Extrait de cet article : post publié sur Motorsport.com
Pecco Bagnaia est apparu souriant tout au long des essais menés cette semaine en Malaisie. Plutôt rapide, notamment dans sa simulation de sprint, le pilote Ducati a convaincu son entourage qu’il avait retrouvé toute sa force, tant au guidon que mentalement.
Davide Tardozzi n’a pas tardé à en arriver à cette conclusion, se montrant très enthousiaste dès le premier jour de roulage. “J’ai beaucoup discuté avec lui après ses vacances à la fin de l’année, et début janvier nous avons retrouvé un nouveau Pecco, à nouveau celui de 2024, donc je pense qu’il est en forme”, déclarait le team manager de l’équipe d’usine Ducati auprès du site officiel du MotoGP, mardi.
À de multiples reprises, Bagnaia a expliqué que les difficultés qu’il éprouvait l’an dernier provenaient de sa moto, dont la spec 2025 le privait des sensations auxquelles il tenait tant dans les freinages et en entrée de virage. Cette semaine encore, il soulignait le fait que les modifications apportées à la Desmosedici cet hiver allaient l’aider, autant que les autres pilotes disposant de la version d’usine de la Ducati.
Pourtant, Davide Tardozzi place la question mentale au cœur de ses observations, semblant a posteriori apporter de l’eau au moulin de ceux qui ont estimé que le pilote turinois avait surtout été déstabilisé par sa cohabitation avec Marc Márquez.
Ainsi, lorsque le site officiel du MotoGP lui a demandé si Bagnaia avait besoin de remettre les compteurs à zéro, le team manager a répondu : “C’est quelqu’un de très intelligent, donc nous parlons beaucoup avec lui, Gigi [Dall’Igna] notamment, et je pense que depuis le test de Valence il a déjà retrouvé la bonne attitude mentale. Nous sommes très heureux, nous savons que nous avons un Pecco très performant.”
“Nous sommes absolument confiants”, a insisté Davide Tardozzi, prédisant déjà un retour de son pilote au premier plan. “Quoi qu’il en soit, dès l’après-course à Valence il avait montré qu’il avait retrouvé ses sensations, alors nous sommes tout à fait confiants que Pecco fera partie des top pilotes cette année.”
Une meilleure approche des essais hivernaux
Si Bagnaia avait le sourire cette semaine, c’est que, comme il l’expliqué, il a été soulagé de retrouver une certaine aisance au guidon de sa moto. “J’ai passé l’hiver à prier pour que les choses se passent bien et sincèrement, ça se passe bien. Dès le début de la journée, j’ai littéralement beaucoup aimé le pilotage”, déclarait-il à l’issue de la première journée, de toute évidence soulagé.
Le pilote reste néanmoins prudent, bien conscient que le circuit de Sepang peut être traître. Il s’y sait capable d’être rapide en toute circonstance, ce que démontre le fait qu’il y ait gagné en sprint l’an dernier et qu’il était en passe de s’imposer le dimanche jusqu’à une étonnante crevaison.
Il n’a pas oublié non plus que ce même test s’était bien passé pour lui il y a un an, avant que la situation ne dérape au rendez-vous suivant, en Thaïlande – “un cauchemar pour moi” -, pour le plonger dans une saison éprouvante.

Pecco Bagnaia (Ducati Team)
Photo de : Mohd Rasfan – AFP – Getty Images
Ce que souhaitait donc Bagnaia cette semaine, c’était avoir une meilleure approche de ces essais que l’an dernier. “Ces dernières années, en test, j’ai toujours essayé de faire un time attack magique, mais ensuite j’ai compris qu’être rapide dans un test n’était peut-être pas toujours la meilleure chose”, a-t-il expliqué en terminant cinquième, jeudi. “C’est vrai que c’est important, et il m’a manqué un très bon chrono, mais [au test] en Thaïlande, on aura le temps d’essayer de progresser un peu, et ensuite il y aura la première course en Thaïlande aussi.”
Le pilote Ducati sait déjà que le prochain test, à Buriram dans deux semaines, sera “super important” pour lui. “C’était important ici aussi, mais c’est une piste sur laquelle je suis toujours bon, donc attendons la Thaïlande. L’an dernier j’avais eu beaucoup de mal pendant ce test, donc il sera important de bien débuter et de comprendre la moto.”
“Je pense qu’on a beaucoup mieux travaillé cette fois, en attendant que je sois à l’aise sur la moto au lieu de commencer à tester des choses trop vite. Je pense que c’était mieux parce que dès que je me suis senti mieux, j’ai commencé à travailler et tout était meilleur.”
Avec Vincent Lalanne-Sicaud
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| Lire l'article complet - Auteur de l'article : Léna Buffa |

