Extrait de cet article : post publié sur Paddock-GP.com
Il y a un an, le couperet tombait : le Nürburgring interdisait les motos lors des journées de roulage. L’“Enfer Vert”, théâtre mythique où cohabitaient depuis toujours voitures et deux-roues, devenait officiellement un territoire réservé aux quatre roues. Une décision justifiée par des raisons de sécurité. Mais pour une partie de la communauté, c’était une rupture historique. Depuis, le Nürburgring est au cœur d’une bataille juridique qui dépasse le simple cadre de la sécurité routière.
À la tête de la fronde, Ralf Bollinger. Abonné de longue date, 36 ans de roulage derrière lui, il ne s’est pas contenté d’une pétition en ligne. Il a levé des fonds, mandaté un cabinet d’avocats et enclenché une procédure judiciaire visant directement l’exploitant, Nürburgring GmbH. L’enjeu dépasse l’émotion : il est juridique.
Le cœur du dossier tient en une question : l’exploitant peut-il décider unilatéralement qui a le droit de rouler lors des journées ouvertes au public ? Selon Bollinger, la réponse est non. La Nordschleife est certes une route privée, mais son usage est encadré par une loi spécifique du Land de Rhénanie-Palatinat, qui protège sa vocation d’accès non discriminatoire aux sports mécaniques amateur. En clair : si les voitures sont admises, les
| Lire l'article complet - Auteur de l'article : André Lecondé |

