Extrait de cet article : post publié sur Motorsport.com
Dans le marasme actuel du clan Yamaha, la situation de Toprak Razgatlioglu est la plus particulière. Le Turc ne peut pas véritablement se joindre aux analyses poussées des autres représentants de la marque puisqu’en plus des difficultés liées à l’adoption du V4, il a tout à découvrir du MotoGP. Et cet apprentissage se fait dans la douleur.
Razgatlioglu avait reconnu ses difficultés d’adaptation lors du test de Sepang, et les deux jours passés à Buriram n’ont fait que confirmer ce désarroi. De son propre aveu, il ne maîtrise pas encore le pilotage requis par sa machine et les pneus Michelin, ce qu’il a pu constater en se comparant aux autres pilotes Yamaha.
Fabio Quartararo avait pourtant été impressionné par la prestation de Toprak Razgatlioglu lors de leur premier test ensemble, et faisait partie de ceux qui lui annonçaient un avenir brillant en MotoGP. Ce dimanche à Buriram, on a vu le Français rendre visite au triple champion du WorldSBK dans son garage et lui manifester son soutien.
“C’était surtout pour lui, parce que mentalement c’est dur pour lui”, a expliqué Quartararo. “Il était tout le temps dans le top 3 en Superbike et je dirais que je l’ai vu vraiment désespéré. Il est arrivé dans la période la plus difficile de Yamaha pour sa première année, il change de manufacturier de pneus.”

Toprak Razgatlioglu peine encore à exploiter la Yamaha.
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
“Il arrive au pire moment mais je lui ai dit que c’était normal d’être dans cette situation quand on vient d’arriver. On y est tous passés. Donc c’est normal, il a juste besoin de plus de temps pour se sentir plus rapide et plus à l’aise.”
Alors que Razgatlioglu s’est dit “triste” de la situation dans laquelle il est actuellement plongé, Quartararo a réussi à lui arracher un sourire tout en lui conseillant de garder son calme. Le champion du monde 2021 aurait aimé ressentir un tel soutien lorsqu’il a débarqué en MotoGP il y a sept ans.
“J’aurais aimé avoir ça quand j’avais du mal dans ma première année, lors de mon premier test en Malaisie. Vous savez, je suis sympa et je lui souhaite le meilleur. Je pense que quelques mots peuvent peut-être aider, et je pense que c’est positif pour lui.”
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| Lire l'article complet - Auteur de l'article : Vincent Lalanne-Sicaud |

