Extrait de cet article : post publié sur Auto-moto | MotoGP
Sur la piste, l’histoire est belle. Marc Marquez retrouve le sommet du MotoGP en 2025, offre à Ducati un sacre retentissant et signe l’un des retours les plus spectaculaires de l’ère moderne. Mais dans l’ombre du titre, une autre vérité se dessine. Plus trouble. Plus politique. Et potentiellement bien plus explosive.
Car selon Paolo Campinoti, patron de Pramac, le scénario Ducati–Marquez n’était absolument pas celui prévu à l’origine. Après le titre mondial de Jorge Martin en 2024, la logique sportive semblait limpide : le Madrilène devait rejoindre l’équipe officielle Ducati aux côtés de Francesco Bagnaia. Marc Marquez, lui, restait une option… secondaire.
Mais tout a changé. Interrogé par Moto.it, Campinoti révèle que Ducati avait d’abord envisagé Marquez chez Pramac, avant que le pilote espagnol ne décline. « C’était possible. Il a refusé, et Ducati est revenu sur sa parole. » Selon lui, l’usine italienne s’était engagée verbalement : « Ils ont dit que si Marquez n’acceptait pas, Martin rejoindrait quand même l’équipe d’usine, et que Marquez était écarté. » Un engagement qui, toujours selon Campinoti, n’a pas été respecté.
Quand Ducati change de cap, le paddock encaisse
« Ce qu’ils ont dit à Barcelone n’a pas été respecté », insiste-t-il, pointant une rupture avant tout humaine. Jorge Martin, se sentant trahi, aurait alors pris une décision rapide et lourde de conséquences : signer chez Aprilia. « Martin a pris la décision précipitée de signer immédiatement avec Aprilia, car cela avait créé une rupture humaine de son côté, plus qu’une rupture professionnelle. »
Ce n’est pas un cas isolé. Campinoti rappelle qu’un précédent existait déjà avec Fermin Aldeguer, initialement promis à une machine d’usine chez Gresini, avant que les performances d’Alex Marquez ne rebattent les cartes. L’Italien revient aussi sur une phrase qui avait marqué les esprits : Pramac n’a pas besoin de Marquez pour gagner. Une déclaration qu’il nuance aujourd’hui sans détour.
« Il serait évidemment insensé de dire qu’on n’aime pas avoir Marc Marquez dans l’équipe. » Mais il assume : « Si quelqu’un doit être sacrifié, il vaut mieux qu’il ne vienne pas. » Derrière le septième titre MotoGP de Marc Marquez, Ducati a gagné. Mais le paddock, lui, a perdu une part d’innocence. Et en MotoGP, les plus grandes victoires naissent parfois des promesses brisées.
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Pour résumer
Paolo Campinoti révèle que Marc Marquez avait initialement refusé Pramac et que Ducati n’a pas tenu sa parole envers Jorge Martin. Un enchaînement de décisions qui a changé le mercato MotoGP 2025, provoqué le départ de Martin et redéfini l’équilibre du paddock.
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