Extrait de cet article : post publié sur Auto-moto | MotoGP
La pluie peut être un frein pour certains pilotes de MotoGP tandis que d’autres se sentent parfaitement à l’aise comme l’a remarqué Piero Taramasso.
Un élément météorologique piégeux
Alors que beaucoup de pilotes détestent la pluie à cause du manque de grip ou de visibilité lors de la course, certains comme Johann Zarco, Jack Miller ou Marc Márquez excellent sous ces conditions et ont été remarqués par Piero Taramasso, le responsable Michelin. Johann Zarco l’a notamment prouvé lors de sa dernière victoire au Mans, en gagnant sous la pluie. Les pilotes arrivent à trouver des limites d’adhérences offertes par les pneus. “Dans les conditions mixtes, il n’y a pas de secret : Johann Zarco, Jack Miller et Marc Márquez sont au-dessous du plateau. Ce sont de vrais équilibristes. Ils ont vraiment la sensation de l’équilibre, de la balance de la moto. Et puis la gestion : ils sentent vraiment les pneus quand ils patinent, quand ils glissent, quand il faut accélérer, quand il faut freiner, quand on peut abuser du pneu ou pas. On le voit aussi au niveau des usures à la fin du Grand Prix. C’est vraiment un don, un talent que Zarco a. Je pense qu’il a beaucoup travaillé ça quand il était jeune, parce que moi je sais qu’il s’entraînait toujours avec des pneus usés. Quand il faisait vraiment de l’entraînement, il utilisait les pneus jusqu’à 30, 40, 50 tours. Et ça, ça te donne cette sensibilité.” a déclaré Piero Taramasso, le responsable Michelin, via des propos relayés par motorsport.com
De son côté Johann Zarco est celui qui arrive à anticiper le niveau d’adhérence avant la courbe. Cela fait partie de son style de pilotage et de sa sensibilité pour préserver le pneu ce qui permet ainsi d’être plus performant.“Beaucoup de pilotes s’appuient beaucoup sur les pneus. Moi, des fois, j’arrive à passer le virage presque sans m’appuyer sur les pneus. C’est vrai que Marc Márquez sait faire ça aussi. On dirait qu’il va très vite sur les entrées de virage, mais finalement, il ne met pas tant de stress que ça sur le pneu avant. Et Miller, il le fait différemment. J’arrive moins bien à l’expliquer pour Jack, mais ce serait plus une manière d’appuyer. Au moment où on s’appuie dans le virage, il y a une manière où on met l’effort sur le pneu, où on évite l’effort avec le corps. Et moi, je fais ça naturellement mais des fois, quand le pneu ne monte pas en température, je ne le fais pas monter en température parce que je n’appuie pas dessus. Je pense que c’est ça qui fait vraiment la différence du pneu pluie dans des conditions sèches.”, explique-t-il.
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Pour résumer
Certains pilotes MotoGP ne peuvent pas performer dans chaque conditions. La pluie étant une des plus compliquées notamment quant à la gestion des pneus selon Piero Taramasso. Selon le responsable Michelin, trois pilotes sortent du lot.
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