Ducati: un champion du monde envoie un message fort à Bagnaia pour 2026

Extrait de cet article : post publié sur Auto-moto | MotoGP

Interrogé par La Gazzetta dello Sport, l’Américain ne cherche pas à contourner le sujet. Pour lui, les difficultés rencontrées par Bagnaia ne s’expliquent pas par une seule cause, mais par une accumulation de facteurs dans un MotoGP devenu impitoyable.

« Je pense que c’est une combinaison de tout cela. La compétition est tellement serrée qu’entre être en tête et être en queue de peloton, il ne se joue souvent qu’à une seconde », analyse Schwantz. Dans un championnat où tout se décide sur des détails invisibles, la moindre perte de concentration peut coûter très cher.

Le champion du monde 1993 met également en garde contre un piège mental classique chez les pilotes au sommet. « Si vous vous laissez griser par le succès, par exemple en voyant votre coéquipier toujours dans les trois ou cinq premiers, il est facile de se laisser distraire et de ne plus se concentrer sur ce dont vous avez besoin et ce que vous attendez de la moto », a poursuivi l’Américain.

Pour autant, Kevin Schwantz ne remet pas en cause le talent de Pecco Bagnaia. Bien au contraire. Il rappelle à quel point l’Italien peut être dominateur lorsqu’il est parfaitement aligné avec sa machine, comme il l’a démontré à Motegi. « Nous savons à quel point Pecco peut être fort… le plus rapide en qualifications, vainqueur du Sprint puis de la course longue. Nous savons qu’il en est capable. Peut-être que, ce jour-là, Marquez ne jouait que pour le championnat… mais Pecco doit se recentrer sur ce qu’il veut et ce dont il a besoin », a-t-il ajouté.

Un défi énorme à relever en 2026

Pour Schwantz, le diagnostic est clair : Bagnaia ne pourra plus se réfugier derrière les comparaisons internes. La saison 2026 devra être celle de l’isolement assumé, de la responsabilisation et de la réinvention. « Il ne pourra pas demander : “Qu’est-ce qu’ils utilisent ?” ou “Pourquoi va-t-il plus vite que moi ?”, car ce qui fonctionne pour Marc ne fonctionne pas forcément pour lui », insiste l’ancien champion. Le ton est ferme, presque paternaliste. « Il va donc devoir tout essayer lui-même. Le chemin sera long avant d’obtenir des résultats, mais à ce niveau, c’est la seule solution. »

Une vérité difficile à entendre pour un double champion du monde, mais peut-être nécessaire pour un pilote en quête de reconquête de son identité sportive. Bagnaia a toutefois quitté les essais de Valence avec un certain optimisme, évoquant un « retour de sensations positives » sur sa Ducati.

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Pour résumer

Pour gagner à nouveau, Pecco devra redevenir Pecco. Bagnaia ne pourra pas triompher en cherchant à devenir le clone de Marc Márquez. C’est l’analyse de l’ancien champion du monde Kevin Schwantz. En 2026, Pecco doit se réinventer.

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La rédaction

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