Quartararo : “À ce jour, il n’y a rien de signé”

Extrait de cet article : post publié sur Motorsport.com

Fabio Quartararo est l’un des hommes les plus intéressants du moment, comme il l’a démontré lundi sur le circuit de Sepang, où se dérouleront dès demain les premiers essais collectifs de la pré-saison MotoGP. Il s’y est présenté face à la presse dans la foulée de la révélation faite la semaine dernière par Motorsport.com concernant son avenir, à savoir qu’il va quitter Yamaha pour Honda en 2027.

En trouvant un accord avec le Français pour le recruter dès l’an prochain, le HRC a été l’une des premières marques à faire bouger les lignes sur un marché des transferts très animé. Un marché qui voit aussi Jorge Martín finaliser son transfert chez Yamaha pour les deux prochaines saisons et Pedro Acosta prêt à passer chez Ducati pour courir dans l’équipe officielle aux côtés de Marc Márquez, à la place de Pecco Bagnaia.

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Lundi, lors d’un point presse précédant le test officiel de Sepang et auquel assistait Motorsport.com, Fabio Quartararo a logiquement été questionné sur son avenir et il a évoqué les informations concernant son futur départ pour Honda. Le Niçois a confirmé que la marque à l’aile dorée est effectivement l’une de celles avec lesquelles il discute de son avenir, mais il a indiqué qu’il n’avait pour le moment signé aucun contrat.

“La seule chose que je peux confirmer aujourd’hui, c’est que l’on parle avec des équipes et que Honda est l’une d’elles. Mais à ce jour, il n’y a rien de signé pour le moment”, a déclaré Fabio Quartararo. “Nous parlons avec beaucoup d’équipes et je vais prendre le temps dont j’ai besoin pour prendre ma décision pour 2027. Rien n’est fait, ni signé pour le moment.”

Questionné pour savoir s’il était difficile pour lui de gérer cette effervescence qui entoure son avenir, le champion du monde 2021 a répondu : “Non, je pense avoir les bonnes personnes avec moi pour m’aider là-dessus. Ça n’est pas quelque chose qui représente une pression. Ce que j’ai appris étant plus jeune, c’est que la plus grosse pression que j’ai pu avoir était de ne pas avoir d’équipe qui me voulait. Ça, c’est la vraie pression, celle qui fait qu’on a peur et qu’on n’arrive pas à bien piloter.”

Fabio Quartararo, Yamaha Factory Racing

Fabio Quartararo lors du shakedown du test de Sepang, la semaine dernière.

Photo de : Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

“Mais quand on a des offres, tout est plus facile en termes d’état d’esprit. Pour moi, le vrai stress, ce serait de ne pas avoir d’équipe qui me veuille. Mais avoir de nombreuses options, c’est un plaisir. Il n’y a aucun stress à avoir.”

Un choix guidé par l’envie de gagner

Lié à Yamaha depuis son arrivée en MotoGP, en 2019, Fabio Quartararo a gagné avec la marque japonaise 11 victoires et bien sûr le titre en 2021. Son choix comme celui de nombreux autres pilotes en ce début d’année paraît d’autant plus difficile à faire que 2027 verra l’entrée en vigueur d’un nouveau règlement technique et d’un nouveau manufacturier pneumatique, à même de bouleverser la hiérarchie.

Mais le Français est très clair quant à son objectif. À 26 ans, il affirme qu’il ne donnera pas la priorité à l’aspect économique, mais à l’aspect sportif. “C’est un pari pour moi, mais ça l’est aussi pour tout le monde. Quand on a passé longtemps dans une équipe et qu’on est au sommet, on veut évidemment rester dans cette équipe. Mais il faut écouter tout le monde et essayer de comprendre le projet.”

Ça n’est pas une question d’argent mais du bonheur d’être au sommet du podium.

“Évidemment, tout le monde va vous vendre son projet du mieux possible, mais je pense que ça doit être une décision personnelle quant à là où je sens que je dois rester ou aller. Ça n’est pas un pari risqué, mais disons que pour tous les pilotes il va falloir miser [sur un projet].”

Lorsque la question financière a été évoquée, Quartararo a réagi : “Je n’aime pas cette question, parce que les gens citent déjà des chiffres alors que ça n’est pas encore signé. Les gens donnent un chiffre et je pourrais dire que c’est le double ou la moitié moins.”

“Ça n’est pas vrai, ça n’est pas ce que je recherche, je veux gagner. Vous pouvez voir l’émotion qui a été la mienne à Silverstone [où la victoire lui semblait promise l’an dernier, ndlr], ça n’est pas une question d’argent mais du bonheur d’être au sommet du podium.”

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Lire l'article complet - Auteur de l'article : Oriol Puigdemont
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