Extrait de cet article : post publié sur Paddock-GP.com
Aprilia aurait franchi une nouvelle étape, presque cynique, dans la guerre aérodynamique du MotoGP. À Sepang, l’usine de Noale ne s’est pas contentée de chercher de l’appui (downforce) ; elle a officiellement testé des dispositifs destinés à générer de l’air sale (dirty air)…
Si le MotoGP est devenu un laboratoire aérodynamique, Aprilia Racing vient peut-être d’ouvrir un nouveau chapitre : celui de l’aéro défensive assumée.
À Sepang, la marque de Noale n’a pas seulement travaillé la stabilité ou l’adhérence. Elle a testé deux sections arrière radicalement différentes avec un objectif beaucoup plus subtil, et beaucoup plus stratégique : perturber le pilote qui suit.
Durant les trois jours d’essais en Malaisie, Aprilia a alterné entre deux concepts opposés : un arrière très épuré, doté d’une simple ailette horizontale proche de l’extrémité. Et un empennage extrêmement complexe, composé de multiples ailettes incurvées latérales et d’appendices en bordure de queue.
En interne, ces configurations ont été surnommées « Obelix » et « Panoramix ». Mais derrière l’humour, l’idée fixe est sérieuse : exploiter le sillage.
L’objectif d’Aprilia ? Créer des turbulences !
Historiquement, les ailettes arrière servent à stabiliser la moto, à contrôler l’assiette et à optimiser la traction en sortie de virage.
| Lire l'article complet - Auteur de l'article : André Lecondé |

