Extrait de cet article : post publié sur Motorsport.com
La fin du championnat 2025 a livré un constat parmi d’autres, celui qu’Aprilia a franchi un cap en faisant de sa moto une machine capable de performer sur une plus grande variété de terrains que par le passé. Porté en particulier par Marco Bezzecchi, le constructeur italien a su multiplier les résultats d’envergure et pouvait refermer le chapitre 2025 en se prenant à rêver de lendemains plus glorieux encore.
Le premier défi qui se présentera pour Noale sera de réussir à confirmer le niveau de performances atteint ainsi que la nouvelle polyvalence affichée par la moto. Faire aussi bien, voire mieux, en 2026 devra aussi se conjuguer avec le fait de concevoir avec tout autant de succès une moto à la cylindrée moindre et à l’aérodynamique réduite, à savoir celle qui prendra la suite en 2027.
“La moto de l’année prochaine sera peut-être un peu différente de celle-ci, mais je ne pense pas que nous allons réussir à beaucoup la développer”, anticipait Massimo Rivola en fin de championnat, semblant exclure des changements techniques très importants pour cette saison.
“Comme tout le monde, je dirais, parce que la moto de 2027 doit aussi être une référence”, ajoutait alors le PDG d’Aprilia Racing, soulignant que l’attention allait très vite basculer sur la toute nouvelle moto devant être développée pour répondre au prochain règlement. “Chaque chose en son temps, mais il est évident que, en particulier à partir de la mi-saison, je pense que tout le monde se concentrera sur la moto de 2027”, estimait-il ainsi.

Une reprise sur la lancée des succès de 2025 ?
Photo de : Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
La feuille de route d’Aprilia s’est dessinée avec clarté en prenant en considération cette singularité d’une saison qui fera office de transition vers le changement réglementaire profond annoncé l’année prochaine. C’est le directeur technique, Fabiano Sterlacchini, qui supervise ces plans et va devoir gérer le développement du modèle 2026 de la RS-GP, puis la bascule vers la conception de celui qui lui succèdera.
“En collaboration avec les autres constructeurs, nous avons créé la règle du gel des moteurs, et elle est d’une grande aide car cela stoppe clairement le développement, tant pour soi que pour les autres, et cela permet de se concentrer sur la conception d’un nouveau projet”, rappelait Fabiano Sterlacchini à l’entame de la pause hivernale.
“Pour être honnête, au moins sur les trois ou quatre premiers mois de la saison 2026, donc jusqu’en mars-avril, nous continuerons à travailler sur le développement de 2026”, détaillait-il, tout en précisant que deux groupes de travail étaient déjà formés pour organiser la suite.
“Le moteur est déjà en route, parce que son délai de fabrication est normalement énorme, et dans le même temps, nous scindons le groupe d’employés pour essayer de nous attaquer aux premières ébauches pour 2027 afin d’arriver en avril, de stopper le développement de 2026 et d’entamer celui pour 2027.”
Créer l’alchimie entre Martín et l’Aprilia
L’autre défi d’Aprilia en 2026 sera de réussir à inclure Jorge Martín dans sa courbe de succès. Écarté par une accumulation de blessures l’an dernier, l’Espagnol n’a pu ni défendre son titre, ni convenablement épouser son nouveau constructeur, n’ayant que peu de temps pour véritablement faire sienne la RS-GP. Sa seconde année de contrat doit désormais chercher à gommer ce qui restera un mauvais souvenir pour les deux parties.

Aprilia doit aussi réussir à créer l’alchimie avec Jorge Martín.
Photo de : Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
“Nous avons eu beaucoup de coups d’arrêt et de redémarrage durant la saison”, concédait Fabiano Sterlacchini en fin de saison dernière, “nous devons donc repartir en 2026 avec une approche un peu plus constructive, pas à pas.”
“Il est assez clair que le scénario actuel est assez différent de celui de début 2025. La moto a prouvé qu’elle pouvait être compétitive avec plus d’un pilote, alors je crois qu’avec Jorge nous devons créer l’alchimie avec son style de pilotage.”
“Il doit évidemment s’adapter, comme l’ont fait Marco et Raúl [Fernández], mais en attendant, nous devons continuer à travailler sur la moto pour essayer de résoudre le problème qu’a actuellement Jorge et qu’il ne peut pas résoudre à travers son pilotage”, ajoutait le directeur technique, sachant qu’au dernier Grand Prix 2025, Martín s’estimait encore limité par la moto en sortie de virage.
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| Lire l'article complet - Auteur de l'article : Léna Buffa |

