Extrait de cet article : post publié sur Motorsport.com
Alors que l’annonce du remplacement de Phillip Island par Adélaïde en tant qu’hôte du Grand Prix d’Australie MotoGP a provoqué de vives critiques chez les fans ces dernières heures, la présence de Jack Miller sur place au moment de l’officialisation de la nouvelle, ce jeudi, a également surpris.
Le pilote Pramac, seul Australien sur la grille MotoGP actuelle, s’est exprimé lors de l’événement et a ouvertement défendu cette nouvelle orientation prise pour son épreuve nationale, tant le choix de quitter Phillip Island que celui d’introduire pour la première fois de l’ère moderne une course sur un circuit urbain.
D’abord, en ce qui concerne la sécurité, Miller a tenu à clarifier précisément cette appellation de “circuit urbain” pour Adélaïde, expression pourtant employée par le championnat lui-même dans son annonce.
“Ça n’est pas vraiment un circuit urbain au sens large du terme. C’est un circuit de course qui est placé au milieu de la ville. Je pense que le terme de ‘circuit urbain’ est un peu mal interprété”, a-t-il expliqué en prenant la parole lors de l’annonce, ce jeudi, cité par Fox Sports et Speedcafe.
“Il n’y aura pas de barrières en béton ni d’airfence à proximité. Je fais entièrement confiance à Carlos et à leurs calculs”, a-t-il souligné en référence aux explications données par Carlos Ezpeleta, directeur sportif du MotoGP, quant au fait que les calculs faits, au centimètre près, indiquent que le circuit correspondra aux normes de sécurité des Grands Prix moto actuels.
“On se réunit tous les vendredis après-midi [lors des Grands Prix, dans le cadre de la Commission de sécurité, ndlr] et on discute avec eux des requêtes que l’on a, qu’il s’agisse de la sécurité du circuit, des voies de dégagement, de la profondeur des graviers, de leur régularité, et même jusqu’à la taille des cailloux.”

Jack Miller était présent à Adélaïde pour l’annonce du nouveau site du GP d’Australie MotoGP.
Photo de : MotoGP
“Ils ont des connaissances incroyables en matière de chutes, du temps dont on a besoin pour s’arrêter et de toutes les données provenant des capteurs de force G, des airbags sur les combinaisons, etc. Ils sont capables de suivre tout cela très attentivement, tout est gardé en mémoire et ils ont toutes ces données à étudier ensuite pour établir leurs prévisions.”
“La plupart des nouveaux circuits sur lesquels on s’est rendus ont été conçus en ayant cela à l’esprit. On a toujours peur de heurter un mur quand les freins [lâchent] ou autre, mais dans le cadre d’une chute classique du quotidien, non.”
“Le circuit a l’air cool et, grâce à son emplacement, la tribune est idéalement placée à la fin de la ligne droite pour assister à de formidables manœuvres de dépassement”, a ajouté Miller. “Je pense que ça va donner lieu à de super courses, je crois que ça va offrir une super expérience pour les spectateurs, et j’ai hâte de voir ça prendre vie.”
Phillip Island pose trop de problèmes
Quant à l’abandon de Phillip Island, s’il ulcère Casey Stoner, Jack Miller en revanche dit le comprendre. “Tout le monde va être profondément déçu. Phillip Island est depuis très, très longtemps, l’un des circuits préférés des pilotes. C’est triste, extrêmement triste, mais on parle d’un projet extrêmement excitant non seulement pour Adélaïde et l’Australie-Méridionale, mais pour l’Australie d’une manière générale”, a-t-il défendu.
“Ce n’est un secret pour personne que la météo à Phillip Island est imprévisible. Le vent vient du sud et il fait très vite froid, mais je pense qu’ici, à Adélaïde, on a une bonne expérience de la chaleur australienne, surtout en novembre. Ce sera magnifique.”

Le casque de Jack Miller pour le GP d’Australie 2025.
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
Originaire de Townsville, à l’extrême nord du pays par rapport à Adélaïde et Phillip Island, Jack Miller possède lui-même un virage à son nom sur la piste utilisée depuis 1997 pour le Grand Prix d’Australie. Pourtant, il en est persuadé, le nouveau circuit offrira de meilleures conditions pour les spectateurs alors que l’épreuve australienne figure chaque année parmi les plus faibles affluences de la saison.
“Le plus important pour nous, c’est que les gens viennent voir [le Grand Prix]. Se rendre à Phillip Island, par exemple, ça demande de gros efforts pour le fan moyen. On le sait bien, les temps sont de plus en plus durs. Aller à Melbourne, louer une voiture, se déplacer avec toute sa famille pour aller jusqu’à l’île, louer une maison… Ça coûte plus de six ou sept mille dollars. Je le sais car ma famille le fait chaque année.”
“C’est dur pour une jeune famille d’emmener les enfants voir une course moto. Quand on parle aux gens, [on réalise que] ça coûte moins cher d’aller en Malaisie, c’est aussi simple que ça, parce que [le circuit de Sepang] se trouve juste à côté de l’aéroport.”
Il reste une édition du Grand Prix d’Australie à accueillir pour Phillip Island, du 23 au 25 octobre prochains, avant la tenue de la nouvelle épreuve à Adélaïde en novembre 2027. Un contrat de six ans a été signé.
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| Lire l'article complet - Auteur de l'article : Léna Buffa |

