Extrait de cet article : post publié sur Paddock-GP.com
La phrase est lâchée calmement, presque innocemment. Mais elle résonne comme un coup de tonnerre dans le paddock MotoGP. Pour Max Biaggi, Aprilia est aujourd’hui le seul véritable constructeur italien du championnat du monde. Et implicitement, Ducati ne l’est plus.
Une déclaration qui dépasse largement le cadre technique et qui rouvre un débat aussi sensible que symbolique : qu’est-ce qu’un constructeur “italien” en MotoGP en 2026 ?
Dans son interview sur GPOne, Biaggi ne parle ni de palmarès ni de domination brute. Il parle d’identité. Et il assume pleinement : « Aprilia est honnêtement le seul constructeur italien du paddock, car nous savons que Ducati est allemand à cause de son appartenance à Audi. »
Le message est limpide. Ducati, propriété du groupe Volkswagen via Audi, reste italienne par son histoire, son ADN, son site de Borgo Panigale… mais plus par son centre de décision ultime. Et c’est précisément là que Biaggi appuie.
Sur le plan sportif, Ducati domine encore largement l’imaginaire collectif. Mais sur le plan politico-industriel, la hiérarchie est moins évidente.
Aprilia : groupe Piaggio, capitaux italiens, décisions prises en Italie, développement intégralement à Noale. Ducati : usine italienne, ingénieurs italiens… mais stratégie globale intégrée à un géant
| Lire l'article complet - Auteur de l'article : André Lecondé |

