Extrait de cet article : post publié sur Motorsport.com
Déjà en charge du développement commercial de la F1 depuis le début de l’année 2017, Liberty Media a pris le contrôle du MotoGP cet été. Le groupe américain a racheté le promoteur du championnat, Dorna Sports, et si l’équipe en place a été maintenue, des évolutions sont à prévoir à l’avenir, pour tenter de faire grandir le public du MotoGP.
Cette mue est à la fois attendue, la réussite commerciale de Liberty en F1 étant indéniable, et redoutée, par crainte que le championnat soit dénaturé. Marc Márquez a ainsi fait partie des pilotes demandant que l’ADN du MotoGP soit respecté.
L’influence de Liberty Media sur le MotoGP est pour le moment plus que limitée. Certains changements très visibles, comme la nouvelle identité visuelle dévoilée il y a un an, signe d’une nouvelle ère, ont été décidés avant que l’implication de Liberty soit effective. Parmi les évolutions plus récentes, on peut noter l’introduction d’un nouveau protocole pour l’hymne avant le départ au GP de Saint-Marin, course qui marquait la prise de pouvoir de Liberty puisqu’elle était aussi marquée par la visite d’une délégation d’un cabinet d’audit, en charge de faire le point sur le déroulement des week-ends.
Au GP de Las Vegas en F1, c’est l’inverse qui s’est produit : Carmelo Ezpeleta, qui dirige Dorna Sports, était en visite. Cette course témoigne de l’évolution voulue par Liberty en F1, avec la multiplication de circuits urbains, tels que Djeddah et Miami, qui ont rejoint Monaco, Melbourne, Singapour ou encore Bakou au calendrier.
“En termes de spectacle, ce qu’ils font est incroyable”, a souligné Ezpeleta, interrogé par DAZN, qui diffuse la F1 en Espagne. Voir le MotoGP se produire sur des circuits urbains paraît très difficile, en raison de la proximité des murs, mais le dirigeant est loin d’exclure cette possibilité : “Nous n’avons aucun problème à rouler en ville.”
“La seule chose, c’est que nous avons besoin de dégagements, et à Las Vegas c’est difficile d’en avoir. Mais il y a quelques circuits urbains en F1 que nous pourrions utiliser.”

Carmelo Ezpeleta
Photo de: Marc Fleury
Ezpeleta n’a pas précisé à quels circuits il faisait référence. La question de la sécurité reste un frein dont le dirigeant est conscient : “Pour nous, la sécurité est le plus important. Depuis que nous avons repris l’organisation du championnat en 1992, c’est notre engagement envers les pilotes, et nous ne baisserons pas la garde.”
Les circuits urbains restent rares en compétition. Le plus célèbre est le circuit de Macao, qui continue à accueillir une course annuelle sur deux roues, alors que le Tourist Trophy sur l’île de Man est disputé sur des routes fermées et traverse plusieurs communes. Ces deux épreuves sont parmi les plus dangereuses.
Avec Oriol Puigdemont
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| Lire l'article complet - Auteur de l'article : Vincent Lalanne-Sicaud |

