MotoGP : Yamaha confronté à un signal inquiétant avant la Thaïlande

Extrait de cet article : post publié sur Auto-moto | MotoGP

Tout semblait sous contrôle. Chrono prometteur, plan de travail clair, huit motos alignées. Puis Yamaha a disparu des écrans radars. Lors du test MotoGP de Sepang, la firme d’Iwata a brutalement levé le pied, laissant ses YZR-M1 V4 au stand pendant toute une journée.

Car sur le plan sportif, le début de semaine avait été encourageant. Alex Rins avait même signé le meilleur temps de la première séance. Mais la chute de Fabio Quartararo, suivie d’un arrêt technique inexpliqué en piste, a déclenché une alerte interne immédiate. En quelques heures, le test s’est transformé en casse-tête.

Interrogé sur la nature exacte de l’incident, le team manager Yamaha, Massimo Meregalli, a soigneusement gardé le flou : « Plus que grave, c’était surtout quelque chose d’inattendu et d’inconnu. Un problème que nous n’avions jamais rencontré auparavant, et qu’il était donc crucial de comprendre. Heureusement, ils y sont parvenus, et nous sommes en train de terminer le test. »

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Un problème « inconnu », mais des conséquences bien réelles chez Yamaha

La décision de stopper toute activité lors de la journée intermédiaire a été prise par précaution, le temps que les ingénieurs basés au Japon et en Italie identifient la cause. Un choix prudent… mais coûteux en kilomètres.

Une fois le feu vert donné, Yamaha a repris la piste lors du dernier jour, mais sans excès. Et après la séance finale, Meregalli a livré un éclairage révélateur :

« C’est certain que la nuit a peut-être été longue entre Yamaha Japon et l’Italie. Mais heureusement, grâce à nos ingénieurs, ils ont pu comprendre précisément la cause. Ce matin, nous avons donc reçu l’information que nous pouvions reprendre l’activité en piste, et nous avons tous été soulagés.

Comme vous pouvez l’imaginer, tout est nouveau. Nous n’avons pas beaucoup de pièces et nous devons les gérer avec attention. Nous savions déjà en arrivant ici que nous devions gérer ces deux tests, à Sepang et à Buriram, avec le même matériel.

Nous avions précisément prévu le kilométrage pour chaque test, et aujourd’hui nous savions exactement combien de tours nous pouvions effectuer, simplement pour être sûrs de pouvoir aussi rouler lors du prochain test à Buriram. »

Derrière ces mots, une réalité plus préoccupante se dessine : Yamaha n’envisage visiblement pas d’introduire de nouveaux moteurs entre Sepang et la Thaïlande. Une gestion extrêmement serrée qui pose question.

En MotoGP, on dit souvent que les tests servent à attaquer. Chez Yamaha, ils servent peut-être déjà… à survivre. Et avant Buriram, le moteur du doute tourne à plein régime.

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Pour résumer

Yamaha a vécu un test de Sepang perturbé par un problème technique inédit, obligeant l’équipe à stopper puis limiter son roulage. À l’approche de Buriram, la gestion prudente du matériel interroge sur la fiabilité réelle du projet MotoGP 2026.

Rédacteur

Dylan Ragot

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