MotoGP : la règle qui va tout changer après une chute

Extrait de cet article : post publié sur Auto-moto | MotoGP

En MotoGP, chaque chute racontait souvent une seconde histoire : celle d’un pilote se battant pour repartir, aidé par un commissaire, sous les applaudissements du public. Cette époque est désormais révolue. À l’aube de la nouvelle saison, la FIM a décidé de frapper fort en modifiant le règlement sportif, avec une règle qui pourrait profondément changer la physionomie des courses… et leur dramaturgie.

Désormais, après une chute ou un problème technique, un pilote ne pourra plus être poussé pour redémarrer sa moto si le moteur s’est arrêté, que ce soit sur la piste ou dans une zone de dégagement comme le rallye Motorsport.com.

Le règlement est très clair : « Après une chute ou un problème technique, toute machine ne tournant plus, sur la piste ou dans les zones de dégagement, sera immédiatement emmenée par les commissaires derrière la première ligne de protection, où les commissaires peuvent assister le pilote en soulevant et/ou en maintenant la moto tandis que des réparations et/ou des ajustements sont effectués. »

Les ajustements sont strictement encadrés : « Toute réparation ou tout ajustement doit se faire derrière la première ligne de protection, c’est-à-dire dans la voie de service, le pilote travaillant seul sans assistance extérieure à l’exception de celle apportée par les commissaires. »

Seule exception : « Les commissaires peuvent assister le pilote en poussant la moto afin que le pilote la fasse redémarrer dans la voie de service. Aucune machine ne peut être redémarrée à la poussette du côté piste de la première ligne de protection. »

Une règle votée en novembre dernier par la commission de sécurité, qui s’applique au MotoGP mais aussi à l’ensemble des championnats sur piste gérés par la FIM, dont le WorldSBK. Paul Duparc, directeur sportif de la CCR, assume pleinement ce choix : « Nous sommes conscients que cette règle pourrait initialement présenter des difficultés, mais sa raison principale est de minimiser l’exposition de nos commissaires de piste au danger. »

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Márquez et Bagnaia valident le changement en MotoGP

Cette décision met fin à des scènes devenues emblématiques en MotoGP, souvent incarnées par Marc Márquez. L’Espagnol, connu pour son acharnement à repartir coûte que coûte, avait encore marqué les esprits au GP du Portugal 2024 après son accrochage avec Pecco Bagnaia.

Pourtant, malgré leurs approches différentes, les deux pilotes Ducati se rejoignent aujourd’hui. « Je suis d’accord parce qu’au final, c’est une mesure de sécurité », explique Marc Márquez.

« J’ai lu que ça ne s’appliquait que lorsque le moteur se coupe. Ce sera parfois difficile pour les commissaires, mais si les règles disent qu’on ne peut pas rejoindre la piste si la moto se coupe, alors c’est clair. Ce sera comme ça pour tout le monde. »

Même son de cloche chez Pecco Bagnaia : « Je pense que c’est un bon changement pour la sécurité. On ne pourra plus pousser la moto si elle s’est coupée, seulement si elle tourne encore. Franchement, je n’ai jamais eu la chance de Marc, ma moto s’est toujours cassée quand je suis tombé. Il faudrait que je la tienne plus ! »

En MotoGP, la survie après une chute ne se jouera plus à la poussette, mais à l’anticipation. Désormais, garder le moteur en vie pourrait valoir bien plus qu’un tour d’honneur… un vrai coup de démarreur pour le championnat.

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Pour résumer

La FIM introduit une règle majeure en MotoGP : impossible de redémarrer une moto arrêtée côté piste après une chute. Objectif sécurité, commissaires protégés. Une décision saluée par Márquez et Bagnaia, qui pourrait changer radicalement la gestion des chutes et des courses.

Rédacteur

Dylan Ragot

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