Extrait de cet article : post publié sur Paddock-GP.com
La moto a-t-elle perdu la bataille culturelle face au smartphone ? Avons-nous perdu toute une génération de motards ? Pas à cause des radars, ni des normes Euro, ni même des prix. Nous l’aurions perdue bien plus profondément : culturellement. La moto n’est plus un rêve. Elle a été battue par un objet plus petit, plus lumineux, plus addictif : le smartphone.
C’est un fait qui semble acquis : « les jeunes ont remplacé les cyclomoteurs par les téléphones portables… et les trottinettes électriques. » Dure à avaler. Mais terriblement juste.
Pendant des décennies, la première moto était un rite initiatique. Dans les années 80, 90, et encore au début des années 2000, une 49 ou une 125 n’était pas qu’un moyen de transport. C’était : une clé d’indépendance, une affirmation sociale, un premier pas vers l’âge adulte.
On sortait, on traînait, on se perdait. Les rues étaient des terrains d’aventure. Le vélomoteur menait naturellement à la moto. La liberté avait une odeur d’essence et un bruit de moteur froid.
Aujourd’hui, la liberté tient dans une poche. Cette liberté a changé de forme. Pour les générations Z et Alpha, l’indépendance ne se mesure plus en kilomètres mais en connexions.
L’identité, la reconnaissance, l’amitié,
| Lire l'article complet - Auteur de l'article : André Lecondé |
