Extrait de cet article : post publié sur Paddock-GP.com
La Formule 1 vit rarement de périodes calmes. Mais certaines saisons marquent plus que d’autres, non pas par leurs statistiques, mais par ce qu’elles révèlent de la fragilité des empires et de la brutalité du temps qui passe. La saison 2025 appartient à cette catégorie, tant elle a mis en lumière un Lewis Hamilton en lutte avec son propre héritage, tandis que la Formule 1 semble s’installer dans une nouvelle dimension.
Pour la première fois de sa carrière, Lewis Hamilton a terminé une saison sans podium. Un chiffre froid, presque irréel, pour un pilote dont la légende s’est bâtie sur la régularité, la capacité à transcender la machine et à imposer sa loi même dans l’adversité. Son arrivée chez Ferrari devait être celle d’un dernier défi romantique, d’un mariage entre deux mythes. Elle s’est transformée en année de désillusion technique et mentale.
La SF-25 ne lui a jamais vraiment parlé. Le frein moteur, la gestion des phases d’entrée de virage, le comportement global de la voiture ont rappelé à quel point l’adaptation, à 40 ans, n’est plus une évidence. Ses meilleures performances — quatrièmes places à Imola, Spielberg, Silverstone ou Austin — ont davantage ressemblé à des résistances qu’à des
| Lire l'article complet - Auteur de l'article : Oléna Champlain |
