Plus à l’aise et plus régulier, Bastianini voit encore des progrès à faire

Extrait de cet article : post publié sur Motorsport.com

Deux petits groupes se sont clairement formés parmi les pilotes KTM l’an dernier, et Enea Bastianini partage avec Brad Binder un bilan penchant vers le négatif en dépit d’une jolie parenthèse estivale. Une saison mouvementée n’a pas aidé le pilote italien dans son adaptation déjà compliquée à la moto autrichienne, et ce début de nouvelle année doit lui permettre de faire table rase des difficultés qu’il a un peu trop longtemps traînées avec lui.

Les essais menés la semaine dernière en Malaisie ont en partie répondu à cet objectif. “L’un des principaux objectifs pour Enea était qu’il gagne en confiance avec son nouveau chef d’équipe, Andres [Madrid], et ça a clairement été le cas”, souligne le team manager de Tech3, Nicolas Goyon. “Ils ont travaillé dur au cours de ces trois jours, bouclant plus de 120 tours et passant en revue l’intégralité du programme.”

“Nous avons aussi apporté des ajustements à sa position sur la moto et il se sent désormais très à l’aise et en contrôle, ce qui faisait également partie de nos objectifs pour la semaine. Nous sommes satisfaits de pouvoir repartir en ayant coché une nouvelle case dans notre liste.”

Le pilote a confirmé avoir gagné en confort de pilotage avec la version 2026 de la KTM, dont le package corrige en partie des problèmes de vibrations et de stabilité qui le gênaient l’an dernier.

“Je me suis senti plus à l’aise dans le pilotage”, se félicite-t-il, “et j’ai réussi à être régulier en termes de rythme de course, et cétait un des points sur lesquels on devait le plus travailler même si ça n’en a pas l’air. En réalité, on souffre beaucoup quand on s’arrête au stand et qu’on retourne ensuite en piste. C’est donc quelque chose sur lequel on a travaillé pendant ces trois jours et, au final, entre le premier et le dernier jour, on a un peu réussi à résoudre ça.”

Enea Bastianini, Red Bull KTM Tech 3

Enea Bastianini (Red Bull KTM Tech3)

Photo de : Hazrin Yeob Men Shah / Icon Sportswire via Getty Images

“Je pense qu’on peut être satisfaits, car ces trois jours ont été positifs pour moi. On a beaucoup travaillé, d’abord sur l’ergonomie de la moto le premier jour, puis sur les réglages et a encore fait des essais comparatifs au niveau de l’aéro [le dernier jour] et cherché à trouver quelque chose de plus. On a obtenu beaucoup de choses positives et je suis satisfait.”

Honnêtement, on est rapides mais parfois pas tant que ça quand on se compare aux autres.

Auteur d’un meilleur chrono de 1’57″290, Enea Bastianini s’est classé 11e au cumul des trois jours, à 0″164 de Maverick Viñales, le plus rapide du groupe KTM. Il voit le verre à moitié plein, mais admet néanmoins que l’écart avec les premiers reste notable.

“J’ai abaissé mon temps de pratiquement une seconde par rapport à ma qualif de l’année dernière, donc je pense que je peux être content”, souligne-t-il. “Malgré tout, il faut qu’on se rapproche des pilotes qui nous devancent parce qu’honnêtement, on est rapides mais parfois pas tant que ça quand on se compare aux autres. On a vu des tours en 1’56 et pour nous c’était difficile à faire.”

“Il est évident que nos adversaires sont aguerris et ils ont été très rapides, il y a encore certainement certaines marques qui font mieux que nous, mais je ne peux pas dire qu’on ne fasse pas le maximum parce que je crois quand même que KTM a bien travaillé. Il faut juste qu’on travaille encore mieux.”

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Encore quelques vibrations le dernier jour

Saluant le gros travail mené à l’usine KTM pendant la pause, et la différence nette qu’il perçoit avec ce même test réalisé il y a un an en pleine tourmente pour le constructeur autrichien, Enea Bastianini identifie néanmoins les domaines encore perfectibles.

“Je pense qu’on manque de turning, alors que c’est l’un des clés pour faire un bon chrono. Il faut dire aussi que [ma simulation de] sprint a été compliquée parce que j’ai eu un petit problème à l’arrière – mais ça ne venait pas du pneu, j’ai eu beaucoup de vibrations”, observe-t-il.

“J’ai aussi eu du chattering à l’avant. C’est arrivé [jeudi] pour la première fois et, au bout de trois ou quatre tours, c’est un peu compliqué. Malgré tout, c’est bien mieux que l’année dernière.”

Encore un peu en difficulté à l’entrée dans les virages rapides, l’Italien sait aussi qu’il lui reste un élément clé à évaluer lors des prochains tests, prévus dans quelques jours en Thaïlande. Il n’a en effet pas encore essayé la toute dernière version du châssis, pièce qui a beaucoup plus à Acosta. “Pour moi, c’est important que Brad et moi le testions aussi, parce qu’il y a des avis un peu contrastés dans le box. Il a beaucoup plu à certains et pas à d’autres.”

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Lire l'article complet - Auteur de l'article : Léna Buffa
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