Razgatlioglu anticipe une contribution modeste au développement de la Yamaha

Extrait de cet article : post publié sur Motorsport.com

Le MotoGP entre dans la dernière année d’un cycle réglementaire. Le développement de la majorité des constructeurs est déjà tourné vers les changements de 2027, avec en plus une interdiction de faire évoluer leur moteur cette année, justement pour pouvoir consacrer leurs ressources au futur règlement. La situation est néanmoins différente chez Yamaha.

Le constructeur japonais reste le seul à disposer des concessions de catégorie D, ce qui lui permet d’apporter des modifications à son moteur. Et Yamaha ne s’en prive pas, avec un changement radical qui va voir le quatre cylindres en ligne céder sa place à un V4, qui sera amené à évoluer pendant l’année afin de permettre à la marque d’acquérir de l’expérience avec cette architecture.

C’est dans ce contexte particulier que Toprak Razgatlioglu va faire ses débuts en MotoGP. À près de 30 ans, le Turc possède une riche expérience mais il l’a construite en WorldSBK, avec des contraintes techniques très différentes. Il a donc conscience qu’il devra passer par un sérieux travail d’adaptation avant de pouvoir apporter des commentaires pertinents.

“Je pense qu’on va beaucoup progresser en Malaisie parce qu’on a un test de six jours”, s’est réjoui Razgatlioglu lors de la présentation 2026 de Pramac, faisant référence au fait qu’il va pouvoir participer au Shakedown avant le test collectif de Sepang. “Yamaha va apporter de nouvelles choses. Mais on verra bien, c’est ma première année et il va peut-être falloir qu’on essaye beaucoup de choses. Si je pilote une Superbike, tout est facile, mais le MotoGP c’est complètement différent.”

Toprak Razgatlioglu, Pramac Racing

Toprak Razgatlioglu au test de Valence.

Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

“Tout le monde me demande à quel point MotoGP et Superbike sont différent, et je dis toujours qu’ils le sont complètement”, a-t-il insisté. “C’est le cas en particulier au niveau des pneus. Il faut que je m’adapte à ces pneus. Quoi qu’il en soit, on a le temps. Je vais tout tester et essayer de trouver comment être rapide.”

Razgatlioglu ne se sent pas encore au niveau

Razgatlioglu a néanmoins senti qu’il était attentivement écouté par Yamaha lors de ses premiers tests fin 2025, après l’annonce de sa titularisation, et il se félicite de pouvoir déjà apporter sa pierre à l’édifice. Il reconnaît néanmoins que le constructeur devra dans un premier temps plutôt faire appel aux expérimentés Fabio Quartararo, Álex Rins et Jack Miller pour le travail de développement, pendant qu’il travaillera sur son adaptation au championnat.

“En ce qui concerne le développement, ça s’est bien passé quand on a fait le test et tout le monde m’écoute, c’est très important. Certes, je n’ai pas d’expérience en MotoGP mais j’explique à l’équipe ce que je ressens et tout le monde essaye de trouver la voie à suivre. C’est très bien.”

“Tout le monde essaye les nouvelles pièces et la moto, et je crois qu’ils sont ouverts chez Yamaha, ils écoutent tous les pilotes et c’est très bien”, a ajouté Razgatlioglu. “Mais je suis nouveau et quand j’ai essayé la M1 pour la première fois, bien que je n’aie pas d’expérience, j’ai simplement dit ce que je ressentais.”

Toprak Razgatlioglu, Pramac Racing, et son chef mécanicien, Alberto Giribuola

Toprak Razgatlioglu a déjà pu apporter ses commentaires à Pramac et Yamaha.

Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

“Je pense que Yamaha doit d’abord voir avec les pilotes d’usine, comme Quartararo, et ensuite peut-être se concentrer sur moi parce que je n’ai pas d’expérience avec cette moto. J’apprends tous les jours.”

“Je vais peut-être me sentir différent des autres pilotes mais il vaut mieux que Yamaha écoute tous les pilotes, car on a tous des styles différents. C’est très bien pour moi que mon équipe et Yamaha m’écoutent, ça me motive.”

“On verra. Je vais simplement me concentrer sur mon pilotage et il faut que je change les réglages de la moto pour qu’ils me conviennent. En Malaisie, je vais simplement me concentrer là-dessus et j’espère trouver quelque chose parce que j’ai besoin d’être un peu plus fort pour commencer.”

Avec Léna Buffa

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Lire l'article complet - Auteur de l'article : Vincent Lalanne-Sicaud
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