Extrait de cet article : post publié sur Motorsport.com
La pluie arrivée ce mercredi sur le circuit de Sepang a troublé le programme de Ducati et de Marc Márquez. Elle était annoncée pour la fin de la journée mais elle s’est invitée un peu plus tôt que prévu, et a empêché les pilotes d’améliorer leurs chronos. Elle a aussi privé le champion du monde en titre des évaluations qui étaient prévues.
“C’est dommage qu’il ait plu dans l’après-midi parce que les prévisions disaient qu’il allait pleuvoir plus tard”, a confirmé Márquez, interrogé par le site officiel du MotoGP. “Tout le monde attendait que ce soit à 16h00 mais on ne sait jamais en Malaisie. On avait un programme important cet après-midi, mais ça veut dire que demain, il ne faudra pas faire de time attack et se concentrer un peu plus sur le fait de continuer notre progression sur le côté technique.”
Ce travail technique concerne surtout l’aérodynamique et la validation du premier carénage de l’année. Marc Márquez en fait “la première des priorités” puisque seulement deux carénages sont autorisés pour la saison et que pour les autres éléments de la moto, soit un gel du développement est imposé, soit la liberté est totale.
“C’est ça qu’on va homologuer pour la course en Thaïlande. Le moteur est le même que l’an dernier, parce que le règlement l’impose. Chaque élément compte mais les autres, on peut travailler dessus pendant l’année. On s’est beaucoup concentrés sur l’aérodynamique aujourd’hui et on va [encore] se concentrer sur ça demain matin.”

Marc Márquez a dû patienter dans son garage de mercredi.
Photo de: Mohd Rasfan – AFP – Getty Images
Entre les anciens carénages et les plus récents apportés par Ducati à Sepang, Márquez a confié avoir “quatre versions différentes” à passer en revue : “C’est pour ça qu’on a beaucoup de travail ! Il y a différentes combinaisons et il faut choisir la meilleure pour 22 courses.”
L’homologation se fait au premier Grand Prix de l’année mais Ducati a besoin d’écumer une partie du travail dès jeudi puisque les derniers tests de l’année ne se tiendront qu’à une semaine du début de la saison. “Ici, il faut franchir une étape, et la décision finale sera prise à Buriram”, a précisé Márquez.
“Mais déjà, les ingénieurs nous ont demandé de faire le premier choix ici, puis le dernier choix à Buriram, parce que le test de Buriram est très proche de la course et qu’ils n’ont pas le temps. On fera le premier choix ici.”
Ducati a pu s’appuyer sur le travail de son pilote d’essais, Michele Pirro, en 2025, et sur le test de Valence fin 2025, mais cette année, il n’y a que le roulage de Sepang pour permettre aux titulaires de se faire un avis. Est-ce suffisant selon Márquez ? “Non, mais on n’a pas le choix”, a-t-il répondu.

Marc Márquez roule avec différentes configurations de la Ducati cette semaine.
Photo de: Ducati Corse
“Il faut faire attention, parce qu’on a beaucoup de virages différents sur cette piste, donc il faut un peu imaginer sur quel circuit on est. Dans certaines parties de la piste, on peut se dire ‘Ces virages sont plus ou moins comme le Qatar, celui-là plutôt comme à Jerez’. Il faut essayer d’avoir une vision de la suite, de comment fonctionnera l’aérodynamique sur 22 courses”
Márquez prudent avant d’évoquer des progrès sur la Ducati
L’aérodynamique concentre l’essentiel de l’attention de Marc Márquez cette semaine, mais il dresse déjà un bilan encourageant des changements apportés au reste de la Ducati. Tout n’est pas parfait et l’Espagnol reste prudent, d’autant plus n’a pas encore pu se plonger dans le travail de réglages, toutefois il voit une amélioration.
“Dans certains domaines, on sent déjà un progrès et ça aide, en particulier sur ce circuit pour le moment. Il y a toujours certains aspects avec lesquels on doit être très prudents parce que la moto de l’an dernier fonctionnait très bien. Il faut faire attention pour comprendre quelle version est la meilleure. Ce qui est important, c’est qu’on peut changer tout ça pendant la saison, revenir en arrière ou avancer.”
“Évidemment, quand on teste des nouveautés en piste, c’est super dur de faire mieux dans tous les domaines immédiatement”, a prévenu Márquez. “On doit encore un peu ajuster l’équilibrer de la moto. Entre le premier relais et maintenant, je n’ai pas fait modifier la suspension d’un clic parce qu’on essaie de grosses choses.”
“Les petits détails, vous savez… Quand on reviendra ici en octobre, ça aura été resurfacé, donc peut-être que les réglages de base seront différents.”

Marc Márquez apprécie déjà la Ducati GP26.
Photo de: Ducati Corse
Márquez se prête au travail technique qui lui est demandé et ignore encore s’il aura le temps de faire une simulation de course jeudi. Sa condition physique, encore imparfaite, ne devrait en tout cas pas être un frein à un tel exercice.
“Si j’ai le temps, je vais peut-être essayer. Il ne faut pas avoir peur de faire une simulation si on est à 100% ou 80, si on est plus rapide ou plus lent. Je sais que si je le fais, ça peut m’aider à améliorer ma condition physique donc si j’ai le temps, je le ferai. Mais ce n’est pas la priorité.”
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| Lire l'article complet - Auteur de l'article : Vincent Lalanne-Sicaud |

