Morbidelli curieux de se frotter à la GP25 : “Ça ne m’inquiète pas”

Extrait de cet article : post publié sur Motorsport.com

La version 2025 de la Ducati restera dans les annales comme la moto ayant ramené Marc Márquez au titre, lui qui a su la dompter à la perfection pour afficher une domination nette sur le championnat. Mais cette moto est aussi celle qui a plongé Pecco Bagnaia dans un océan de doutes, confrontant à d’insolubles difficultés celui qui était jusqu’ici la référence chez Ducati.

Tout au long du championnat, Bagnaia n’a cessé de chercher à retrouver les sensations qui étaient les siennes jusqu’alors avec la moto italienne, cette force au freinage qui avait fait de lui un pilote redoutable. Depuis qu’il a accédé à la victoire, en 2021, il avait été quatre fois de suite en lutte pour le titre dont deux fois avec le titre à la clé, mais il s’est soudainement effondré.

Si l’on a beaucoup focalisé sur cette baisse radicale des performances de Bagnaia, rendue d’autant plus visible par ses couronnements récents et aussi sa cohabitation avec Márquez, la GP25 a en réalité également mis son troisième pilote en difficulté, en l’occurrence Fabio Di Giannantonio. Dans l’équipe VR46, le Romain a lui aussi peiné à retrouver toute sa confiance au guidon de la Ducati et ses quatre podiums ont eu un goût de trop peu.

Lire aussi :

Cette année, ils seront quatre parmi les six pilotes Ducati à bénéficier du dernier modèle en date, à savoir Marc Márquez et Pecco Bagnaia dans le team d’usine, Fabio Di Giannantonio chez VR46, et aussi Álex Márquez chez Gresini. Les deux autres hériteront de la GP25, dont il y a tout lieu de penser qu’il pourrait s’agir d’un cadeau empoisonné.

Franco Morbidelli veut néanmoins afficher sa confiance, alors qu’il va passer de la GP24, considérée comme la moto parfaite, à cette GP25 qui a pu paraître traîtresse en entrée de virage et erratique d’un Grand Prix à l’autre.

“Je ne suis pas tellement inquiet. Avant toute chose, je suis curieux d’essayer la moto, curieux de voir ces différences, de les percevoir par moi-même et de comprendre concrètement à quel point il y en a et dans quelle mesure je les sens ou pas”, explique le pilote italien.

Franco Morbidelli, VR46

Franco Morbidelli parviendra-t-il à dompter la Ducati GP25 ?

Photo : Media VR46

“Donc je suis surtout très curieux. Ça ne m’inquiète pas, parce que c’est une moto fantastique. C’est une moto qui a gagné pratiquement toutes les courses l’année dernière et qui a obtenu aussi de très bons résultats avec Diggia et Pecco. Alors je suis fier de l’enfourcher et curieux de sentir les différences.”

Questionné pour savoir si son coéquipier et son comparse de la VR46 Riders Academy lui ont donné des conseils avant de passer à la GP25, Morbidelli ajoute : “Diggia ne m’a rien dit, mais j’ai évidemment lu les déclarations et ce que tout le monde  surtout Diggia et Pecco  a dit au sujet de la moto de 2025.”

“J’ai hâte de l’essayer par moi-même et de voir quelles sensations elle me donne, de voir si je ressens ce qu’ils ont décrit. J’espère que non, j’espère juste ressentir de légères différences, mais réussir à les exploiter afin d’en faire un outil me permettant d’améliorer mes performances.”

Des difficultés qui ont pesé pour Di Giannantonio

De son côté, Fabio Di Giannantonio va donc passer à la version 2026 de la Ducati, avec le double espoir de pouvoir contribuer à la validation du package pendant les tests d’avant-saison  ce qu’il a manqué l’an dernier après s’être blessé lors des tests  et de réussir à exploiter cette machine pour renouer avec le succès.

“La saison dernière a été particulière, surtout par rapport au fait que l’on était soutenus par l’usine et que j’étais pilote d’usine, parce qu’on a rencontré beaucoup de difficultés avec la nouvelle moto. Ça a beaucoup pesé”, explique le Romain, sixième du championnat mais seul pilote Ducati avec Morbidelli à ne pas avoir gagné une course.

“Le fait de conserver le même staff pour deux années de suite, en ayant déjà des données éprouvées, est certainement en soi un grand pas en avant. On n’a pas besoin de recommencer, d’apprendre à se connaître ni de chercher à comprendre ce qui fonctionne bien ou mal. On va déjà avoir une bonne base. Et je suis certain que Ducati travaille beaucoup aussi pour essayer de nous fournir une moto qui soit, disons, plus prévisible d’une condition à une autre.”

Lire aussi :

Votre avis nous intéresse !

Qu’aimeriez-vous voir sur Motorsport.com ?

Répondez à notre enquête en 5 minutes.

– L’équipe Motorsport.com

Lire l'article complet - Auteur de l'article : Léna Buffa
Retour en haut