sommet, au prix d’un effort colossal dont lui-même, pourtant dur au mal, mesure l’ampleur. Il l’admet aisément, parmi les neuf titres qu’il a conquis, il s’agit de celui lui ayant coûté le plus cher, ayant mobilisé une résistance physique et une force mentale extrêmes pour dépasser les lourdes séquelles d’une grave blessure au bras datant de l’été 2020.

Après quatre opérations et une longue convalescence, mais aussi le déchirement de devoir quitter son constructeur de cœur pour gommer les doutes qu’il pouvait nourrir à son sujet en tentant de piloter la première moto du plateau, Márquez a obtenu la seule réponse qu’il attendait : oui, il est encore capable de réaliser des prouesses au guidon d’une moto et d’en exploiter tout le potentiel pour gagner courses et championnats.

Pour se réinventer de cette façon, celui qui avait toujours été pilote Honda et semblait devoir rester indissociable de la marque japonaise jusqu’à la fin de sa carrière a dû se battre contre lui-même. Il a connu le doute jusqu’aux premières manches de ce championnat, ayant expliqué avoir puisé dans une phrase de Gigi Dall’Igna les dernières onces de confiance qui pouvaient lui manquer. On comprend entre les lignes à quel point cela a pu être un tournant dans la saison.

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“Le Grand Prix le plus important pour moi a été celui du Qatar”, explique-t-il dans une interview bilan pour le site officiel du MotoGP. “Je sortais de celui d’Austin, où j’avais fait une grosse erreur, et au Qatar… pom pom ! Trente-sept points à nouveau, le sprint et la course principale, dans ce qui était un circuit difficile pour mon pilotage. C’est là que j’ai commencé à réaliser que c’était mon année.”

Il a beau avoir manqué la victoire lors des trois Grands Prix suivants, du moins le dimanche, Marc Márquez avait gagné une assurance devenue inébranlable. Il allait ensuite être invaincu pendant sept week-ends d’affilée, quel que soit le format de course, et s’approcher irrémédiablement de ce titre, devenu son seul moteur.

Je me suis battu contre moi, et c’était la lutte la plus difficile. Au fond de moi, c’est plus qu’un championnat.

S’il a distancé ses adversaires un à un, c’est surtout son voisin de stand qui en a souffert, un Pecco Bagnaia de plus en plus perdu. Mais on a le sentiment que c’est essentiellement une lutte personnelle qu’a livrée l’Espagnol, jusqu’à le mener à ce qui restera certainement comme sa belle victoire absolue.

“Je me suis battu contre tout. Je me suis battu contre moi, et c’était la lutte la plus difficile. J’ai changé beaucoup de choses pour y arriver. Au fond de moi, c’est plus qu’un championnat”, décrypte-t-il. “C’est un Marc différent. Je ne dirais pas que c’est le meilleur Marc, parce que l’autre gagnait aussi. Mais c’est le même Marc, avec des points forts différents. On peut dire que j’ai des armes différentes désormais, une condition physique et une mentalité différentes, et il faut s’adapter. On ne peut plus piloter de la même façon qu’en 2013.”

Après une telle aventure, Marc Márquez dit avoir appris et pourrait donc se révéler plus redoutable encore. Sauf qu’il ne dira pas quels ont été ces si précieux enseignements… “Je tire des leçons de cette saison. Je ne vais pas vous dire lesquelles parce que mes adversaires de l’année prochaine peuvent écouter cette interview ! Le plus important, au fond, c’est la vitesse. Si vous avez la vitesse, si vous êtes rapide, la situation est plus simple à contrôler.”

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Lire l'article complet - Auteur de l'article : Léna Buffa
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