Márquez s’est volontairement limité pour une reprise en douceur

Extrait de cet article : post publié sur Motorsport.com

Quatre mois presque jour pour jour après l’accident qui lui a fait manquer toute la fin du championnat, Marc Márquez a opéré un retour en piste réussi en dominant le premier jour des essais officiels à Sepang. Une surprise, avoue-t-il, mais qu’il relativise aisément car elle tient à sa réussite du time attack en toute fin de journée.

“C’est une surprise, mais ça n’est pas le plus important. Par exemple, j’ai monté un pneu neuf dans la dernière partie de la séance, comme Di Giannantonio et Viñales, mais je crois qu’Álex [Márquez] a fait son meilleur temps dans la pire heure, autour de 13h, et Pecco [Bagnaia] a fait aussi le sien à 16h quand il faisait très chaud”, fait-il remarquer.

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L’essentiel était ailleurs, en effet, pour le champion du monde en titre, qui abordait ce test avec la crainte de souffrir physiquement, notamment sur la durée. Il a donc volontairement opté pour la sagesse et s’est ménagé autant qu’il l’a pu, avec la bénédiction de son équipe.

“J’étais super rigide ce matin et je me suis senti un peu plus à l’aise cet après-midi. Il est vrai cependant que l’on n’a fait que de très petits runs, de deux ou trois tours, afin d’éviter une fatigue trop forte demain et jeudi”, explique-t-il.

“Je sais par expérience que j’ai tendance à dépenser trop d’énergie le premier jour, et ensuite, les deux jours suivants, on peut être amené à beaucoup souffrir quand on revient de blessure. Donc, aujourd’hui, j’ai préféré faire de très courtes séries de tours et j’espère me sentir pareil demain. Si je me sens pareil et pas moins bien, ça sera suffisant.”

Objectif être à 100% en Thaïlande

Il reste encore deux journées à passer en piste en Malaisie, avant une brève pause qui mènera vers deux gros rendez-vous : un dernier test en Thaïlande, les 21 et 22 février, puis le premier Grand Prix sur le même circuit moins d’une semaine plus tard. Marc Márquez y sera-t-il en parfaite condition physique ? “C’est l’objectif”, répond-il, alors que son team manager Davide Tardozzi le voit “assez bien remis de sa blessure” et “très proche d’être à 100%”.

“Il reste trois semaines avant Buriram”, reprend le pilote. “Je me sens bien pour de très courts runs. J’essaye de prendre soin de ma condition physique parce que je sais que si je me sens bien, la vitesse est là. Elle n’est pas là si je ne me sens pas bien. Et c’est le meilleur entraînement pour Buriram. Après ce test, je vais essayer d’analyser quel est mon point faible, travailler pendant les semaines suivantes et ça ira un peu mieux à Buriram. Mais pour ce premier jour, je vais bien.”

Marc Marquez, Ducati Team

Marc Márquez (Ducati Team)

Photo de : Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

Grandement focalisé sur ses sensations physiques, Marc Márquez n’a pas vraiment pu s’immerger dans le travail technique pour le moment. “Non. On avait un plan mais étant donné que je ne me sentais pas tellement bien ce matin, j’ai demandé à Ducati d’avoir la matinée pour moi, juste pour essayer de me sentir bien à nouveau sur la moto et de retrouver ma liberté avec mon corps, de pouvoir bien jouer avec mon corps et avec les équilibres.”

“Cet après-midi, j’ai commencé à me sentir mieux et on s’est mis à essayer certaines choses. De toute façon, étant donné que le moteur est le même que l’année dernière, le caractère de la moto reste très similaire. Alors on verra demain, si on arrive à travailler avec les dynamiques et ces choses-là.”

“Pour moi, en Malaisie, c’est comme toujours : essayer d’être dans le groupe de tête”, ajoute Marc Márquez, très pondéré quant à ses attentes personnelles pour ce test. “Je me souviens que l’année dernière, ici, Pecco et Álex étaient beaucoup plus rapides que moi, mais je sais aussi ce qu’est la Malaisie et je sais ce dont j’ai besoin pour être compétitif sur l’ensemble du calendrier.”

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Lire l'article complet - Auteur de l'article : Léna Buffa
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