Extrait de cet article : post publié sur Motorsport.com
Aujourd’hui encore, Marc Márquez décrit le championnat qu’il a remporté l’an dernier comme la réussite ultime, celle d’avoir surmonté le cauchemar dans lequel l’avait plongé sa blessure de 2020. Mais sitôt assuré du titre, l’Espagnol s’est à nouveau blessé, victime d’une fracture et d’une lésion ligamentaire dans l’épaule droite, et on ne l’a plus revu au guidon d’une MotoGP depuis début octobre.
Alors qu’approche la reprise, les nouvelles fraîches de sa condition physique qu’a pu donner Márquez ce lundi, lors de la présentation de l’équipe d’usine Ducati, étaient donc très attendues.
“Encore une fois, j’ai vécu un long hiver”, a-t-il expliqué lorsque le site officiel du MotoGP l’a interrogé sur le sujet, depuis Madonna Di Campiglio. “Ça a été un peu plus dur que ce à quoi je m’attendais. Ça n’était pas mal au début, mais ensuite il y a eu quelques difficultés qui ont un peu retardé mon retour sur une moto.”
Passées ces difficultés, qu’il ne détaillera pas même si une opération imprévue s’est ajoutée, Márquez a finalement repris l’entraînement, et notamment roulé à moto – en motocross fin décembre puis sur une sportive pour piste il y a une dizaine de jours. On l’a vu enchaîner les tours sans donner de signes extérieurs de faiblesse.
Néanmoins, le champion en titre sait précisément ce qui lui manque. “La résistance”, a-t-il expliqué aux journalistes réunis à la présentation, à laquelle assistait Motorsport.com.
“Par exemple, j’arrive à très bien rouler pendant un jour, à un niveau normal, mais le second jour je perds beaucoup. Ça veut dire qu’il faut continuer à travailler, et essayer de travailler sur les longues distances”, a anticipé Marc Márquez, attendu sur la Ducati GP26 dans deux semaines, pour le premier test collectif de l’année, à Sepang.
“Je peux déjà prédire qu’en Malaisie, je me sentirai super bien le premier jour – même si la Malaisie est un test difficile pour tous les pilotes – mais c’est précisément ce qui est le plus difficile à contrôler, le passage du premier deuxième jour, ou le fait d’enchaîner deux jours à la gym. Le deuxième jour, je n’arrive pas à être bien performant, alors que l’année dernière j’y arrivais bien.”
“On verra, il reste un mois et demi [avant le début du championnat] et je pense être en bonne voie. En tout cas, pour piloter une moto sur une journée, je suis déjà revenu à mon niveau normal.”
Encore un mois et demi pour finaliser sa récupération
S’il pense aujourd’hui être en bonne voie, Marc Márquez s’inquiétait encore récemment de ses sensations physiques. “Si vous m’aviez posé la question il y a deux semaines, je vous aurais dit que c’était comme ci, comme ça. Comme dans toute convalescence, il y a des hauts et des bas, et je commence maintenant à me sentir de mieux en mieux. Je ne sais pas à quel pourcentage je suis, car je ne sais pas où se situera mon 100%. Je pense que ce sera comme avant mais il faut que j’analyse ça et on verra.”

Bientôt la reprise pour Marc Márquez, mais dans quel état de forme ?
Photo de : Ducati Corse
“Encore une fois, j’ai vécu un long hiver, difficile mentalement parce que j’ai fait beaucoup de séances de kiné et de gym en soulevant de petits poids. Petit à petit, je me sens mieux et je peux dire qu’en Thaïlande je serai proche d’être à 100%. C’était l’objectif et je pense y arriver.”
Malgré ces longs mois de convalescence et la lenteur qu’il a pu ressentir avant de retrouver ses moyens, Márquez est sûr d’une chose : sa vitesse pure n’est pas remise en question. Ce que les prochaines semaines devront en revanche confirmer, c’est qu’il va bel et bien parvenir à franchir le dernier cap pour allier performance et résistance, et ainsi être véritablement prêt à affronter les Grands Prix.
Mon point faible, c’est mon physique, donc si j’en prends soin, la vitesse est là.
“Au début, le premier jour où j’ai roulé, j’étais évidemment très rigide et je n’avais pas la vitesse. Sur un tour seul, j’avais la vitesse si je le voulais, mais pas sur une longue distance. Maintenant, petit à petit, je commence à avoir la vitesse”, a-t-il souligné, montrant une approche constructive de cette période délicate.
“C’est ce que j’ai compris avec ma dernière blessure : si je me sens bien physiquement, la vitesse est là. C’est pour ça que ça ne m’inquiétait pas de manquer le test de Valence, ni la course de Valence, parce que mon point faible, c’est mon physique, donc si j’en prends soin, la vitesse est là.”
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| Lire l'article complet - Auteur de l'article : Léna Buffa |
