Extrait de cet article : post publié sur Paddock-GP.com
L’arrivée de Toprak Razgatlioglu en MotoGP devait être un feu d’artifice. Triple champion du monde Superbike, style spectaculaire, freinages venus d’une autre planète… Sur le papier, tout était réuni pour un impact immédiat. Mais voilà que Manuel Puccetti jette un pavé dans la mare. Et pas un petit.
Dans une déclaration sur GPOne qui tranche avec l’euphorie ambiante, le patron italien s’inquiète ouvertement : « je suis préoccupé par les attentes autour de Toprak. Tout ce battage médiatique me fait un peu peur… Il aura besoin d’au moins six mois. » Six mois.
Dans le MotoGP actuel, six mois, c’est une éternité. C’est la moitié d’une saison. C’est le temps qu’il faut pour que les rumeurs de remplacement commencent à circuler.
Certains imaginent que le talent brut de Razgatlioglu suffira. Qu’il arrivera, plantera un freinage impossible à Sepang ou Buriram, et mettra tout le monde d’accord.
La réalité est beaucoup plus brutale. Le MotoGP, ce n’est pas le WorldSBK. Ce ne sont pas les mêmes pneus. Pas les mêmes freins. Pas la même aérodynamique. Pas la même philosophie.
Toprak adore les trajectoires en V : gros freinage, moto redressée, accélération explosive. Le MotoGP exige l’inverse : vitesse maximale en courbe,
| Lire l'article complet - Auteur de l'article : André Lecondé |

