Extrait de cet article : post publié sur Auto-moto | MotoGP
Il n’a pas attendu les essais officiels pour faire parler de lui. Dès le shakedown de Sepang, Toprak Razgatlioglu a rappelé que certains talents traversent les catégories sans demander la permission. Et chez Pramac, on ne s’attendait pas forcément à une adaptation aussi rapide.
Dans un contexte délicat pour l’équipe satellite Yamaha, en quête de rebond après une saison 2025 décevante, l’arrivée du triple champion du monde Superbike était observée à la loupe. Circuit exigeant, MotoGP radicalement différentes, pneus inconnus… tout semblait indiquer une phase d’apprentissage longue. Pourtant, les chronos ont raconté une autre histoire.
Gino Borsoi, team manager de Pramac, n’a pas cherché à minimiser ce premier signal. « Peu importe la position, ce qui compte, c’est la régularité des chronos. C’est la première fois que Toprak roulait ici, et c’est un circuit difficile, mais il a déjà réussi à faire un tour en 1’58 ! Franchement, je ne m’attendais pas à ce qu’il soit si rapide d’entrée. Il a besoin de trouver le rythme de ces MotoGP exigeantes. Je l’ai vu un peu fatigué, mais ce n’est rien. »
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Un potentiel brut à canaliser chez Pramac
Au-delà du chrono pur, c’est surtout la progression constante de Razgatlioglu qui impressionne dans le box Pramac. À chaque sortie, le pilote affine son pilotage, absorbe les informations et ajuste son approche. Une méthode qui tranche avec l’image parfois explosive du Superbike.
« À chaque sortie en piste, il améliore de nouvelles choses. Je suis ravi, et son approche me surprend, il est très facile de travailler avec lui. Il possède un talent exceptionnel qui doit maintenant être perfectionné. Il en est conscient, et ça prendra du temps. Mais nous avançons dans la bonne direction, au niveau des pilotes comme de la moto. »
Le chantier reste immense. Les MotoGP modernes imposent une gestion très fine des pneus, en particulier à l’avant, un domaine totalement nouveau pour Toprak.
« Le pneu avant est nettement différent des Pirelli dont il a l’habitude. Nous devons travailler sur de longues distances, car une perte de pression affecte considérablement les performances de la moto. Il devra donc apprendre à gérer les deuxièmes parties de course. Côté professionnel, j’ai trouvé un gars très gentil, comme Jack Miller. Ils sont tous deux très polis, et c’est assez rare, surtout venant d’un champion du monde. Je ne le connaissais pas, et je suis agréablement surpris. »
Chez Pramac, personne ne parle encore de podium ou de victoire. Mais une chose est sûre : quand un team manager admet avoir été bluffé dès les premiers tours, c’est que la graine est déjà là. Reste à voir si Toprak saura transformer l’essai. En MotoGP, la vitesse ouvre la porte… mais c’est la constance qui donne les clés.
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Pour résumer
Lors du shakedown de Sepang, Toprak Razgatlioglu a impressionné Pramac par sa vitesse immédiate. Gino Borsoi reconnaît avoir été surpris et souligne un potentiel énorme, encore brut, mais déjà prometteur pour la saison MotoGP 2026.
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